Les premiers snowscoot virent le jour en 1990. Une bande d’amis passionnés de BMX décidèrent de couper leur snowboard et de le fixer à un cadre de trottinette. Ils cherchèrent ensuite à faire breveter leur nouvel engin de glisse et l’améliorèrent au fil des ans. Actuellement il est protégé par 3 brevets, 2 modèles et 2 marques. Tout comme les autres engins de glisse, il est possible de faire du hors piste, du freestyle ou encore des virages coupés en snowscoot. J’ai testé pour vous ces nouvelles sensations de glisse.
Comme je maîtrise plutôt bien le ski et pas trop mal le snowboard je décide de me lancer. Un responsable des snowscoot mis à disposition aux Paccots, le 20 mars à l’occasion du championnat fribourgeois des profs de ski, me donne un ou deux conseils. Sans réfléchir je prends tout de suite le téléski sans même avoir essayé de glisser un peu avant. La montée se révèle longue et fatigante. Mais heureusement j’arrive en haut sans trop de problème. Les premiers virages sont catastrophiques et je me retrouve rapidement propulsée sur une plaque de glace. Mais finalement l’engin n’est pas difficile à manier et après deux descentes je suis capable de tourner et de « rider » plus ou moins vite. Gros point positif de l’engin : l’apprentissage est très rapide. Il faut peu de temps pour pouvoir s’amuser. Mais de là à maitriser comme il faut l’engin, il faudrait encore pas mal d’heures. Les sensations sont différentes de celles que l’on a en ski et en snowboard. Mais l’engin est « cool » et je recommencerais volontiers. Comme je ne suis pas une experte en la matière j’ai décidé d’interviewer Loris Genoud, qui pratique le snowscoot régulièrement.
Depuis combien de temps fais-tu du snowscoot ?
J’ai commencé le snowscoot en 2009, à raison de quelques fois (3-4) pendant la saison. Cette saison, je travaillais à la station de ski de Charmey, j’ai vraiment pu m’y mettre à fond.
Selon toi, qu’est-ce que cet engin a de mieux que le ski ou le snowboard ?
Personnellement, la différence entre le ski et le snowboard est énorme je trouve. Ce n’est pas dur à apprendre, mais ca ne ressemble en rien au ski ou au snowboard. Il y a un grand sentiment de liberté, des sensations vraiment ressemblantes à la moto ou au BMX. Tu es vraiment à l’aise dans les souliers car une bonne paire de chaussures de montagne te suffit, contrairement au ski. Tu es sur un plat? Tu es planté? Tu descends de ton snowscoot et tu pousses, rien de plus simple. C’est vraiment pratique.
Tu es l’un des seuls à pratiquer le snowscoot dans la région, on te croise d’ailleurs très souvent à Charmey. A ton avis, pourquoi y’a-t’il aussi peu d’adeptes ?
En travaillant a Charmey, beaucoup de personnes m’ont demandé ce que c’était ce : vélo des neiges, trottinette des neiges, etc… J’ai entendu tout les noms possibles. Ce sport est assez peu connu, on ne le voit pas à la télé, personne n’en parle. C’est dommage, car je le conseille à tout le monde. Il y a des stations de ski qui n’autorisent pas cet engin sur leurs pistes. Pourquoi? Dangereux, encombrant, vitesse… Voilà les arguments que j’ai reçus. Mais ce n’est pas plus dangereux que les lattes ou le board.
Si tu avais un ou deux conseils à donner à un débutant, ce serait lesquels ?
Un conseil? Laisses-toi glisser, travailles bien avec le poids de ton corps en prenant bien appui sur tes jambes, n’essaie pas d’enlever le pied du snowscoot lors d’un virage ( sinon tu risques de manger la neige ). Et enfin, prends un plaisir maximum, sensations uniques et mémorables!
Et finalement, aimes-tu la double crème ?
La double crème est pour moi comme l’eau : si je n’en ai pas, je ne vis pas !
Pour plus d’infos : http://www.snowscoot.com
Cécile Genoud


Commentaires récents