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Haïti: « J’ai aussi peur pour ma famille car il y a encore maintenant d’autres secousses plusieurs fois par jour »


Haïti, comment ne pas entendre ce nom alors qu’un malheur a frappé la région de Port-au-Prince. Haïti est déjà considéré comme un pays pauvre, et le tremblement de terre n’a fait qu’empirer les choses. Nous qui sommes ici en Suisse réagissons à ceci par des dons, mais aussi par de la compassion mais on ne peut rien faire de plus. Alors pensez aux haïtiens qui sont en Suisse par exemple et qui n’ont aucun moyen de savoir comment va leur famille et surtout leur pays d’origine qui c’est écroulé.

Nous avons alors interrogé Solène Monney, étudiante au collège du Sud à Bulle en classe 2-02. Elle a des origines haïtiennes et a accepté de discuter du tremblement de terre qui a récemment touché Port-au-prince en Haïti.

1. Lequel de tes parents est haïtien ?

Ma mère

2. As-tu vécu à Haïti? As-tu de la famille à Haïti?

Je n’ai pas vécu en Haïti mais je suis partie en « vacances » récemment là-bas. Malheureusement, j’ai eu quelques problèmes. Un jour je devais aller voir mon grand-père que je n’ai pas vu depuis 15 ans. Il habite dans les hauteurs en Haïti. Ma famille et moi avons du y aller avec 3 voitures car nous sommes une grande famille.  Les routes en montagnes étant peu développées, une des voitures qui contenait 8 personnes dont mon père, ma sœur et le copain de ma sœur est tombé dans un ravin. Cet accident à fait 3 morts. Comme ma sœur a été très gravement touchée à la tête, elle a du faire 5 jours d’hôpital. Deux jours après sa sortie de l’hôpital nous nous sommes faits rapatriés en Suisse. Cela prouve la mauvaise qualité des routes à Haïti.

Oui, j’ai encore des cousins proches à Haïti, ainsi que mon oncle, mon grand-père et des amis.

3. Te sens-tu alors touché par le tremblement de terre car tu as de la famille là-bas ou alors parce que c’est ton pays d’origine ?

Je me sens très touchée car j’ai eu la chance de voire Haïti encore « debout ». Maintenant, quand je vois certaines images à la télé, je reconnais mal mon pays. Et ça me fait très mal, de savoir que le pays de mes racines est au plus bas de sa forme car déjà que normalement c’est un peu le « chaos » je n’ose même pas imaginer maintenant.

J’ai aussi peur pour ma famille car il y a encore maintenant d’autres secousses plusieurs fois par jour.

J’aimerais pouvoir partir rien que pour être auprès de mon peuple et de ma famille, ici, je me sens impuissante. Quand je vois que des gens meurent car ils n’ont pas les soins adéquats, ou pas assez de nourriture je ne peux qu’être touchée.

4. Penses-tu que tout l’argent donné peut réellement aider les haïtiens? Ou leur faut-il autre chose? Peut-on vraiment faire confiance aux organisations qui s’occupent de ses dons?

Il n’y a jamais trop d’argent, imaginez la somme d’argent qu’il faut pour construire des toits pour plus de 3 millions d’Haïtiens.  Il faut avoir des priorités comme les soins médicaux et de la nourriture. Des gens parlent de donner de l’argent au gouvernement haïtien pour qu’ils l’utilisent à bon escient, je ne pense pas que ce soit la bonne solution. Le gouvernement haïtien est corrompu dans la plupart des cas, il faudrait d’abord apprendre au pays à se « gérer » avant de lui donner carte blanche. Haïti aura besoin de l’aide d’autres puissances mondiales pour se reconstruire sur de meilleures bases (infrastructures, domaine de la santé, développement de l’agriculture). Et ce qu’il leur faut surtout c’est beaucoup de temps pour remonter la pente et je suis persuadée qu’ils y arriveront un jour.

Je pense que nous pouvons faire confiance aux organisations. Ce sont des ONG qui savent plus au moins comment réagir devant de telles ampleurs même si on ne s’y habitue jamais.
5. Et si la suisse tremblait, penses-tu que les réactions seraient les mêmes que pour Haïti? (réactions des autres pays)

Non, je ne pense pas. Déjà si la Suisse tremblait comme en Haïti il n’y aurait pas autant de dégâts et il y aurait un gouvernement qui pourrait réagir.

