Archive | Arabie

Doublecreme.ch, collection printemps-été 2011

Marko Stamenkovic: "Mon style reflète mes goûts musicaux."

Par Lauriane Laville (texte) et Mélanie Gérard (photos).

Défilant dans les couloirs du Collège habillés avec classe, élégance et bon goût, ces quelques hommes ont attiré les regards de notre rédaction, qui a vite eu fait de dégainer l’appareil photo et de les poursuivre dans les couloirs, afin d’obtenir d’eux photos et autres commentaires sur leur style. La plupart s’habillent chez des magasins comme H&M ou Zara, preuve qu’on peut avoir du style sans y consacrer tout un budget ! Voici donc une sélection de quelques styles assez différents, du dandy au décontracté, en passant par l’élégance…

Matthieu Bach: "J'aime m'habiller décontracté."

Loris Savary: "J'aime m'habiller, tout simplement!"

 

Matthieu Monney: « Classe et élégant, mais pas de manière ostentatoire… »

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Les galères du permis

Si vous lisez cet article, vous vous trouvez obligatoirement dans une des ces trois catégories : vous n’avez pas l’âge de passer votre permis, vous l’avez au contraire déjà passé haut la main ou alors vous êtes comme moi en train de le passer.

Depuis trois mois maintenant, je m’attelle à la dure tâche de conduire et de le faire bien. Pas évident pour quelqu’un qui a toujours fait preuve d’une coordination nulle et même rencontré quelques problèmes de motricité (qu’on se le dise, la maladroite de la famille, c’est moi). Pour exemple, la 2ème fois que j’ai pris le volant de notre voiture, un malheureux piquet orange à neige croisa ma route et, je ne pus l’éviter…

Bref, pour savoir si je n’étais pas la seule dans cette galère et si d’autres avaient aussi de la peine avec l’embrayage, le « point de friction » et le RTI (rétroviseur-tête-indicateur), j’ai effectué un petit sondage au collège. Les questions portaient sur le nombre d’heures d’auto-école prises avec le moniteur, le temps (généralement en mois) que les étudiants ont pris pour passer leur permis et leur pire souvenir en voiture jusqu’à présent.

Le pire souvenir de France restera ses heures d’auto-école en général mais pour Luca, la première fois qu’il s’est rendu à Fribourg avec son moniteur reste la plus traumatisante. Malik, après avoir raté la première fois la pratique, s’est senti plus que soulagé lors de son 2ème passage à l’OCN (Office de la circulation et de la navigation). Florian a même embouti une voiture, mais ceci une fois son permis en poche ! Il se rappelle tout de même la peur éprouvée à cet instant et la somme d’argent à débourser malgré le peu de dégâts. Enfin, à la question du pire souvenir en voiture, Marko se remémore la soirée où son père et lui ont frôlé l’accident, Marko ayant coupé la priorité à une voiture à une intersection. Plus ou moins tous motivés, la théorie étant passée, les sondés se partagent en deux groupes pour ce qui est du temps pris pour apprendre à conduire. Soit ils sont très rapides et passent leurs permis en un mois, soit ils prennent le temps d’acquérir tous les bons automatismes et se rendent à l’examen après trois ou quatre mois. La moyenne des heures effectuées par ces jeunes se situe à 12h. Hé oui, l’heure (entendons-nous bien : heure = 50 minutes) d’apprentissage avec un moniteur se montant à 90 francs, les élèves conducteurs favorisent les conseils de leurs chers vieux parents !

D’ailleurs, combien coûte en moyenne un permis ?

Pour avoir son permis définitif, il faut:

- les cours de premiers secours (samaritains), 150.-

- le permis théorique, 180.-

- les cours de sensibilisation, 200.-

- un nombre d’heures (non obligatoires, mais conseillées) avec un moniteur (90.-/50 min et 80.- pour la casco (assurance de la voiture)). Pour une quinzaine d’heures, comptez donc 1430.-

- prix de l’examen pratique, 100.-

- cours L2 (cours de deux journées, après avoir obtenu son permis provisoire et à effectuer avant les trois ans du permis provisoire), 700.- (ou 650.- si l’on assiste au premier cours durant les six premiers mois du permis)

= 2760.-

Donc pour un permis réussi, patience, concentration, détermination et argent (un tout petit peu) sont requis et une fois l’épreuve liquidée, tous ces efforts n’en seront que plus récompensés.

