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« Le Burkina Faso, c’est un autre monde! »: Dernière partie!

Comment les relations avec les jeunes se passaient?

 Jennifer : Il y a un monstre décalage. Ils vivent dans des villages où il n’y pas l’eau courante, ni l’électricité, pas de télé, et ils ont peut-être vu quelques fois dans leur vie une voiture… !  Nous n’avions pas du tout les mêmes centres d’intérêts.

 Lola : Tous les enfants de 4-5 ans portaient déjà leurs petits frères ou sœurs sur le dos, et un enfant de une année et demie, deux ans sait qu’il doit monter  sur le dos de leur maman lorsque celle-ci se baisse avec le tissu sur le dos ! C’est impressionnant !

Jennifer : En Afrique, ce n’est pas les mères qui s’occupent de leurs enfants, car elles travaillent dans les champs pour la plupart,  mais leurs frères ou sœurs. Fanta, une fille du village, qui devait avoir 5 ans, prenait avec elle son petit frère partout ! Même en classe,  et il pleurait tout le temps! Il avait peur de nous, on ne pouvait pas le toucher. Ou encore, lorsque qu’elle jouait à un jeu, par exemple à la corde à sauter, si son frère se mettait  à pleurer, elle arrêtait de jouer et le reprenait sur son dos. Cela toute la journée !

Est-ce que vous vous êtes senties bien intégré, ou au contraire étiez-vous un peu exclue de cette culture ?

Lola : Oui bien sûr ! Les gens là-bas sont tellement accueillants et chaleureux…
 Jennifer : Oui, nous nous entendions vraiment bien avec tout le monde. Le fait de vivre avec des Burkinabés nous a vraiment intégré à leur culture. Mais c’est vrai que de temps en temps on ressentait quelques ambiguïtés du fait que nous étions blanches. Blanc en Afrique se traduit souvent par “ riche “. Il y avait quand même quelques jalousies au sein du groupe lorsque que l’on offrait quelque chose à quelqu’un et pas à l’autre…

Lola : Pour revenir aux jeunes qui étaient avec nous, ils étaient tous très matures. J’aurais donné peut-être 24 ans à Yasmine, mais elle en avait seulement 16.  Pour les garçons, c’est pareil. Et comme il n’y pas de contraception, elles sont souvent maman à 15-16 ans, de père différents, puisque c’est un pays à majorité musulmane, et la polygamie y est fréquente.


Jennifer : Ils n’ont pas la même vie que nous. Ils font face à des problèmes autres que les nôtres. Nous n’avons par conséquent pas la même maturité. 


Est-ce que ça vous a paru étrange ?


Jennifer : Oui ! Mais tu vois, par exemple, Yasmine qui avait 16 ans, je lui faisais totalement confiance, comme si elle en avait 10 de plus ! Les trois filles qui étaient avec nous, c’était un peu nos mères…


Lola : Elles ont beaucoup plus d’expérience de la vie que nous…  
Ils avaient également d’autres préoccupations que nous. Dans les villages par exemple, c’était de trouver à manger. Ils étaient presque tous orphelins de père ou de mère. Certains, des deux. Les filles qui faisaient le chantier avec nous avaient les trois subît l’excision, et souvent, leurs parents n’étaient pas d’accord, c’était leurs tantes ou une autre personne de la famille qui le faisait. C’est atroce. Elles avaient environ 4 ans et s’en souviennent comme si c’était hier, deux d’entre elles se sont fait battre lorsqu’elles étaient encore enfants.  


 Sur les photos que Lola a mise sur facebook, tout à l’air très rudimentaire, le village semble à des kilomètres de la civilisation, est-ce que le confort occidental vous a manqué ?


Les deux : Oh oui, honnêtement, plus que ce qu’on avait imaginé !


Si on vous donnait un objet ou n’importe quoi qui vous a manqué là-bas, ce serait quoi ?

Lola : Pour les deux ce ne serait pas la même chose !

Jennifer : La douche !

Lola : Mon lit !


 (Rires)


Jennifer : La douche, ah la douche, c’était quelque chose ! Pour commencer, on allait chercher un bidon d’eau à la pompe. Les enfants nous aidaient souvent à les porter ! La douche, c’est 4 murs, à l’air libre. On se douchait toujours ensemble, avant de souper, c’était bien drôle, on se racontait nos journées… Mais l’eau n’était pas propre, on avait un savon plein de sable….  Et les linges ! On avait des linges pour la montagne, censé sécher super rapidement, mais au bout de trois semaines, c’était terrible, ça puait le chameau.  On était plus ou moins propre, malgré  l’eau le savon et les linges ! Le déodorant, c’était orgasmique !

Lola : Nos habits étaient ni secs, ni propres, à cause de l’humidité. Quand on faisait la lessive, ça nous prenait tout l’après-midi, et les enfants du village restaient autour de nous, c’était sympa. La nuit, c’était terrible! Il faisait tellement chaud, qu’on dormait super mal. Il y avait pleins d’insectes partout, des termites, chauve-souris, araignées…  Et on entendait les ânes toute la nuit. La première nuit, Jenn et moi, on s’est réveillées en sursaut et avons cru qu’un âne se faisait égorger, mais en fait, il pleurait simplement, c’était impressionnant les cris qu’ils faisaient. On a dormi sans moustiquaire parce qu’il faisait trop chaud ! Pendant trois semaines, on s’est fait manger par les moustiques et Jennifer a eu une infection à la fin du séjour.

Et vous arriviez à donner des nouvelles à vos familles ?

 Lola : Oui par moment. Il y avait du réseau près d’un petit lac pour les bœufs, vers la route. On pouvait parfois envoyer un message, j’ai appelé ma famille deux fois durant le voyage car ça coûte super cher.

Et que disait vos familles sur vos aventures ?

 Jennifer : Ma mère s’inquiétait beaucoup…

Lola : Mon frère, la première chose qu’il m’a demandé : «T’as à manger ? » Mais ça nous faisait plaisir de se parler un peu, c’était assez dingue car on ne vivait vraiment pas dans le même monde ces trois semaines.