Je pense que les réactions ne serait pas les mêmes car déjà la Suisse est connue comme étant un pays « riche » pas comme Haïti qui est un pays très pauvre où les caisses de l’état sont vides et où le gouvernement est quasi-inexistant.

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Haïti : Ça repart !


Voilà deux semaines que la terre a tremblé à Haïti. Si depuis, des secousses de moindre importance se sont faites ressentir, il est bien temps de se tourner vers l’avenir. D’énormes quantités d’argent ont déjà été dégagées, mais des établissements comme le Collège du Sud à Bulle envisagent d’autres sortes de projets plus ciblés.

Des fonds, beaucoup de fonds ont été débloqués pour venir en aide à Port-au-Prince. L’argent n’est donc pas chose qui devrait manquer, sauf en cas de corruption, mais c’est une autre affaire. Entre outre, près de la moitié des 575 millions de dollars prévus pour un plan d’urgence, ont déjà été amassés par l’ONU grâce à l’aide internationale. D’ailleurs, bien d’autres pays et entreprises indépendantes participent également financièrement. Des sommes inimaginables pour le Collège du Sud, qui a néanmoins organisé une collecte jusqu’à ce mardi.

L’établissement a surtout dans l’idée de s’engager sur un projet précis et à long terme, comme la reconstruction d’une école, la fourniture de matériel scolaire, ou la coopération avec une association qui aurait un plan clair. Rien n’est encore clairement défini, mais il faut désormais amonceler de l’argent avant d’envisager une quelconque action.

Pour cela, les idées ont été laissées aux mains du groupe « Candide », association humanitaire au sein de l’école, fondée en 2007 par des étudiants. Alexis Semple, élève de troisième année et président du comité, affirme que sans abandonner d’autres projets en cours, le cas Haïti sera prioritaire. Plein de pistes ont déjà été proposées par les élèves: organisation de grillades à l’école, vente de sandwichs,  paella géante, spectacle de danse, ou encore soirée à Ebullition. Là encore rien n’est décidé, les décisions seront prises sans précipitation afin de ne pas s’éparpiller.

Aucun étudiant n’envisagerait de donner de l’argent pour une collecte mensuelle. Dès lors, les projets doivent être très divers pour ne pas devenir rébarbatifs et totalement inefficaces. Tout reste à faire donc, mais comme le dit un proverbe espagnol : « Demain est souvent le jour le plus chargé de la semaine. ».

MR

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Haïti : trop de journalistes ?


Depuis le séisme qui a frappé Haïti la semaine dernière, les reportages se succèdent. Seulement, comment se fait-il que tant de journalistes aient réussi à se rendre dans le pays, alors que les secours ont tant de mal à acheminer de l’aide? Trop de journalistes ne nuisent-ils pas à l’organisation des secours? Les reporters prennent-ils la place des humanitaires?

Pour se rendre à l’endroit du sinistre les possibilités sont diverses. Ainsi, beaucoup de journalistes américains se sont tournés vers les places disponibles dans les avions de l’armée. Celle-ci en aurait, d’ailleurs, déjà transporté une cinquantaine de ou à Port-au-Prince depuis le séisme.

Les organisations humanitaires sont un autre moyen pour les envoyés spéciaux d’atterrir à Haïti. En outre, Médecins du Monde a reçu de nombreuses demandes pour embarquer dans son avion mais l’ONG a respecté ses priorités. L’avion est donc parti avec du matériel et deux logisticiens, et ne possédait pas de place supplémentaire. Autre cas de figure: des associations peuvent inviter un reporter à faire le voyage avec elles pour faire connaître leur action et leur travail. Enfin, il est possible de rejoindre l’autre partie de l’île, la République Dominicaine, par ses propres moyens et de là, traverser la frontière haïtienne avec un convoi humanitaire par exemple.