A nous les virées entre copains ;-D

Claire Pasquier

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Annie, patineuse d’élite « a choisi ce sport pour son côté technique et artistique ».

A 4 ans, Annie Tercier (3-04) commence le patinage. 14 ans plus tard, elle en fait 8 heures par semaines. Même si elle doit parfois faire des compromis avec l’école, les sorties et le patinage, elle ne pense pas devenir professionnelle.

-       Pourquoi celui-là ? J’ai choisi ce sport, car il y a un côté technique avec les sauts et les pirouettes et un côté artistique qui permet aux patineurs de pouvoir s’exprimer en toute liberté.

-        A quelle fréquence ? Je m’entraîne 6 fois par semaine ce qui fait environ 8 heures de glace.

-       Depuis combien de temps? J’ai commencé à patiner à l’âge de 4 ans, mais je n’ai commencé à faire des compétitions qu’à l’âge de 10 ans.

-       Quel est ta dernière compétition ? Et le résultat ? Alors ma dernière compétition a eu lieu à Morges à l’occasion de la Coupe du Libre et je suis arrivée 7ème sur 14.

-       Ton meilleur souvenir de compétition? Un très bon souvenir qui me vient à l’esprit est l’hors de mes derniers championnats suisses à Malley où dans cette patinoire, il faisait au moins -15°C et où de la neige passait à travers le toit et tombait sur la glace pendant que l’on patinait, pas du tout pratique mais très drôle.

-       A quand la prochaine ? Où? Ma prochaine compétition est le Trophée Romand, le 20 mars à la patinoire des Trois-Chênes.

-       As-tu un rituel avant une compétition ? Alors oui j’en ai plusieurs. Alors tout d’abord, je m’attache toujours le patin gauche en premier et ensuite le droit, puis je tire 20 fois la languette pour être sûre que mes patins sont bien attachés et pour finir juste avant le début de mon programme, il faut absolument que je me mouche, même si je l’ai déjà fait 10 fois avant.

-       As-tu un modèle, une idole ? OUI, alors chez les hommes j’adore voir patiner le tchèque Thomas Verner et chez les dames, j’aime beaucoup Sarah Meier qui d’ailleurs a réussi un exploit il y a quelques semaines en devenant championne d’Europe pour la dernière compétition de sa carrière.

-       Est-ce que le fait de devoir t’entrainer te complique les études? Alors je ne vais pas mentir, c’est vrai que le patinage me prend énormément de temps et que je dois souvent faire des compromis entre les études et le sport. Mais, j’ai toujours pensé que même si le patinage est une très grande passion, mes études prime et restent quand même plus importantes.

-       Qu’est ce que cela change pour toi par rapport à un élève « normal »? Quand mes amis sortent, moi je dois m’entraîner. J’ai aussi beaucoup moins de temps pour mes devoirs mais à part ça, je crois qu’on est quand même « normaux ».

-       Espères-tu en faire ton métier plus tard ? Pour moi le patinage reste une passion et je ne compte pas en faire mon métier, d’ailleurs en étant patineur professionnel, on ne gagne pas d’argent. Le seul moins de pouvoir gagner sa vie est de faire des galas. Je pense plutôt donner des cours de patinage plus tard quand j’aurai arrêté la compétition.

-       Et la double-crème dans tout ça? Miam, dommage que je ne puisse pas en manger plus, attention la ligne.

Lauriane Laville et Mélanie Gérard

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Eliane, tireuse d’élite « a participé aux Jeux Olympiques de la Jeunesse à Singapour ».

Rajmond Debevec ? Qui ? Cet homme est un tireur, et c’est le modèle d’Eliane Dohner, 2-04, qui fait partie du monde du tir sportif depuis maintenant 5 ans. 