(Rires)

D’ailleurs, sur les photos que Jennifer a posté, on voit un plat de riz, et Jennifer écrit que vous avez mangé ça quasiment tout le temps…


Lola : Ouais, du riz pendant trois semaines, parfois des pâtes, mais le couscous, c’était la fête ! Ca prenait beaucoup plus de temps à préparer mais c’était tellement bon ! Jennifer : La même recette, les mêmes légumes, enfin ce qui restait après qu’on ait enlevé ce qui était pourri… Il fallait trier le riz, parce qu’il y avait souvent des moucherons séchés dedans ou des bouts de cailloux. Ils mettaient dans un grand plat, et tout le monde mangeait ensemble. Les repas étaient vraiment un bon moment de la journée. 


Est-ce que vous vivez différemment depuis que vous êtes rentrées ?


Lola : Tu vis pareil, mais tu vois les choses différemment, tu fais plus attention à certains trucs, comme l’eau, et tu relativises… Mais c’est vrai qu’on se sentait parfois complètement décalés au retour, ce n’était pas facile, tu te sens tellement révolté ! Mais on le savait avant de partir et on savait qu’on devrait faire très attention au retour.

 Jennifer : Le début, c’était très dur. On attendait plus que de manger une pizza, c’est tout con, on a été au Gruyérien et de voir tous ces gens devant une telle abondance de nourriture, à parler de la pluie et du beau temps comme si personne ne souffrait à côté … Alors que hier t’étais en Afrique, dans un village ultra-pauvre ou les enfants avaient tout juste de quoi boire et manger! J’ai pleuré, tellement c’était choquant et dur…

Lola : On fantasmait sur une cette pizza depuis trois semaines… Et le jour où on était vraiment devant, on a été incapable de la manger.

Et vous conseilleriez à tout le monde de faire ça ?

Les deux : Non !

Lola : Je pense qu’il faut en avoir envie, et de savoir pourquoi on part! Ca ne doit pas être quelque chose pour se faire bien voir ! Si tu fais ça pour toi, tu n’apporteras rien aux autres ! Mais les gens qui en ont vraiment envie et qui savent pourquoi ils partent, c’est vraiment génial, je leur conseille vraiment de partir, car il n’y a pas assez de personnes qui le font, Il y a tellement de pays comme ça et beaucoup de monde n’en a rien à faire ! C’est affreux ! Je dis pas qu’on doit le faire à 15 ans, pas du tout, mais plus tard, oui !


Jennifer : C’est quand même difficile, il y a des jours où on en a eu marre, à cause du chaud, j’étais malade… Nous c’était vraiment un rêve de faire ça, alors ça a été !

Un dernier mot, pour conclure ?

Jennifer : J’attends plus que de repartir !

 Lola : Moi aussi !!

 Lauriane Laville.

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« Le Burkina Faso, c’est un autre monde! »: Une journée en Afrique

 

Une journée type ca donnait quoi ?

Jenniifer : On se réveillait à 6heures du matin. Le soleil se lève beaucoup plus tôt en Afrique, c’est pour ça. 


 Lola : On dormait vraiment peu à cause de la chaleur, alors on était toujours contente quand le soleil se levait. 


 Jennifer : On vivait dans une pièce à 10 dedans (n.d.l.r : elles, les deux bénévoles français et 6 bénévoles burkinabés). Il y avait une autre salle ou on mettait nos bagages, mais c’était la seule pièce fermée de la maison. Donc le matin, on se passe une lavette sur le visage, on mettait un pantalon, ou parfois on gardait même nos habits de la nuit, de toute façon on s’en foutait ! Après on déjeunait…


Lola : Ce qu’on mangeait le matin, c’était pas terrible parce que le pain était sec à cause du transport de la ville jusqu’au village. Mais le thé, c’était orgasmique, il fallait juste faire gaffe qu’il ait bouilli avant de le boire à cause des bactéries. C’est vrai qu’on faisait vraiment attention à la nourriture, on avait assez peur d’attraper une  maladie et d’être mal durant tout le voyage, c’est vite arrivé. Car on ne peut pas manger comme eux, on n’a pas les même défenses immunitaires.


Jennifer : Après, vers 7h30, on partait pour l’école. On gérait chacune une classe, avec un burkinabé, pour qu’il puisse traduire, puisque les plus petits enfants ne parlaient pas français. (CP1-CP2)


Lola : Il y a une grande différence d’âge, et aussi de niveau. Par exemple, j’envoyais des élèves chez Jennifer et vice-versa. Ils n’ont pas tous eu la même scolarisation et parfois ils devaient rester à la maison aider, ça dépendait beaucoup des famille.

Jennifer : A 10 heures, il y avait une pause de 20-30 minutes. On donnait les cours jusqu’à midi. On avait un programme, et toutes les 20 minutes, on changeait de matière, de la grammaire à l’orthographe, de la géographie au dessin, etc. mais avec des enfants, qui ont 5-8 ans, on faisait ce qu’on pensait parce… Ils avaient un livre de l’Instruction Publique du Burkina Faso, ou ils devaient par exemple savoir lire « Kaki » ou « Le vélo de mon papa », mais quand je suis arrivée en classe, pas mal ne savait même pas l’alphabet. Donc, je suis partie de la base. Les bénévoles qui devaient préparer à manger partaient vers 11h30. On mangeait vers 13h00. Comme il faisait super chaud, on ne donnait pas de cours l’après-midi. On a fait quelques fois des activités tous ensemble: foot, théâtre ou cours de dessin mais, à cause de la chaleur, c’était pas génial, ni pour les enfants, ni pour nous. Alors on prenait souvent une natte, sous un arbre et on jouait avec les enfants.
 Après, vers 16h30, c’était génial, parce que le soleil se couchait, et il faisait moins chaud. Souvent on allait se promener dans les villages aux alentours, enfin, plutôt des regroupements de hutte,  et c’était très drôle, car dans le premier village, 15 enfants nous suivaient, puis dans le suivant 15 de plus, et encore 15. On se retournait et il y avait 50 enfants derrière nous !


 En fait, vous étiez vraiment des stars là-bas !


Jennifer : Le truc c’est qu’ils ne voient pas souvent de Blanc. Mais même dans la capitale  (Ouagadougou), on entendait des gens qui disaient « Nassala, Nassala », qui veut dire « Blanc » en Mooré (n.d.l.r ; dialecte du Burkina Faso).  Tous les enfants couraient vers nous dans les marchés ou en ville et criaient Nassala, ils se précipitaient pour nous toucher la main. C’était vraiment marrant!