Les journalistes disent donc ne pas se substituer aux éléments essentiels se rendant à Haïti, ou aux réfugiés qui prenant le chemin inverse, alors que certains secours attendent pourtant toujours de pouvoir partir. Qu’en est-il aussi sur place? Certains suggèrent que les très nombreux journalistes qui sont à Port-au-Prince consomment des ressources qui pourraient être bien mieux utilisées. Personne ne remet en cause la nécessité des médias après une telle catastrophe. Les humanitaires sont les premiers à souligner qu’ils ont besoin de la médiatisation pour qu’il y ait une prise de conscience et une campagne de dons efficace. Seulement les journalistes ne seraient-ils tout simplement pas trop nombreux ?

Par exemple, aux États-Unis, le phénomène des « reporters stars » se mettant en scène entrain de sauver des vies sur le terrain participe à un certain flou autour du rôle des médias à Haïti, et de la nécessité des moyens mis en œuvre. De plus, les grandes chaînes de télévision américaines possèdent chacune 50 employés sur place.

La solution serait peut-être d’envoyer un nombre limité de journalistes internationaux qui seraient les seuls à avoir accès au terrain, qui alimenteraient les autres médias. Mais une telle mesure présente un danger qu’aucune démocratie ne peut se permettre: sacrifier la diversité de l’information.

Désormais, la plus grande crainte du côté des humanitaires est de voir le souffle de la médiatisation s’envoler, aussi vite qu’il ne s’est posé.

Grégoire Fleurot | http://www.slate.fr/ |  MR

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Quand les reporters stars de CNN sauvent Haïti en direct


C’est une forme d’aide humanitaire assez inédite. Deux journalistes-vedettes de CNN portent secours à des enfants haïtiens sous les caméras de leur chaîne. Le premier, Anderson Cooper, star de la télé américaine, est intervenu pour sortir un petit garçon des mains de pillards.

Filmé par des caméras de CNN, le journaliste transporte l’enfant, la tête ensanglantée, dans les rues de Port-au-Prince. (Voir la vidéo)

Un reportage photo, réalisé par un photographe Getty Images, accompagne le témoignage du journaliste sur son blog. Anderson Cooper raconte avoir entendu des coups de feu alors qu’il tournait un sujet avec son équipe, des policiers qui tiraient en l’air pour effrayer les pillards en tirant en l’air.

« Je sentais son sang chaud couler sur mes bras »

Quelques minutes plus tard, il aperçoit un homme qui lance des blocs de béton sur la foule amassée en bas d’un magasin pillé :

« Il a touché un petit garçon à la tête. Je l’ai vu s’effondrer (…) L’enfant était blessé et ne pouvait pas se lever. Il a essayé avant de retomber. Du sang coulait sur son visage. Il était conscient mais il ne pouvait vraiment pas bouger. J’ai eu peur que quelqu’un ne le voit couché là (…) J’ai eu peur qu’il se fasse tuer.

(…) J’ai couru à l’endroit où il se démenait pour tenter de survivre et je l’ai pris dans mes bras. Je l’ai emmené à une trentaine de mètres de là. Je sentais son sang chaud couler sur mes bras.

Je l’ai remis debout mais il était manifestement incapable de marcher. Il a essuyé son visage ensanglanté et j’ai essayé de le reconforter.

Il ne savait pas où il était et n’arrivait vraiment pas à marcher, alors je l’ai à nouveau pris dans mes bras. Je l’ai laissé à quelqu’un derrière le baraquement de fortune. Tony, un homme d’affaires américain, lui a donné une serviette humide. Quelqu’un l’a emmené ailleurs. Je ne sais pas ce qui lui est arrivé. »

Une autre vedette de CNN, Sanjay Gupta, chirurgien et journaliste médical de CNN, couvre également la catastrophe pour la chaîne, qui ne diffuse pas seulement ses analyses, mais également ses opérations. Dans cette séquence, on le voit soignant un bébé. (Voir la vidéo)

Dans cet autre reportage, Sanjay Gupta, sollicité par les marines, opère une fillette de 12 ans sur le porte-avions américain USS Carl Vinson, qui soigne quelques rescapés. (Voir la vidéo)

Ces démonstrations d’« emo-journalism » ou « journalisme émotionnel » sont désormais courantes aux Etats-Unis. Le public de CNN a l’habitude de voir les stars de la chaîne se mettre en scène devant les caméras. Katrina, Sri Lanka, Irak, Nigéria… elles racontent les grands drames de l’actualité en y prenant part.