   Pourquoi celui-là ? Car j’aime bien la concentration et la volonté qu’il demande et essayer de toujours faire mieux.

   Depuis combien de temps? 
Depuis 5 ans



   Quel est ta dernière compétition ? Et le résultat ?
Les Championnats fribourgeois de groupes. J’ai fait 374 points sur 400, on s’est classé 5ème (par groupe de 4 tireurs).

   Ton meilleur souvenir de compétition? 
Les jeux olympiques de la jeunesse à Singapour.

    A quand la prochaine ? Où? 
Le 19 février au Brünig, dans le canton d’Obwald

    As-tu un rituel avant une compétition ?
Je me prépare pendant environ 1h et j’écoute parfois de la musique pour me détendre.

    As-tu un modèle, un idole ?
Rajmond Debevec.

   Est-ce que le fait de devoir t’entrainer te complique les études? Cela diminue parfois les heures de sommeil, mais pour le moment j’arrive assez bien à gérer.

   Qu’est ce que cela change pour toi par rapport à un élève « normal »? 
Je ne sais pas…rien

   Espères-tu en faire ton métier plus tard ?
Non, il n’y a pas de possibilité de faire tireur professionnel en Suisse.

   Et la double crème dans tout ça? 
Avec les meringues à la Bénichon.

Lauriane Laville et Mélanie Gérard

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« Je vais tenter une carrière dans le triathlon »

Hawaï, une destination qui en fait rêver plus d’un. Leandro Glardon, en troisième année de l’école de commerce, s’est rendu durant le mois d’octobre sur l’île de Maui, non pas pour se dorer au soleil avec un cocktail exotique à la main, mais pour participer aux championnats du monde de triathlon. Voici le feed-back livré par ce grand athlète sur sa course.

-Dans l’ensemble, comment s’est déroulé ta course ?

Plutôt bien. Je suis content des temps que j’ai réalisés dans chaque discipline. Cela correspondait plus au moins à ce que j’espérais. En natation, je ne suis pas parti trop vite pour ne pas me mettre dans le rouge. J’ai nagé les 1500 mètres pour moi. À la sortie de l’eau, je me trouvais dans le premier peloton d’athlètes, donc entouré que de professionnels ce qui était très motivant. J’étais à ce moment-là classé 25ème sur les 650 participants.

La partie à vélo a été la plus dure et la plus longue. Elle a duré 2h02 pour moi. Durant cette étape, j’ai vraiment souffert de la chaleur et mon vélo n’était pas adapté au terrain. Il était trop rigide, mes pneus trop gonflés donc je rebondissais sur tous les cailloux et mon adhérence était très mauvaise. J’ai perdu beaucoup de temps, entre 10 à 15 minutes, notamment dans les descentes où je devais minimaliser ma vitesse.

J’ai donc commencé la course à pied très fatigué et avec des crampes. À plusieurs reprises je me suis arrêté pour faire du stretching, mes mollets me brûlaient. Des supporters se sont mis à m’encourager mais la déception de voir tant de concurrents me dépasser était trop grande. Le moral au plus bas, je ne voulais qu’une chose : arrêter. J’ai quand même continué, les crampes sont passées et j’ai pu à nouveau accélérer. Mais l’énergie manquait, je n’avais plus de force ; j’ai donc fini ma course au mental.

-Au final, tu termines avec une 6ème place, un excellent résultat, non ?

Oui c’est vraiment bien, j’étais très content. Pour mes premiers championnats du monde, c’est très satisfaisant.

-Quelle a été ton impression à l’arrivée après tant d’efforts ?

La première chose que je me suis dit c’est que j’avais fait une belle course vu les conditions et les problèmes que j’avais rencontrés. Honnêtement, je n’aurais pas pu faire mieux. J’ai été au bout de moi-même.

-Qu’as-tu fait dans les 2 minutes qui ont suivi la fin de ta course ?

J’étais couché par terre, plus lucide du tout. Après avoir passé la ligne d’arrivée, des personnes m’ont assis au sol. J’y suis resté à peu près 15 minutes, le temps de reprendre mes esprits, manger et boire. J’étais physiquement à bout.

