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لاح حبيب… وشقيقه: أصيب بطلق «شوزن»

الشاخورة – حسين الوسطي

صلاح حبيب

ذكر رئيس الأمن العام اللواء طارق الحسن أنه في الساعة 8.10 من صباح أمس السبت(21 أبريل/ نيسان 2012)، تلقت غرفة المراقبة الرئيسية بلاغاً بوجود جثة ملقاة في إحدى الحدائق بمنطقة الشاخورة، حيث توجهت على الفور دوريات المنطقة الأمنية وفريق مسرح الجريمة إلى الموقع، وباشرت عمليات البحث والتحري، كما تم إخطار النيابة العامة بوجود شبهة جنائية، والتي باشرت عمليات التحقيق وانتدبت الطبيب الشرعي.

من جهته، أفاد حسين (شقيق الشاب صلاح) أن «شقيقي كان يشارك في المسيرة التي نظمتها المعارضة يوم الجمعة الماضي في قرية كرانة، وبعد انتهائها حدثت مناوشات أمنية، وبحسب شهود عيان فقد فر شقيقي مع 6 أشخاص باتجاه إحدى المزارع في قرية أبوصيبع، وتعرض الشباب الذين كانوا برفقة شقيقي للضرب، فيما حاول شقيقي الفرار وتم اطلاق الشوزن باتجاهه، واختفت أخباره وحاولنا في المساء السؤال عنه ولم نستطع التوصل إلى أي شيء».


فيما أكد شقيقه ملاحقة رجال الأمن له

«الداخلية»: النيابة تحقق في شبهة جنائية بوفاة صلاح حبيب

الشاخورة – حسين الوسطي

ذكر رئيس الأمن العام اللواء طارق الحسن أنه في الساعة 8.10 من صباح أمس السبت 21 أبريل/ نيسان 2012، تلقت غرفة المراقبة الرئيسية بلاغاً بوجود جثة ملقاة في إحدى الحدائق بمنطقة الشاخورة، حيث توجهت على الفور دوريات المنطقة الأمنية وفريق مسرح الجريمة إلى الموقع، وباشرت عمليات البحث والتحري، كما تم إخطار النيابة العامة بوجود شبهة جنائية، والتي باشرت عمليات التحقيق وانتدبت الطبيب الشرعي.

وأشار الحسن إلى أن التفاصيل الأولية للواقعة تشير إلى أن المتوفى هو صلاح عباس حبيب (36 عاماً)، وسيتم الإعلان عن أية مستجدات عن الواقعة لاحقاً في إطار استمرار عمليات البحث والتحري، مؤكداً ضرورة تحري الدقة في مثل هذه القضايا وعدم التسرع في إطلاق التصريحات التي لا تخدم المصلحة العامة.

من جهته، أفاد حسين (شقيق الشاب صلاح) أن «شقيقي كان يشارك في المسيرة التي نظمتها المعارضة يوم الجمعة الماضي في قرية كرانة، وبعد انتهائها حدثت مناوشات أمنية، وبحسب شهود عيان فقد فر شقيقي مع 6 أشخاص باتجاه إحدى المزارع في قرية أبوصيبع، وتعرض الشباب الذين كانوا برفقة شقيقي للضرب، فيما حاول شقيقي الفرار وتم اطلاق الشوزن باتجاهه، واختفت أخباره وحاولنا في المساء السؤال عنه ولم نستطع التوصل إلى أي شيء».

وأضاف «في اليوم التالي تلقينا اتصالا في التاسعة صباحاً من أهالي المنطقة يبلغوننا بأن جثة شقيقي ملقاة في إحدى المزارع في قرية الشاخورة، وعلى الفور توجهت العائلة إلى المكان، غير أن قوات الأمن منعتنا من معاينة جثته، وأطلقت علينا القنابل الصوتية والغاز المسيل للدموع لتفريقنا، وبعدها توجهنا إلى المشرحة بمجمع السلمانية الطبي، ولم يسمحوا لنا بمعاينة جثته، وسمح لشقيقي الأكبر برؤية وجه الفقيد فقط من أجل التعرف عليه».

وخلال تواجد قوات الأمن في الموقع الذي عُثر فيه على جثة الشاب صلاح، تجمع عدد من أفراد عائلة وأصدقاء الشاب، غير أن قوات الأمن أطلقت القنابل الصوتية والغاز المسيل للدموع لتفريقهم. يشار إلى أن المتوفى من منطقة البلاد القديم، ويقطن في الشاخورة، كما أنه متزوج وله 3 أولاد وابنتان، ويعمل مزارعاً في وزارة شئون البلديات والتخطيط العمراني.