 Lola : Sans s’en rendre compte, on disait Bonjour à tout le monde, puisque tout le monde nous disait Bonjour car on était blanches ! Ca faisait bizarre car on se sentait vraiment comme des personnes différentes, on aurait aimé être comme eux quand on était là-bas.


Jennifer : Certaines personnes nous prenaient en photo avec leur natel…

 Comment les relations avec les jeunes se passaient ?

 Jennifer : Il y a un monstre décalage. Ils vivent dans des villages où il n’y pas l’eau courante, ni l’électricité, pas de télé, et ils ont peut-être vu quelques fois dans leur vie une voiture… !  Nous n’avions pas du tout les mêmes centres d’intérêts.

 Lola : Tous les enfants de 4-5 ans portaient déjà leurs petits frères ou sœurs sur le dos, et un enfant de une année et demie, deux ans sait qu’il doit monter  sur le dos de leur maman lorsque celle-ci se baisse avec le tissu sur le dos ! C’est impressionnant !


Jennifer : En Afrique, ce n’est pas les mères qui s’occupent de leurs enfants, car elles travaillent dans les champs pour la plupart,  mais leurs frères ou sœurs. Fanta, une fille du village, qui devait avoir 5 ans, prenait avec elle son petit frère partout ! Même en classe,  et il pleurait tout le temps! Il avait peur de nous, on ne pouvait pas le toucher. Ou encore, lorsque qu’elle jouait à un jeu, par exemple à la corde à sauter, si son frère se mettait  à pleurer, elle arrêtait de jouer et le reprenait sur son dos. Cela toute la journée !

Est-ce que vous vous êtes senties bien intégré, ou au contraire étiez-vous un peu exclue de cette culture ?


Lola : Oui bien sûr ! Les gens là-bas sont tellement accueillants et chaleureux…
 Jennifer : Oui, nous nous entendions vraiment bien avec tout le monde. Le fait de vivre avec des Burkinabés nous a vraiment intégré à leur culture. Mais c’est vrai que de temps en temps on ressentait quelques ambiguïtés du fait que nous étions blanches. Blanc en Afrique se traduit souvent par “ riche “. Il y avait quand même quelques jalousies au sein du groupe lorsque que l’on offrait quelque chose à quelqu’un et pas à l’autre… 


Lola : Pour revenir aux jeunes qui étaient avec nous, ils étaient tous très matures. J’aurais donné peut-être 24 ans à Yasmine, mais elle en avait seulement 16.  Pour les garçons, c’est pareil. Et comme il n’y pas de contraception, elles sont souvent maman à 15-16 ans, de père différents, puisque c’est un pays à majorité musulmane, et la polygamie y est fréquente.

Jennifer : Ils n’ont pas la même vie que nous. Ils font face à des problèmes autres que les nôtres. Nous n’avons par conséquent pas la même maturité. 


Est-ce que ça vous a paru étrange ?

Jennifer : Oui ! Mais tu vois, par exemple, Yasmine qui avait 16 ans, je lui faisais totalement confiance, comme si elle en avait 10 de plus ! Les trois filles qui étaient avec nous, c’était un peu nos mères…

Lola : Elles ont beaucoup plus d’expérience de la vie que nous…  
Ils avaient également d’autres préoccupations que nous. Dans les villages par exemple, c’était de trouver à manger. Ils étaient presque tous orphelins de père ou de mère. Certains, des deux. Les filles qui faisaient le chantier avec nous avaient les trois subît l’excision, et souvent, leurs parents n’étaient pas d’accord, c’était leurs tantes ou une autre personne de la famille qui le faisait. C’est atroce. Elles avaient environ 4 ans et s’en souviennent comme si c’était hier, deux d’entre elles se sont fait battre lorsqu’elles étaient encore enfants. 

A suivre…

Lauriane Laville

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« Le Burkina Faso, c’est un autre monde! »: premières impressions

Comme si elles avaient gardé en elles cette chaleur africaine si particulière, c’est avec un grand sourire que Lola Dachtler (1-02) et Jennifer Taylor (2-08), me rencontrent un vendredi à 17h00… Dès les premières questions, nous nous envolons pour un continent magique et mystérieux, l’Afrique, et plus particulièrement, le Burkina Faso. Là-bas, ces collégiennes ont donné des leçons de français de maths dans des classes dont les élèves avaient entre 5 et 9 ans. Au fur et à mesure de l’interview, c’est une histoire touchante qui se dégage : celle de deux filles révoltées par l’injustice croissante de notre monde,  qui s’engagent dans un village perdu en pleine brousse. Leurs yeux brillent encore du soleil d’Afrique, de ce ciel différent du nôtre, de regards rieurs d’enfants et de ces souvenirs à jamais gravés dans leur mémoire.

Oubliez un instant votre chambre en désordre, vos devoirs pour demain, votre stress quotidien pour suivre jusque dans le fin fond de l’Afrique deux filles émouvantes, qui ont beaucoup à dire…

D’où avez-vous eu l’idée de faire de l’humanitaire ? Pourquoi ?

Lola : Depuis que je suis toute petite, mon père a toujours tenu à nous (n.d.l.r : son frère et elle) montrer ce qu’il se passait ailleurs. Comme on a eu la chance  de pas mal voyager, c’est des choses qui me touchaient beaucoup. Par exemple, en Thaïlande, lorsqu’on était petit,  on a commencé à se rendre compte que d’autres gens ne vivaient pas comme nous, qu’ils ne mangeaient pas comme nous, ou encore, qu’ils ne jouaient pas comme nous. Au cours des voyages, ça m’a imprégné et lorsque j’ai perdu mon papa, il y a maintenant une année et demie, ma maman m’a demandé ce qu’il fallait faire pour que j’aille mieux, que je retrouve cette joie de vivre que j’avais totalement perdue, et que je cachais derrière un sourire forcé. Et je lui ai dit que je voulais partir, en Afrique ou ailleurs, et vivre ce que j’ai toujours rêvé de faire. Je pense aussi que j’avais besoin en quelque sorte de voir des gens qui ont vécu pire et qui s’en sont sortis, par la volonté et le courage. Ma mère m’a soutenue dans ce projet.  Puis, un jour, j’étais chez Jennifer, et on regardait le film « Into The Wild » de Sean Penn, et j’ai reçu un message de ma mère pour que j’aille voir sur internet une association qui s’appelait « La Maison du Bonheur ». On est allé voir ce site et j’ai raconté à Jennifer que je voulais absolument partir. Avec Jenn, on passait des nuits entières à refaire le monde, et c’est là qu’on s’est dit : « Et si on partait ensemble ? » Ma mère était super contente, elle disait que c’était bien de partir à deux, puisqu’on avait les mêmes racines, la même mentalité. Car trois semaines, ça paraît court, mais c’est quand même long, et à deux, tout est plus facile… Et Jennifer m’a dit que sa mère était aussi contente !