Sanjay Gupta s’est ainsi distingué en soignant un enfant de 2 ans devant les caméras en Irak. Anderson Cooper, habitué à couvrir des catastrophes naturelles, a particulièrement marqué les esprits en 2005 en se scandalisant de l’absence de réaction du gouvernement après l’ouragan Katrina. Il a notamment interpellé en direct la sénatrice Mary Landrieu exigeant d’elle qu’elle réponde aux attentes de la population.

« Un peu comme s’ils étaient Clark Kent et Superman »

Journaliste et blogueur sur le site Gawker, Adrien Chen avoue sa perplexité face à la couverture d’Haïti par CNN et tourne la chaîne en dérision.

« Dans l’émission AC360, Anderson Cooper et Sanjay Gupta forment une équipe de grands reporters super-héros, qui couvrent l’actu mais seulement après avoir sauvé la vie de tout le monde (un peu comme s’ils étaient Clark Kent et Superman, en même temps). »

Dans un article consacré au rôle des médias en Haïti, Le Devoir, quotidien canadien, pousse aussi un coup de gueule contre Anderson Cooper :

« Quand on voit la vedette de CNN, Anderson Cooper, braquer son micro sur les cris d’une jeune adolescente qui était ensevelie sous les décombres pendant que des secouristes tentaient de la sortir de là sans aucun outil, on a vraiment le goût de lui dire lâche ton micro et va donc les aider à soulever le morceau de béton ! (La jeune femme a finalement été sauvée.)

Pourtant, on doit accepter le fait que les médias se ruent en troupeau dans les rues de Port-au-Prince, parce que de toute façon le silence médiatique serait pire. »

Zineb Dryef | Rue89.com

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Terreur à Haïti


Dimanche. 20 h. Trois millions de personnes ont besoin d’aide
Trois priorités s’imposent : sauver le plus de monde possible, apporter d’urgence l’aide humanitaire, l’eau, la nourriture et les médicaments nécessaires et coordonner l’aide extérieure.
Selon l’ONU, trois millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’aide. Vendredi, l’ONU a lancé un appel d’urgence à la communauté internationale pour récolter 560 millions de dollars afin de venir en aide pendant au moins six mois à la population haïtienne touchée. L’argent doit servir à apporter de la nourriture, de l’eau potable, des produits d’hygiène et médicaux, des tentes, des couvertures, de l’aide logistique et scolaire.

Dimanche. 19 h. Accroissement du dispositif aérien entre la Martinique et Haïti
Le dispositif aérien mis en place entre la Martinique et Haïti s’est accru avec l’arrivée dimanche à 12h d’un avion de l’armée de l’air sur la base aérienne du Lamentin (Martinique).

Dimanche. 18h 10. Selon un général américain, 200 000 morts possibles
Le bilan des victimes du tremblement de terre en Haïti pourrait s’établir entre 150.000 et 200.000 morts, a indiqué le général commandant la force spéciale américaine sur place. « Je crois que la communauté internationale étudie ces chiffres et je crois que c’est une hypothèse de travail »

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon est arrivé dimanche à Port-au-Prince. M. Ban devait rencontrer le président d’Haïti René Préval, effectuer un bilan des besoins et se rendre à la Minustah, mission de l’ONU dont le siège a été complètement détruit, faisant 40 morts, tandis que 330 personnes sont portées disparues.

Trois survivants ont été extraits à l’aube d’un supermarché, a indiqué un secouriste de l’équipe américaine South Florida Urban Research and Rescue.

Les secouristes américains et turcs s’employaient à extraire une quatrième personne, un homme toujours vivant lui aussi sous les décombres du supermarché.

Les trois personnes dégagées s’ajoutent aux 70 survivants retrouvés jusque là sous les décombres de Port-au-Prince par les quelque 43 équipes internationales engagées sur place, comprenant 1.739 sauveteurs et 161 chiens.