صحيفة الوسط البحرينية – العدد 3515 – الأحد 22 أبريل 2012م الموافق 01 جمادى الآخرة 1433هـ

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Du nouveau sur l’assassinat des moines de Tibéhirine

Par LEXPRESS.fr, publié le 20/04/2012

Les anciens ministres de la Défense, Charles Millon et des Affaires étrangères, Hervé de Charette ont été récemment entendus dans l’enquête sur l’assassinat des moines de Tibéhirine.

Qui a assassiné les moines de Tibéhirine? Le GIA de Djamel Zitouni, qui revendique l’attentat? Un autre groupe d’extrémistes? Des soldats de l’armée algérienne cherchant à camoufler une bavure? Aucune piste n’est écartée dans l’enquête. Ainsi, les anciens ministres de la Défense, Charles Millon et des Affaires étrangères, Hervé de Charette ont été entendus récemment pour élucider le mystère autour de l’assassinat des moines de Tibéhirine.

Entendu en janvier, Charles Millon, ministre de la Défense dans le gouvernement d’Alain Juppé en 1996, au moment du massacre des sept moines français, a affirmé au juge Marc Trévidic, n’être « au courant de rien », selon cette source confirmant une information du Parisien. « J’ai complètement ignoré le dossier … Nous n’avons jamais eu de suivi particulier de ce dossier avant l’enlèvement des moines, ni pendant, ni après », a-t-t déclaré, selon le procès verbal d’audition cité par le journal.

Nouveau tournant dans l’enquête en 2009

L’enquête sur le massacre des moines de Tibéhirine, qui a privilégié dans un premier temps la piste des GIA (groupe islamique armé) ayant revendiqué l’enlèvement des moines, a été relancée en 2009 avec le témoignage d’un ancien attaché militaire français, le général François Buchwalter, évoquant une « bavure » de l’armée algérienne. L’ex-officier avait assuré au juge en avoir informé les autorités françaises dont l’ambassadeur et le chef d’état-major des armées. « Je ne connais pas le général Buchwalter (…) S’il a fait un rapport, il n’est jamais remonté jusqu’à moi. (…) On ne m’a jamais parlé d’une ‘bavure’ de l’armée algérienne », avait répliqué Charles Millon dans la presse.

Entendu à son tour le 11 avril par le juge Trévidic, Hervé de Charette a confirmé qu’une cellule avait été mise en place au Quai d’Orsay après l’enlèvement des moines mais qu’il ne l’avait présidée qu’une seule fois, selon la source proche du dossier. Hervé de Charette a évoqué toutefois l’intervention d’un émissaire du GIA, le 30 avril 1996. En 2009, l’ancien chef de la diplomatie du président Jacques Chirac avait également assuré n’avoir rien su d’une éventuelle « bavure » de l’armée algérienne.

Marc Trévidic a par ailleurs entendu, fin mars, l’ex-préfet du Var et ancien bras droit de Charles Pasqua, Jean-Charles Marchiani qui avait été chargé d’une mission auprès du GIA. Il a confirmé au juge que la mission avait été décidée par Jacques Chirac pour négocier une rançon, mais que le Premier ministre, Alain Juppé qui n’en avait pas été informé y a mis fin, signant « l’arrêt de mort des moines », selon le témoignage de l’ancien préfet, cité par le Parisien.

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Voter, c’est remettre en selle un pouvoir illégitime, autiste et isolé

El Watan, 22 avril 2012 A la veille du 50e anniversaire de l’indépendance du pays, s’annoncent des élections législatives, le 10 mai prochain, dans des conditions pour le moins déplorables pour les Algériens.

Si le pari de la libération du territoire a été réussi, celui de la libération de l’homme, tel que prévu dans la déclaration du 1er Novembre 1954 n’est toujours pas acquis. Les manifestations pacifiques ne sont pas toujours permises, notamment dans la capitale, et le droit de grève, remis en cause par le pouvoir, qui a promulgué une batterie de textes qui prorogent de fait l’état d’urgence théoriquement levé. Le chômage atteint des records inégalés, le suicide même des enfants est devenu un phénomène de société, et le mal-vivre est le quotidien des Algériens. Il ne reste plus à la population, notamment les jeunes, que l’émeute pour poser leurs problèmes quand ils n’optent pas en dernier ressort pour la harga, à tel point qu’il ne se passe pratiquement pas un seul jour sans que l’on signale ces drames à travers le territoire national.