-Hawaï, une destination de rêve pour les vacanciers, mais pas un peu chaude pour des sportifs ?

Oui, la chaleur était l’un des facteurs les plus importants pour nous. Je me suis donc rendu sur les lieux une semaine à l’avance pour m’habituer à la température.

-Pour atteindre un niveau tel que le tien, cela représente combien d’heures d’entraînement par semaine ?

Entre 15 et 20. Cela peut varier en fonction de mon programme. Si j’ai une course la semaine suivante, je réduis les heures d’entraînement à 7 par exemple.

-Comment gères-tu le sport et les études ?

Je suis quelqu’un de rigoureux alors j’arrive à m’organiser pour avoir le temps de tout faire. Je mets la priorité sur les entraînements, mais cela ne m’empêche pas d’avoir encore du temps pour mes devoirs et les sorties.

-Alors les sorties sont-elles encore présentes dans ton agenda ou ton programme d’entraînements te les interdit ?

En ce moment je suis en pause alors je sors souvent ! (rires) Par contre en plaine saison, de fin mai à fin juillet, j’ai des courses presque tous les week-ends alors je sors nettement moins. En général une fois toutes les deux semaines, j’arrive à voir mes amis. C’est clair qu’il y a des sacrifices à faire mais c’est mon choix et j’ai décidé de réduire les sorties en plaine saison pour mettre l’accent sur les entraînements et les courses.

-À l’école, es-tu dispensé d’autres cours à part ceux de sport ?

Non, seulement les 3 heures de sport. J’ai toujours réussi à bien gérer avec l’école donc je n’ai jamais eu besoin de demander plus de temps libre.

-Pourquoi as-tu choisi ce sport ?

J’ai commencé à l’âge de six ans à faire du vtt car mon papa en faisait déjà. Quand j’avais neuf ans, il a commencé le triathlon et c’est en allant voir ses courses que j’ai voulu essayer. Les premières années, je faisais du triathlon et toujours les courses de vtt. C’est seulement vers l’âge de treize ans que j’ai arrêté tous les autres sports pour me concentrer uniquement sur le triathlon. A quatorze ans j’ai remporté mon premier prix, troisième au championnat suisse, et donc je me suis rendu compte que je pouvais espérer faire quelque chose dans ce sport. C’est finalement mon père qui m’a fait connaître ce sport.

-Que prévois-tu pour la suite, pour ton avenir ?

Je vais, après ma pause, commencer à préparer la nouvelle saison avec les premiers triathlons fin mai. Cette année, je serais en dernière année junior sur le circuit suisse de triathlon donc au niveau national,  je vise le podium au classement final et également aux championnats suisses. Sur le plan européen, je vais participer à quelques coupes d’Europe et j’espère terminer dans le top 20 européen. En fin de saison, j’aimerais à nouveau me qualifier pour les championnats du monde Xterra à Hawaï où j’espère finir dans le top 3. Dans deux ans, après mon parcours en junior, je vais intégrer le circuit professionnel. Mon rêve serait de pouvoir faire le circuit mondial donc être en professionnel ! Pour l’instant, je prévois de partir une année en Australie ou aux Etats-Unis pour trouver un club, m’entraîner  et c’est là que mon avenir va se décider. Je vais tenter une carrière dans le triathlon et je mets toutes les chances de mon côté pour y parvenir.

Mathilde Zufferey

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Stéphane Parisod, cycliste d’élite: « L’année dernière je me suis entraîné environ 560 heures »

Si on vous dit 10 heures par semaines vous nous répondez quoi ? Le nombre d’heure de devoirs d’un collégien moyen ? Le total d’heures passées au IIIe entre le vendredi et samedi soir ?

Stéphane Parisod, 3-04 a la réponse. Il passe plus de 10 heures par semaine sur son vélo afin de faire partie de la catégorie élite…

-      Pourquoi celui-là ? Je pratique le cyclisme sur route. J’ai commencé suite à une blessure aux genoux que j’avais contractée au foot, j’y ai pris goût peu à peu, mes parents m’ont ensuite offert un nouveau vélo et les choses se sont faites petit à petit.