Jennifer : Je suis quelqu’un de très sensible face à l’injustice. J’ai aussi beaucoup voyagé, et le déclic a sûrement été mon voyage au Kenya. Partir pour aider les autres a longtemps été un rêve. Pouvoir rendre un peu tout ce que j’avais reçu était pour moi essentiel. Ensuite, je dirais qu’on s’est trouvées avec Lola. On refaisait le monde, et on parlait des injustices de la société…

 Qu’est-ce qui vous a donné l’opportunité de partir au Burkina ?

 Jennifer : Pour partir avec une association, il faut souvent avoir 18 ans minimum. En cherchant sur Internet, je suis tombée sur cette association (AJM,  Association Jeunesse en Mouvement du Burkina Faso) et j’ai appelé pour demander si on pouvait quand même partir même si on n’avait pas la majorité. Le président de l’association était d’accord, mais il a fallu écrire une lettre de motivation. Je pense qu’il a bien vu qu’on était vraiment motivées !

 Donc, vous avez choisi le Burkina Faso un peu au bol ?

 Jennifer : Ouais, exactement.

Lola : Mais on a quand même regardé que ce ne soit pas un pays en guerre. Et on savait que les Burkinabés étaient très chaleureux!

Est-ce que vous appréhendiez de partir ?

Les deux : Non, on avait trop hâte. On parlait de ça tout le temps, on pensait qu’à ça ! Jennifer : Mais c’est vrai qu’avant de partir, quand on a jamais fait ça, on idéalisait et on se disait qu’on aurait plus envie de revenir. Mais en étant là-bas, on s’est rendu compte qu’il y avait quand même des choses qui nous manquaient. On fantasmait sur une douche ou une pizza !

 Racontez-nous votre première impression de l’Afrique?

Jennifer : Le soir de notre arrivée, on a pris un taxi pour aller chez Hermine, une bénévole burkinabée qui travaille également pour l’AJM. Et le premier truc qui m’a frappé, où je me suis dit : ça y est, on est en Afrique, c’est ce taxi. Déjà, les voitures sont toutes déglinguées, et les routes, pas goudronnées. Il y avait déjà des gens dans le taxi, et on s’est empilées dedans. Finalement, on devait être 5-6 personnes à l’arrière ! Mais c’était vraiment génial, on était coincés dans ce taxi, mais tout autour de nous il y avait une ambiance vraiment indescriptible, une joie de vivre dans l’air qu’on ne retrouve nul part ailleurs qu’en Afrique !

Et dans le village, vous vous êtes dit quoi en arrivant ?

Jennifer : Il y avait tous les enfants, c’était génial !

 Lola : Au tout début, quand on arrivait dans les terres, on regardait ces huttes et le ciel était vraiment spécial, là je me suis rendue compte qu’on était en Afrique et qu’on allait vivre quelque chose d’exceptionnel, après on a vu tous les enfants, c’était magique.

Jennifer : Il n’y avait plus de route, c’était juste de la terre.  On regardait le paysage, les arbres, on voyait des femmes avec leur seau sur la tête. Le ciel n’est pas comme chez nous, les nuages non plus. Je crois que je n’ai jamais été aussi  heureuse que ce jour-là…

A suivre…

Lauriane Laville

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J’ai testé pour vous : Un jour dans la peau d’une Kikoolol( à prononcer avec une voix d’adolescente prépubère)

N.B : Tous les noms sont fictifs. Toute ressemblance avec la réalité serait une pure coïncidence. Un kikoolol désigne une personne adolescente (même si des cas adultes ont été répertorié) qui passe ses journées à se prendre en photo en avançant les lèvres, à détruire l’orthographe en parlant sur MSN et par SMS dans un langage incompréhensible pour les non-kikoolols. Toujours à la recherche de l’Amour, un Kikoolol a généralement 7 meilleurs amis différents qui changent selon l’humeur. Un Kikoolol ne connaît pas la nuance: un jour il s’habille en noir, et le lendemain avec les couleurs les plus flashy qu’il trouve. Il est fan de Justin Bieber, Jena Lee et a été elu plus grand fan de Twillight.  Le mot Kikoolol, vient de deux mots: Kikoo, déformation de Coucou, et lol, mot anglais signifiant « mort de rire ».

« US boy, Us Boy, on veut toute un American Boyfriend forever ». La sonnerie de mon natel  résonne dans ma chambre. J’allume la lumière et mon regard se pose sur le torse de Roberrrrrt Pattiiiiiiiinson, l’homme de ma vie. Je me lève et met mon leggings rose acheté chez Chicorée. Je reçois un message de ma B3Sst’Hhà.A :

« HeloWwww, Bii3N Do0Rmii, SiiSt’àh ? Tu M3Ts AààUsS’ii ton pUll BlààcK aVeC uuN M00ooNsT’R3 Déc00l3tTé pOuR L3 Pr0oFf 2 FràAncAàiiS ? BiiisoWWWW, J3 T’àiiMe TeLl3MeNT  PlUsS’H K3E To0Ut x’3 »

(Hello, bien dormi, sista? Tu mets aussi ton pull black avec un monstre décolleté pour le prof de Français? Bisous, je t’aime tellement plus que tout.)