Dimanche. 17h. La situation des sans-abri est « désespérée »
La situation de milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince accablées de soleil est « désespérée » et les hôpitaux de la capitale haïtienne sont totalement submergés par un flux incessant de blessés, a expliqué dimanche le Comité international de la Croix-Rouge.

« L’accès à des tentes, à des toilettes, à de l’eau, de la nourriture ou encore à des soins médicaux reste extrêmement limité », selon les experts de l’organisme humanitaire sur place.


Selon l’association, un avion-cargo MSF transportant un hôpital chirurgical gonflable « n’a pas été autorisé à atterrir samedi soir à Port-au-Prince, malgré les autorisations données par les Nations unies et le Département de la Défense des Etats-Unis, et a été dérouté vers Samana, en République Dominicaine ».

Tout ce matériel est désormais convoyé par camion, prolongeant les délais d’acheminement à Port-au-Prince de 24 heures.
« Un second avion affrété par MSF est actuellement en route et devrait atterrir vers 10H00, heure locale, à Port-au-Prince », prévient l’association qui espère que cette fois tout se passera bien.

Ce séisme qui a ravagé Haïti est « la plus grave crise humanitaire depuis des décennies », a déclaré dimanche le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, juste avant de partir pour Port-au-Prince.

Dimanche. 11h 17. Les sauveteurs espèrent toujours retrouver des survivants
Les équipes de sauveteurs de l’ONU ont toujours l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres près de cinq jours après le séisme qui a dévasté Haïti mardi, a indiqué dimanche une porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.
« Le moral des équipes de sauvetage reste très bon en dépit des difficultés et des conditions » dans lesquelles ils doivent travailler, a expliqué la porte-parole d’Ocha à Genève, Elisabeth Byrs.

Dimanche. 11 h 02. Entre 40 000 et 50 000 morts, selon l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation panaméricaine de la santé « estiment que le nombre de morts est compris entre 40 000 et 50 000 personnes ». Ces chiffres viennent confirmer le dernier bilan des autorités haïtiennes, qui fait état de 50 000 morts, 250 000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25 000 corps déjà ramassés.

Les équipes de Médecins Sans Frontières présentes en Haïti ont affirmé « ne jamais avoir vu autant de blessures aussi graves », suite au violent séisme qui a frappé le pays, a rapporté MSF dimanche.

L’association, qui comptait déjà 30 volontaires sur place au moment du séisme, a pu envoyer 70 personnels internationaux supplémentaires à Port-au-Prince.
« Il est de plus en plus évident qu’un nombre important de notre personnel haïtien n’a pas survécu à la catastrophe », termine MSF.

Dimanche 5 h. Les secours accélèrent la cadence et sortent de Port-au-Prince.
Les hélicoptères américains accélèrent la cadence de distribution de l’aide à Port-au-Prince dimanche, mais cela ne suffit pas à calmer la population affamée qui continue à dévaliser les magasins, alors que les secours arrivent peu à peu dans les autres villes dévastées.

Arrivé vendredi dans la baie de la capitale haïtienne, le porte-avions Carl Vinson a pris le relais samedi de l’aéroport Toussaint Louverture, toujours saturé. La vingtaine d’hélicoptères de l’immense base flottante multiplie les rotations, allant chercher des vivres à l’aéroport pour ensuite les acheminer à travers l’agglomération de 2,8 millions d’habitants.

Les secours commencent également à mettre cap vers l’épicentre du séisme. Un premier convoi d’aide est notamment arrivé samedi à Léogâne, ville de 134.000 personnes située à 17 km de Port-au-Prince. 90% des bâtiments de cette ont été détruits, selon l’ONU.

Plus de 25.000 corps de victimes du séisme qui a ravagé la capitale haïtienne mardi ont été enlevés et ensevelis, a déclaré samedi à l’AFP le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.
« Vingt mille corps ont officiellement été ramassés par l’Etat, sans compter les corps ramassés par la Minustah (Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti), les ONG et les volontaires, soit environ 5 ou 6.000″, a-t-il dit.

http://www.ouest-france.fr

Angélique K.

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