-      A quel fréquence? L’année dernière je me suis entraîné environ 560 heures. Cette année j’aimerais atteindre les 600, cela représente plus de 10 heures par semaine auxquelles il faut ajouter les déplacements ainsi que d’autres impératifs.

-      Quel est ta dernière compétition ? Et le résultat ? Le critérium exhibition de Montreux qui clôt la saison en septembre, j’y ai fini second amateur, confirmant le titre de champion romand que j’avais obtenu 10 jours plus tôt.

-      Ton meilleur souvenir de compétition? Les bons souvenirs de compet’ sont très nombreux, mais le plus marquant fut mon premier podium et aussi ma première victoire en course nationale: mon père avait dû m’amener dans le Jura, un dimanche matin à 4 heures du matin, ce qui l’avait contrarié; il avait tiré la gueule durant tout le trajet. Quand je ai franchi l’arrivée je l’ai vu exploser de joie et se mettre à gesticuler dans tous les sens comme  un gosse, ce que je n’avais  jamais eu l’occasion de voir auparavant et qui me provoqua un puissant fou rire.

-      A quand la prochaine ? Où? Le dimanche 20 mars à Mendrisio, une date qui figure en rouge dans mon agenda puisqu’il s’agit de mes débuts dans la catégorie Élite.

- As-tu un rituel avant une compétition ? Une heure avant la compet’ je mange toujours un produit énergétique et je bois un bidon, ceci provoque toujours de nombreuses pauses pipi durant l’échauffement…

-      As-tu un modèle, une idole ? Oui, j’en ai plusieurs: Armstrong et Cuche pour leur force mentale hors du commun; Jean-Marc Berset – multiple champion du monde de hand bike – un gars super sympa, abordable et qui ne se prend pas la tête; Kaka pour sa classe et sa discrétion, contrairement à C.Ronaldo…

-      Est-ce que le fait de devoir t’entrainer te complique les études? Cela ne complique pas vraiment mes études. Je dois juste mieux m’organiser, mais comme la plupart des autres élèves je sature à un certain point à partir duquel je ne fais plus rien.

-      Qu’est ce que cela change pour toi par rapport à un élève « normal »?) Par rapport à certains élèves, le sport m’a appris à mettre le point dans ma poche et à écraser plutôt que d’aller rouspéter contre les autres.

-      Espères-tu en faire ton métier plus tard ? Non pas vraiment, en revanche si l’occasion se présente je ferais volontiers une année ou deux comme professionnel.

- Et la double-crème dans tout ça ? Doublecrème: une bande de nanas sympas qui s’investissent à fond dans un TM passionnant

Lauriane Laville et Mélanie Gérard

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Loïc, sportif d’élite « est un élève normal ».

Le cheval, meilleur ami de l’homme ? Loic Sottas (4-06) peut certainement nous en parler. Pratiquant l’équitation depuis plus de neuf ans, il ne veut pourtant pas passer professionnel.

-       Pourquoi celui-là ?
 Mes parents sont dans ce milieu depuis longtemps, je suis tombé dedans depuis tout petit. Au début, ça ne m’intéressait pas trop mais finalement je me suis lancé.

-       Depuis combien de temps ?
 Je monte depuis maintenant 9ans.


-       Quel est ta dernière compétition ? Et le résultat ?
 Ma dernière compétition (fin octobre 2010) s’est déroulée en Italie, près de Bologne. C’était ce qu’on appelle un CSIO, c’est un concours qui se déroule sur 3 jours en général, où chaque pays envoie 5 cavaliers. Quatre d’entre eux peuvent monter une épreuve appelée « prix des nations » et tous les résultats de tous les cavaliers comptent. C’est un peu une épreuve d’équipe pour une fois. Il y en a 4-5 de ces CSIO durant l’année donc c’est des concours assez importants.