20 minutes plus tard, après avoir répondu que oui, je mange rapidement mon petit-déjeuner, du Nutella à la cuillère, en regardant MCM, avec l’émission spéciale sur Justiiiiiiin Bieber. Puis, je passe au moment que je kiffe le plus le matin : me maquiller. Après mon traitement Clearasil, je prends le pinceau brosse  et m’applique consciencieusement mon fond de teint. En nettoyant mon pinceau, je m’observe dans le miroir, et là, cri de joie : on n’aperçoit plus ma peau ! Puis, je me mets de l’« Aie Laineur » sur les yeux. Après avoir vidé le tube, je m’astreins à me mettre plusieurs couches de fard à paupières rose et noir « tout va mal dans ma lààife ». Ensuite, mascara. Le troisième tube de la semaine. J’ai des yeux de biche, on dirait Jena Lee.

Dans le hall, je chasse les Nike dégueulasses de mon BrR0′ThO, et enfile mes escarpins Dosenbach. Je déambule dans la rue genre comme sur un podium, sauf que je ne m’appelle pas Kàààiiiite. J’arrive à l’école, ma J’uUm3Ll’E me saute dans les bras pour m’annoncer la nouvelle du siècle : LUkE la maté alors qu’elle envoyait un texto à sa COnFidE3nT’E. Ben ouais kwàà !

Cours de Maths. Le prof parle de Trisométrie, j’ai rien compris. C’est pas grave, je me marierai à David Beckham et voilà. A ce que je sache, Cosinus n’est pas une marque de fringues. Je serai riche et porterai plus des ceintures Dolce & Gabbana ramenées de Turquie.

J’envoie un sms à ma L3Sb’aàh, pour lui demander si elle peut me filer son analyse du chapitre 4 de Twilight, qu’on a lu en classe avant de me souvenir qu’on est trop vèèènér l’une contre l’autre parce qu’elle a été dire à mon B3st’Oh que j’avais embrassé son BrOth’O, alors qu’enfait c’était ma JuMeL’Le. Ce n’est pas pour rien que c’est ma jumelle, on se ressemble trop quoi, elle a les cheveux noirs et moi blond, c’est trooop un signe.

Puis, je reçois ma dictée : 1,5. Un commentaire du prof, qu’a vraiment rien compris à la vie :

«. Pour rappel, le but d’une dictée est de commettre le moins d’erreurs possible. Je te conseille vivement de t’acheter un ‘DixionR’» (Dictionnaire)

Quel pauvre type, l’orthographe ne sert à rien, tout le monde sait ça.

De toute façon, je m’en fous, ce soir, y’a Gossip Girl. C’est trop ma sérié préférée d’ma Làààife, ça se passe à Nouille Ork (New York), c’est pour ça. C’est trop mon driim  d’aller là-bas. Je pourrai peut-être voir Nate, mon 5e homme de ma vie, après Edouard(Robert Pattinson), Justin(Bieber), David (Beckham)et Johnny(Depp). Mais c’est Edouard  le numbeurre ouane. Ben wesh’ kwàa.

Après Gossip Girl, j’ai parlé sur MSN avec MohààMed, un mec de Tunisie, qui veut m’épouser. Il est trop romantique, il veut que je vienne chez lui pour rencontrer sa famille et aussi m’offrir des chameaux. C’est trop mignon, mais ma B3sT’Aàh, m’a dit qu’il lui avait dit la même chose. Les mecs craignent trop de toute façon, je vais finir vieille fille avec ma meilleure amie. On se pacsera.

J’aurai pas le temps de faire mes devoirs ce soir, il faut que je réponde à un message sur Facebook de mon chéri : Wesh’, Je t’àààiiMe Comme un FoUU, Je M3 Suiiicideraiis Siii tu Me Làààissses. MoN Bébaiiiii !

(Ouais, je t’aime comme un fou, je me suiciderais si tu me laisses. Mon bébé)

23h30. Après avoir passé 5heures sur MSN avec mes Amis (Ceux qu’on peut compter sur les doigts des pieds) à raconter ma làààiiife  : je me suis cassé un faux- ongle pendant le cours d’allemand, ma mère qui veut que j’arrête de passer mon temps sur mon Ogo , mon CD de Justin Bieber que j’ai rayé avec un de mes faux ongles,  ma grande soeur qui veut pas me prêter sa carte d’identité pour la prochaine soirée 16 à Globull… Enfin, trop une vie de merde. Après tout ça, j’avais plus le courage de répondre à mes Vràààis sur Skyrock.fr, puisqu’il fallait que je réfléchisse à ce que j’allais mettre demain. J’ai donc envoyé un SMS à ma B3SsT’AàHh.

Il était 1h du matin lorsque, ayant fini mon SMS, j’ai pu aller me coucher, dormant en pensant aux bras trop musclés de Rooobeeerrrt, en lui rappelant ni mon copain ni Justin lui arrive à la cheville, et qu’il faut qu’il m’attende, le temps que j’économise sur mes paquets de chewing-gum M-Budget, pour m’acheter un billet d’avion pour aller à Los Angeles.

6h20. « They will not force us, They will stop destroying us, they will not control us, we will be victorious.. » Une chanson de Muse résonne dans ma chambre. Premier réflexe : je touche ma peau, sans difficulté. Donc, je n’ai pas 5 mètres d’épaisseur de fond de teint. Rassurée, je me lève et commence à m’habiller lorsque que la sonnerie de mon natel me surprend. Interloquée, je me demande qui est déjà debout à cette heure-ci. J’ouvre le message.

« HEEEE MACHINE ! TCHEU C’EST BEAU ! DIS VOIR, TU METS TA CHEMISE EDELWEISS OU BIEN ? PARCE QUE MOI ELLE EST AU SALE, PIS COMME J’AI TRAIT C’MATIN, J’AI PAS EU LE TEMPS D’LA LAVER ! EUUUUH FAUDRA QUE JE TE RACONTE C’QUE LA 89 ELLE M’A FAIT, C’TE GNOLUE ! ET, CE WEEK-END, MONSTRE MINE OU BIEN ? AHAAH, COMME DIRAIENT CES CRUCHES DE KIKOOLOL, JE T’AIME A DONF, MACHIIIIIIIINE ! »

(Langage paysan: Hello ! C’est sympa! Dis-moi, mets-tu ta chemise edelweiss ? Parce que la mienne est dans le linge sale, et comme ce matin j’ai été traire, je n’ai pas eu le temps de la laver. Il faudra que je te raconte ce que la vache numéro quatre-vingts neuf m’a fait, cette bestiole stupide. Et ce week-end, sortons-nous afin de nous enivrer? Comme diraient ces cruches de Kikoolol, je t’aime à fond, machine.) (Machine étant un terme désignant affectueusement quelqu’un)

Ma meilleure amie, m’accompagnant fidèlement dans « Ma journée dans la peau d’une paysanne, tché dont.

