Avez-vous déjà entendu parler des nouveaux bijoux technologiques que s’est procuré FunPlanet à
Bulle? Nous avons essayé ces simulateurs de F1, connus sous le nom de Formula Armaroli.
Nous avons été agréablement accueillies par Yves Luyet, directeur technique de ces appareils au FunPlanet de Bulle. Celui-ci a bien voulu nous en dire un peu plus sur ces machines, en sa possession depuis deux mois.
Petit descriptif d’une Formula Armaroli
Fabriquées au Brésil par des gens du métier, il n’en existe pour l’instant que quatre modèles
en Suisse. Deux au FunPlanet de Brig et deux, que nous avons testés il y a trois semaines, au FunPlanet de Bulle. Celles-ci ressemblent comme deux gouttes d’eau à celles que nous voyons à la télévision. L’une est rouge et l’autre noire, aux couleurs de l’écurie Ferrari. Elles portent aussi un numéro, de même qu’un aileron avant. La seule chose manquante est toute la partie située à l’arrière de l’habitacle. Elle est pour ainsi dire coupée en son milieu. Une fois à l’intérieur, nous nous retrouvons presque couchés sur un siège peu confortable, à ras du sol. Quatre écrans plats vous guident sur les plus grands circuits de Grand Prix. Les sensations sont si proches de la réalité que certains pilotes professionnels les utilisent à l’entrainement.
Mais quelle est la différence avec un vrai jeu vidéo ?
« Ce qui surprend le plus nos clients, c’est l’impression de réalité éprouvée en les conduisant. », confie Mr Yves Luyet. En effet, une fois aux commandes de la voiture, on se retrouve coupé du monde extérieur. Dans l’habitacle, le bruit de la course est omniprésent. Le port d’un casque est inutile puisque la voiture reste immobile. Ayant essayé d’appeler Manon à plusieurs reprises, j’ai vite remarqué qu’elle ne m’entendait pas, trop captivée par son parcours. De plus, aucune carte du circuit n’est affichée sur l’écran, ce qui vous oblige à mémoriser le parcours, comme le font les pilotes de F1. Et attention ! Vous n’êtes pas à l’abri d’une panne sèche ou d’un pneu crevé, car tels sont les aléas du métier !
L’ouïe n’est pas le seul sens à être sollicité lors de la course, mais également le touché. Vous vous en doutez bien, la vitesse simulée étant de plus de 200km/h, l’appareil est en constante vibration. Celles-ci sont amplifiées lorsqu’on percute un mur ou qu’on sort de la route.
Mais avant de se lancer sur le parcours, quelques réglages sont à faire, comme les vrais professionnels. Mais rassurez-vous, si vous aussi vous êtes des pommes en mécaniques, quelques options simples vous permettront de vous amuser tout autant. Tout comme au bowling, vous avez la possibilité d’utiliser une aide « virtuelle », vous empêchant de sortir trop facilement du circuit. Nous avons testé avec et sans cette aide et remarqué qu’il y a en effet une grande différence. La perte de maîtrise du véhicule est beaucoup plus rapide, les sorties de pistes sont par conséquent bien plus fréquentes.
Pour les amateurs de compétition
Il existe un forum, www.rfactor.net, vous permettant d’organiser des compétitions avec des gens du monde entier et de partager vos connaissances sur le sujet. Dans des pays comme le Brésil, le premier prix de certaines d’entre elles peuvent varier entre 800 milles et 1 million de dollars. Ces courses sont parfois très populaires, elles peuvent compter jusqu’à 40 véhicules. « Malheureusement le sport automobile n’a encore que peu de succès en Suisse. », s’attriste M. Luyet, espérant un futur changement à ce niveau-là. C’est pour cette raison qu’il a mis sur pied un championnat sur simulateurs aux FunPlanets de Bulle et de Brig, ouvert à toutes personnes capable d’atteindre les pédales !
Si vous êtes intéressé, celui-ci se déroule jusqu’aux 15-16 janvier, jours de la finale. Pour de plus amples informations, rendez-vous sur www.funplanet.ch.
Et s’il vous manque encore un cadeau de Noël, vous pouvez vous procurer un de ces formidables appareils pour la somme d’environ 50 000 francs, le prix dépendant des options que possède le véhicule. Si ceci n’est pas dans votre budget, essayez-les à FunPlanet au prix de 1fr/min. Nous vous souhaitons bien du plaisir, et sommes sûres que vous ne regretterez pas le déplacement!
Manon Schluchin et Elsa Jaquet


Commentaires récents