-       Ton meilleur souvenir de compétition ?
 J’en ai beaucoup. Mes deux participations au championnat d’Europe dans la catégorie poney restent pour moi de bons souvenirs. Malgré les deux fois des résultats pas très extraordinaires, j’en garde de très bons souvenirs.

-       A quand la prochaine ? Où ?
 Ma prochaine compétition sera en France, fin mars 2011, près à Versailles

- As-tu un rituel avant une compétition ?
Je sais pas si c’est vraiment un rituel, mais avant chaque concours je revois le parcours avec mon père.

-       As-tu un modèle, un idole ?
 J’admire particulièrement un cavalier allemand, Markus Ehning, réputé pour sa précision et son style.


- Est-ce que le fait de devoir t’entrainer te complique les études ?
 J’ai la chance d’avoir mon père comme entraîneur et des infrastructures à la maison. J’arrive toujours m’arranger quand je dois demander congé pour partir à l’étranger. Donc non, pas spécialement.


- Qu’est ce que cela change pour toi par rapport à un élève « normal » ? 
 Je suis un élève normal =)  Il y a juste quelques fois, je dois faire passer l’équitation avant les loisirs et les sorties mais ça ne me dérange pas.


-       Espères-tu en faire ton métier plus tard ?
 Je ne pense pas faire de ce sport mon métier. Mon frère aimerait le faire mais pas moi. Je préfère continuer des études.

- Et la double-crème dans tout ça? La double-crème, miam.

 Lauriane Laville et Mélanie Gérard

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Do you sprichst el Français? : Megan Reilly

Grâce à l’association Rotary, Megan profite pleinement de son séjour linguistique. Elle s’est tellement bien adaptée à la vie ici, qu’elle « espère pouvoir retourner dans son pays natal en se sentant à moitié suisse ».

Nom: Megan Reilly
Classe: 1-06

D’où viens-tu? Je viens de Remsen, New York, U.S.A.

Est-ce la première fois que tu fais un échange et pourquoi as-tu choisi de venir en Suisse?
Oui c’est la toute première fois. Si j’ai choisi la Suisse c’est parce que j’ai voulu me donner un challenge; je parlais déjà un peu français et je voulais faire quelque chose de totalement fun !

Peux-tu décrire ton premier jour en Suisse et ce que tu as ressenti?
J’étais toute excitée avec cette adrénaline et je me suis beaucoup amusée! Je ne me suis jamais inquiétée, sentie triste ou stressée; j’étais tout simplement éblouie par tout ce que je pouvais observer.

Quelle est la plus grande différence entre ici et ton pays? Je trouve que les américains sont beaucoup plus ouverts avec les étrangers, alors que les suisses sont plutôt réservés et tranquilles. Ce n’est pas une mauvaise chose, mais c’est juste différent.

Qu’est-ce qui te manque le plus?
Pas grand chose en particulier, mais probablement être capable de conduire! Aussi, l’école en Amérique est un peu plus cool qu’en Suisse.

Qu’est-ce que tu préfères ici? Beaucoup de choses! Le chocolat, le savoir-vivre, les montagnes, la nourriture, les transports en commun, les different styles… Mais surtout le Gruyère! C’est tellement bon et nous n’en avons pas aux Etats-Unis.

Quel est ton mot préféré en français?
“Soucis”

Finalement, qu’est-ce que tu attends de cet échange?
Etre capable de retourner aux Etats-Unis en me sentant à moitié américaine et à moitié Suisse.

Emilie Cronier

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Mélissa, sportive d’élite, « essaie toujours de donner le maximum ».

Elle est médaillée d’or aux Championnat Suisse 2006, 2eme au reck aux championnats suisses cette années, 13eme aux jeux internationaux aux Etats-Unis, veuillez accueillir Mélissa Valenzano (4-02)!

-       Pourquoi ce sport là? C’est un sport qui, à mes yeux demande plusieurs aptitudes, telles que la force, la souplesse et la concentration.

-       Depuis combien de temps? J’ai fais de la gymnastique artistique dès l’âge de 3 ans jusqu’à mes 16 ans. J’ai fais partie de l’équipe suisse pendant 3 ans et j’ai décidé de continuer en gymnastique aux agrès, car cela demande un peu moins d’implication.