Lauriane Laville

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De l’escalade à Givisiez

Du nouveau dans le canton de fribourg, le projet  Bloczone, eldorado de l’escalade a vu le jour depuis le 1er février à Givisiez

Après trois mois de dur labeur, la nouvelle salle d’escalade Bloczone a ouvert ses portes le 1er février, au grand plaisir des grimpeurs fribourgeois et des environs. Située dans un des entrepôts vide de l’entreprise Stephan SA à la route Henri Stephan 12 à Givisiez, elle nous propose deux types d’escalade : du bloc et des murs d’escalade classiques d’une dizaine de mètres de hauteur. La salle est équipée de vestiaires, douches et d’une grande cafétéria et les niveaux de difficulté sont adaptés à tous, débutants comme habitués.

Un défi à relever

Pour les frères Daniel et Martin Rebetez ainsi qu’Yves Philipona du team grimper.ch ce projet à nécessité un investissement de 900’000 francs financé par deux investisseurs privés et soutenu par les communes avoisinantes ainsi que la loterie romande. Les prix d’entrée sont d’environ 20 francs, bon marché comparé à la salle Laniac à Bulle, nettement plus petite qui adopte les mêmes tarifs et Bloczone sera ouvert 7 jours sur 7. La popularité de ce sport en pleine croissance devrait cependant permettre le bon fonctionnement financier de cette salle malgré le grand nombre de salles d’escalade dans le canton de fribourg.

Sarah Cardinaux

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La révolution égyptienne : « Une cyber révolution ? »

La génération Facebook en Egypte a réussi à faire trembler le régime de Moubarak. Ce n’est pas un parti politique, ni un puch militaire qui a mis le pays du Pharaon dans une situation révolutionnnaire depuis bientôt deux semaines, mais une communauté de blogueur et cette génération, dont Hossam el-Hamalawy. Ce journaliste établit  au Caire anime son blog “3arabawy”, une plate forme qui suit la révolution jour après jour.

Il retrace différents événements à travers la publication de  vidéos et de photos d’actualité. Des lecteurs du monde entier réagissent en laissant des commentaires d’espoir et de soutien. Une jeune écrit “ Si seulement je pouvais être là-bas, non pas parce que c’est mon pays,  mais parce que c’est l’espoir du monde”.

Afin de crier leur soutien, des plongeurs vont même jusque dans la mer avec des panneaux.

Les artistes se battent également. Comme par exemple avec “long live Egypt“  le titre d’une chanson pleine d’espoir de Scarabeux & Ominia, écrite au nom de cette révolution.

Mais Hosam Hamalawy n’est pas le seul a animé un blog, il en est un parmi des centaines. Faisant valoir leur droit à une liberté d’expression, tous expriment leur envie de renverser le pouvoir actuel

Le président Moubarak a réagi avec une extrême brutalité, non seulement contre les manifestants et les journalistes du monde entier, mais également en coupant tout accès internet et téléphonique. Cela prouve qu’il s’est rendu compte qu’il se trouvait face au danger de l’information et des réseaux sociaux ( ex. Facebook)

Serions-nous en train de d’écrire une nouvelle page de l’histoire, l’ère de la cyber révolution est-elle désormais avérée ? Selon la plupart des journaux, cela ne fait aucun doute ce sont ces millions d’internautes activistes qui ont fait basculer les gouvernements autoritaires tunisiens et égyptiens.

Manon Schluchin

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La révolution en quelques mots :

Depuis une semaine, le mot révolution est partout. J’ouvre mon journal, on me parle de celle du jasmin en référence aux événements en Tunisie. En zappant, ma télé diffuse en boucle les images de la révolte égyptienne. Là encore, des jeunes (filles et garçons) au look de Che moderne crient à tue-tête qu’ils sont les enfants de la révolution.

Je voulais en savoir un peu plus sur ce mot qui est devenu en quelques jours aussi visible qu’un logo de la marque qui vend de célèbres hamburgers. Docteur Wiki… Wikipédia m’explique « qu’on appelle révolution tout mouvement qui bouleverse l’ordre établi dans la structure politique et sociale d’un Etat. Celle-ci est guidée par un dirigeant révolutionnaire. » L’un des plus connus est Ernesto Guevara, dit le Che (Cuba 1959). Bon à savoir.

J’apprends très vite que les révolutions sont multiples. Après la révolution originelle en Serbie en 2000, la révolution des Roses en Géorgie fin 2003, la révolution orange en Ukraine fin 2004, la révolution du Cèdre au Liban en 2005, la révolution des Tulipes au Kirghizstan en 2005 et celle de safran en Birmanie en 2007, c’est le tour de la Tunisie ( décembre 2010),directement suivie par le soulèvement de l’Egypte ( janvier 2011). Faut-il toujours avoir un nom ?

J’ai décidé de suivre ce mouvement presque plus populaire que les nouvelles chaussures de Lindsay Lohan. Je veux avoir le droit de rentrer à l’heure qu’il me plaira ce week-end. J’entame donc la Révolution des Sorties contre les obligations infligées par les parents. Demain je fais la grève de la faim…

Mélanie Gérard

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Vous reprendrez bien un peu de double-crème ciné…

Le Monde de Narnia: L’Odyssée du passeur d’aurore
Synopsis : Happés à l’intérieur d’un intriguant tableau, Edmund et Lucy Pevensie ainsi que leur détestable cousin Eustache, se retrouvent subitement projetés dans le royaume de Narnia, à bord d’un navire baptisé le Passeur d’Aurore où de nombreuses aventures les attendent.
Avis : Si le dernier film Le Prince Caspian avait laissé un goût amer de déception, le troisième opus relève quelque peu le niveau. Plus mature et moins niais que ses prédécesseurs, ce troisième volet marquant la fin des allées et venues des enfants Pevensie à Narnia, redonne au genre du film de cape et d’épée toutes ses lettres de noblesse. Le film est sans doute le plus abouti de la trilogie: l’intrigue est bonne, l’action est constante et le dénouement plutôt bien ficelé. On apprécie particulièrement les bouleversements concernant les protagonistes (les aînés sont mis au placard et les plus jeunes occupent le devant de la scène) car ils apportent une dose de renouveau à la saga ; l’arrivé du cousin insupportable apporte une touche comique et s’impose comme le personnage le plus réussi même si l’envie de le claquer durant les 20 premières minutes est bel et bien là. Dommage que le réalisateur ne parvienne jamais à saisir la complexité des interrogations des protagonistes, ce qui rend leurs conflits d’une banalité assez affligeante. On aurait également préféré éviter l’issue du métrage qui délivre un discours religieux émouvant mais lourd au possible, qui rappelle la presque propagande du premier film. Bilan assez contrasté pour ce troisième opus qui reste tout de même un bon film fantastique étiqueté Disney.
A voir si… : on est un adepte du genre et si on est plutôt jeune. Les plus âgés, passez votre chemin car vous serez laissés sur le bord du quai.


Raiponce
Synopsis :
Lorsque Flynn Rider, le bandit le plus recherché du royaume, se réfugie dans une mystérieuse tour, il se retrouve pris en otage par Raiponce, une belle jeune fille à l’impressionnante chevelure de 20 mètres de longueur. Au moins… Celle-ci cherche un moyen de sortir de cette tour où elle est enfermée depuis des années. Elle passe alors un accord avec le séduisant brigand…
Avis : Sur le plan technique, c’est une réussite totale. Les studios Disney repoussent encore une fois les limites du film d’animation en images de synthèse pour nous offrir un spectacle qui dépasse largement les standards dans son style, mélangeant cartoon et un photoréalisme saisissant. Que les puristes ne s’affolent pas car cette nouvelle technologie moderne de la 3D n’entrave en rien l’esprit typiquement disneyen que l’on connait si bien. Si la firme aux grandes oreilles continue encore à tâtonner pour retrouver sa fraîcheur d’antan (Tarzan était le dernier survivant et depuis, les désastres à peine regardables s’enchainent), elle creuse néanmoins dans la bonne direction et Raiponce a le mérite de rassembler tous les ingrédients qui ont fait la gloire des studios. Une sympathique princesse téméraire et avide d’aventures, un voleur au grand cœur, des seconds rôles animaliers au poil, des bons sentiments et des chansons un peu folk (mais quand même un peu mièvres). On pourra toujours reprocher de contenir quelques longueurs dans ses dialogues, dans certaines chansons (qui sont des reprises en plus), et de ne pas rentrer assez vite dans le vif du sujet. Mais qu’importe, c’est toujours un plaisir de redécouvrir du Disney pure souche. Et c’est avec conviction que l’on peut voir que l’avenir des productions de Mickey s’éclaircit enfin…
A voir si… : on est petit ou grand, peu importe. Et si on est Disneyphile, c’est encore mieux !

The Tourist :
Synopsis :
Un touriste américain en vacances en Italie voit sa vie menacée lorsqu’une agent d’Interpol l’utilise pour tromper un criminel avec qui elle a vécu une relation.
Avis : Le film avait tout pour plaire. Une intrigue romantico-policière mettant en vedette deux des plus grandes stars du cinéma actuel, campée de surcroît à Paris et à Venise, deux cités où même les plus blasés rêvent éveillés. En plus, nos deux héros fréquentent les endroits les plus spectaculaires, les plus chers, les plus glamour. Mais la réalisation se révèle médiocre. Sans rythme et sans la moindre idée de mise en scène, les tics très hollywoodiens se multiplient et le film défile comme une pub pour un parfum de luxe. Même les personnages ne parviennent pas à sauver la gondole du naufrage. On découvre une Madame Pitt comme à son habitude ; peu expressive et assez fade. Mal accoutrée, celle-ci ondule beaucoup trop pour jouer de ses atouts féminins et demeure une héroïne faible qui n’existe aux yeux des autres protagonistes que par son déhanché qui manque cruellement de naturel. Autre piètre déception, que fait donc Johnny Depp dans cette histoire sordide et convenue ? Car il ne trouve pas son meilleur rôle non plus. Sa présence physique est maladroite et son visage totalement inexpressif, absent, amorphe. Cette fois ci, le navire coule pour de bon. Pourtant, à Hollywood, contrée des formules magiques et des gros sous qui remplissent un écran, il est généralement rare qu’un studio se trompe autant sur un projet.
A voir si… : le seul nom d’Angelina Jolie ou Johnny Depp au casting vous suffise comme unique critère.

Burlesque :
Synopsis :
La tête pleine de rêves, Ali quitte sa province natale pour se rendre à Los Angeles et faire carrière dans le spectacle. Lorsqu’elle découvre la revue du Burlesque Lounge, la jeune fille est immédiatement fascinée et se jure qu’elle aussi montera sur la scène du cabaret. Mais être une star engage des sacrifices…Ali est-elle prête à tout ?
Avis : Le genre de film pour relancer la carrière vacillante de la chanteuse Christina Aguilera et aussi le moyen pour Cher de revenir sur le devant de la scène, le temps de jouer un peu la comédie et pousser la chansonnette… Mais tout cela ne fait pas un film. S’enchainent mièvreries, amours à l’eau de rose, bons sentiments et stratagèmes en tout genre pour donner rebondissements et punch aux deux heures de film. La faute à un scénario très convenu où on nous conte la fabuleuse histoire d’une héroïne aussi arrogante qu’outrancièrement attifée, le tout sur des titres entonnant du début à la fin des « This is Burlesque » ou « Welcome to Burlesque ». Si la starlette se prend pour Marylin, elle n’arrive pas à la cheville de la sulfureuse concernée et ses moues tapageuses nous laissent de marbre du début à la fin. Les numéros qu’elle nous inflige ont plus de points communs avec ceux qu’on voit dans les boites de strip-tease… Il y’a de quoi espérer de tout notre cœur que les deux chanteuses seront définitivement bannies du grand écran. En clair, le film se résume à un navet vulgaire et tape-à-l’œil. On enchaine les plans sans manière ni harmonie et nous gave d’images, croyant ainsi faire illusion. Mais rien n’y fait. Burlesque est plus que lourd à force de clichés. N’est pas Chicago ou Moulin Rouge qui veut !
A voir si… : on veut voir quelque chose comme on regarde MTV, en bruit de fond mais avec un plus grand écran.