-       A quel fréquence ? Je pratique ce sport trois fois par semaine.

-       Quelle est ta dernière compétition ? Et le résultat ? Les championnats suisses féminins : 9ème  au concours général, 2ème  au reck et 5ème  au sol.

-       Ton meilleur souvenir de compétition? Je devrais plutôt dire mes meilleurs souvenirs: ma médaille d’or aux championnats suisses en 2006 et ma 13ème  place aux jeux internationaux aux USA.

-       A quand la prochaine ? Où? J’ai ma prochaine compétition début avril à Aigle.

-       As-tu un rituel avant une compétition ? Non pas forcément, même si je répète souvent mes exercices dans ma tête. J’essaie toujours de donner le maximum et de faire au mieux.

-       As-tu un modèle, une idole ? Non aucun.

-       Est-ce que le fait de devoir t’entrainer te complique les études? Grâce à la dispense de sport que j’ai, cela me permet d’étudier et de suivre correctement mes études. Je pense que ça pourrait compliquer la chose, mais du moment que l’on est organisé. J’ai aussi la chance de n’avoir pas trop de difficultés à l’école.

-       Qu’est ce que cela change pour toi par rapport à un élève « normal »? Mis à part la dispense, rien.

-       Espères-tu en faire ton métier plus tard ? Pas du tout, je fais ça pour le plaisir.

-       Et la double-crème dans tout ça? Heu….

Lauriane Laville et Mélanie Gérard

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L’école hôtelière de Lausanne ou le prix de la séduction

Personne ne le sait encore, mais le piège s’est refermé sur nous, étudiants à la recherche de notre vocation professionnelle. Mercredi 16 février, 9h03, au forum Job-Info à Fribourg. Encore plongée dans une profonde léthargie, je me rends à peine compte que je vais assister à la conférence « Gestionnaire en hôtellerie HES ». En réfléchissant bien, je ne sais pas grand-chose. Ni pourquoi j’ai choisi d’aller voir « Economiste d’entreprise ». En fait, j’ai l’impression d’avoir perdu la raison et la notion de temps depuis que je me suis réincarnée en mammifère voulant à tout prix hiberner. Quelle idée aussi de programmer ces séances à une heure pareille. Soudain, j’entends un vague « Bonjour à tous… » qui doit sans doute indiquer le début de la présentation. Ou la suite de la sieste.

Je retire ce que j’ai dit. C’est la meilleure conférence à laquelle j’ai assisté depuis le début. Du moins, elle a le mérite d’avoir réussi à me réveiller ; vous vous retrouvez PDG du Ritz ou d’un palace à Dubaï rien qu’après 4 ans d’études. Ajoutez à cela que vous devez participer à des diners mondains, découvrez le monde à travers des établissements plus luxueux les uns que les autres et assistez de temps en temps à des conférences données par Al Gore qui vous parle de la pluie et du beau temps. Après ça, qui ne rêve pas de suivre cette voie?

Bon, j’ai peut-être parlé un peu trop vite. Parce que si vous comptez adhérer à ce paradis terrestre, il y a un sacré investissement qui vous attend également. En plus de posséder un Q.I. de 186, d’être parfaitement bilingue, d’avoir déjà eu une expérience professionnelle – entendez par là avoir travaillé pour le George V -, votre portefeuille doit obtenir la mention de poids lourd (suffisamment pour payer une centaine de milliers de francs). C’est là qu’apparait le problème : à ma connaissance, mes parents ne sont pas super stars à Hollywood ou chefs d’état. Enfin, je crois. Histoire d’en rajouter une couche, le playboy de service qui s’est chargé de la présentation s’est permis de préciser « qu’il fallait toujours s’investir dans les études ». A mon avis, il a plutôt voulu dire qu’il fallait « investir » tout court. Ma foi, je peux toujours espérer organiser un diner de gala réunissant Warren Buffet et tous ses amis afin de profiter de leur immense générosité. Et Charles Baudelaire disait : « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ».

Emilie Cronier

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