Love et autres drogues
Synopsis :
Jamie est un redoutable jeune commercial dont l’assurance – et le physique avantageux – sévit aussi bien auprès des femmes que dans l’univers implacable de l’industrie pharmaceutique. Mais il y a une personne qui semble insensible à ses charmes : Maggie qui fuit aussi l’engagement émotionnel, mais pour des raisons très différentes. Tous deux vont bientôt se voir devenir accros à la plus puissante des drogues qui soit : l’amour.
Avis : On voit déjà les grincheux lancer leur inéluctable « encore une comédie romantique déjà vue ». Seulement voilà, il y a plusieurs éléments à prendre en compte ici qui changent non pas considérablement la donne (oui, l’histoire et ses « rebondissements » sont toujours les mêmes baratins) mais donnent une saveur toute particulière à l’expérience: on la doit à l’incroyable complémentarité du duo vedette, qui avaient déjà tourné ensemble dans Brokeback Mountain. Plus précisément, l’audace des deux tourtereaux qui n’hésitent pas à se montrer dans leurs plus simples appareils durant plus d’un tiers du film et leurs dialogues totalement décomplexés. Une démarche plutôt révolutionnaire quand on voit combien les comédies romantiques hollywoodiennes collectionnent les tics puritains. Terminé le récital appris par cœur, où l’unique enjeu dramatique se résume au choix du resto du premier rencard. Dans Love, et autres drogues, on vit la passion, on avance petit à petit et on évolue au gré des rencontres et des aléas de la vie. Si la première partie est rythmée et sympathique, lorsqu’on passe du rire au mélodrame (carrément larmoyant), les audaces narratives s’effacent complètement et le film en prend un sacré coup. En effet, le vent souffle rapidement dans le sens inverse en revenant à des valeurs bien plus prudes dans une dernière heure qui sacrifie à tous les clichés du genre, y compris la course contre la montre du héros devant empêcher sa belle de se faire la malle. Il devient alors un pur produit hollywoodien avec une fin plus que mielleuse.
A voir si… : son chéri ou sa dulcinée est plutôt du genre fleur bleue. Si on est célibataire et hypersensible, cela convient également.

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Agenda du week-end du 17-18 décembre 2010

Vendredi

Bulle :

-Globull inaugure une soirée d’un nouveau genre ! Un concours organisé entre trois groupes de la région et une soirée entièrement dédiée à la pop anglaise. Enfin un peu de répit (mais pas trop) pour l’électro.

Vendredi et Samedi

-Marché de Noël des artisans : comme chaque année les artistes de la région vendent leurs produits sous les Halles. Ouvert de jeudi dès 16h à dimanche, ce petit marché bien plus original que celui qui se tient sur la place du marché offre un grand choix d’idées cadeaux pour toutes les mamans et pas seulement.

Le Pâquier :

-Christmas Rock Festival : Au Pâquier, depuis maintenant quelques années se tient le festival pop rock qui invite des groupes de la région à jouer à la salle polyvalente. Organisé par les jeunesses d’Estavannens et du Pâquier, la soirée commence à 20h et l’entrée est de 10.-. A noté que le festival s’étale sur le vendredi et le samedi ! Avis aux amateurs de rock !

Selon http://stations-de-ski.ch, toutes les stations de Suisse Romande seront ouvertes ce week-end, alors à vos skis !!!

Samedi 18 décembre

Bulle :

-Cinéma le Prado : Les cinéphiles amateurs de Disney sont servis. Entre le dernier volet en date de Narnia (séances de 15 :30 ou 20 :45) et le dernier dessin animé sorti pour Noël, Raiponce (séances 13 :45 et 16 :05), il y du choix.

Pour les plus âgés, No et moi, une comédie dramatique de Zabou Breitman vous émouvra.

-Globull, encore et toujours ! Globull invite les « people  from Fribourg » à venir faire la fête dans son club ! Rapatriement en bus dans la capital du canton.

Claire Pasquier

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Agenda 3.12-5.12

Ce week-end, les adeptes de sport d’hiver seront comblés, pour les autres double crème vous propose également un choix varié d’activités.

Genève

-Supercross : du 3 au 4 décembre Geneva Palexpo accueille les motards du monde entier lors de son supercross annuel. http://www.dpo.ch/supercross/index.php

Fribourg

- St-Nicolas : Venez accueillir le patron de la ville de Fribourg lors du cortège de la St-Nicolas samedi 4 décembre. Le cortège se déroulera en fin d’après-midi.

By night

- BB Brunes à Fri-son : samedi 4 décembre, Fri-Son accueille BB Brunes, icône du nouveau rock français dès 20h00.

Bulle et environ

-Ski/ Snowboard : Pour les amateurs de sports d’hiver, les stations de La Berra, Charmey et Moléson vous ouvrent leurs portes dès le 4 décembre. HAVE FUN !!!

- Marché de noël : Le marché de noël de Bulle vous plonge dans l’ambiance féérique des fêtes.

-Cortège de la St-Nicolas : Dimanche 5 décembre le St- Nicolas défilera dans la ville  à partir de 18h00.

- Charmey les bains : Avec le froid et la neige, après le ski ou juste pour le plaisir quoi de mieux que les bains de Charmey. Profitez c’est le temps idéal !

By night

Globull :

Vendredi 3.12: !!!Cheese new party!!!

Samedi 4.12: !! Dance’s tentation!!L’entrée est offerte aux filles toute la nuit. Avec Dj Time& Dj Dams, venez vous déchaîner sur le dancefloor sur le meilleur du R’n'B!!!

Sarah Cardinaux

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Buzz


La vidéo la plus détestée de youtube!


Pour comprendre des clowns japonais, pas besoin de parler leur langue.

Nuage de crème

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