La répression et la gestion des émeutes sont des points forts du régime autoritaire et policier. Les services de sécurité sont dotés de moyens humains et matériels ahurissants. La paix sociale à tout prix est achetée avec une partie de la rente pétrolière qui a échappé à la corruption. Des sommes faramineuses sont englouties dans l’import/import au détriment de la création de richesses source intarissable d’emplois, souci majeur de notre jeunesse. L’économie est en panne, et, au lieu de la développer, on recourt au crédoc puis à une dévaluation du dinar qui ne dit pas son nom afin de faire accroire par les chiffres qu’elle se porte bien. Pour faire baisser la fièvre, on casse le thermomètre ! Les droits à la santé, au logement, à l’éducation, à la culture, au sport, aux loisirs…, pourtant garantis par la Constitution, sont devenus des privilèges quand ils ne sont pas bafoués. Au plan extérieur, la situation est très préoccupante.

Attirés par son pétrole et sous prétexte d’instaurer la démocratie en Libye, les pays de l’OTAN y ont installé la guerre civile. Des armes de guerre y circulent à ciel ouvert, traversent nos frontières devenues poreuses, constituant ainsi une menace pour la sécurité du pays et de toute la région. La déstabilisation du Mali additionnée à celle de la Libye nous fait craindre le pire. Faute d’anticipation d’évènements, pourtant à nos portes, nos chancelleries sont violées, notamment à Gao où nos diplomates ont été enlevés, sans coup férir, par un groupe non identifié ! Souhaitons qu’ils retrouvent leur pays sains et saufs. L’Algérie, dont la guerre d’indépendance avait émerveillé le monde, jouissait d’un respect et d’une considération ; aujourd’hui ses ressortissants sont renvoyés par l’Italie, par exemple, la bouche scotchée sans qu’il y ait la moindre réaction immédiate de la part de nos autorités ; les Italiens eux-mêmes sont plus outrés que nos responsables.

Pendant ce temps à Alger, on déroule le tapis rouge à des étrangers, qui, en fait, ne représentent qu’eux-mêmes quand notre capitale n’est qu’une escale de quelques heures pour des responsables internationaux de haut niveau, attendus chez nos voisins devenus plus attractifs. En fait, tous ces éléments montrent qu’il n’y a pas d’Etat protecteur de ses «sujets» car il n’y a pas de citoyens en Algérie ; il n’y a qu’un régime autoritaire et policier dont l’unique souci est de régenter la société pour se maintenir, perdurer et faire fructifier sa rente. C’est dans ce contexte chaotique que le pouvoir, épaulé par d’insoupçonnables partis politiques, compte organiser les prochaines élections législatives.

Ajoutons à cela le fait que des partis qui remplissaient les conditions d’existence en vertu de la loi n’ont pas été agréés alors que des dizaines d’autres, dont certains sont issus du sérail, l’ont été en un temps record, en vertu de la politique de l’octroi ; c’est à se demander si par ce subterfuge, la fraude attendue aidant, on ne cherche pas à imposer par un jeu d’alliances, même contre nature, une nouvelle carte politique, par le haut, à la mesure du prince du moment. Cette opération semble être pour le pouvoir un préalable à l’autre élection à venir, autrement plus importante qu’est la présidentielle de 2014. N’est-ce pas là, en définitive, l’enjeu principal des législatives ?

La participation à ce scrutin, outre le risque de le voir se dérouler «à la Naegelen» est de cautionner, voire de participer à une recomposition par le haut. Il y a risque de contribuer à la remise en selle d’un pouvoir illégitime, autiste et isolé ; isolé, car il a tout fait pour détruire la société civile et les partis politiques crédibles, dont le rôle d’intermédiation entre lui et la population est leur raison d’être pour éviter toute explosion sociale dont personne ne peut prévoir les conséquences. Le risque de la participation vaut-il la peine d’être pris ?
Mustapha Bouhadef : ancien secrétaire national du FFS

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Législatives : Le ministre de l’Intérieur menace

Le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales, M. Daho Ould Kabila, a fait une sortie médiatique, hier sur les ondes de la Chaîne I de la Radio nationale, et a menacé tous ceux qui doutent de la sincérité de la démarche qui prévaut dans l’organisation des prochaines élections législatives. par Yazid Alilat, Le Quotidien d’Oran, 22 avril 2012

Il a ainsi menacé de sévères sanctions «tout ceux qui touchent à la crédibilité» des élections législatives du 10 mai prochain. «Nous tenons plus que jamais à appliquer de la manière la plus ferme, les sanctions contre toute tentative de toucher à la crédibilité du scrutin», a t-il précisé, lors de son passage à l’émission «Aktar min midjhar». M. Ould Kablia visait notamment certaines formations politiques et des leaders de partis qui ont, avant même le début de la campagne électorale, mis en doute l’honnêteté de ces élections, et ont évoqué une fraude massive. Selon le ministre de l’Intérieur, les partis qui «anticipent les évènements», en parlant de fraude, utilisent ce discours pour «justifier leur échec» à l’annonce des résultats de ces élections.

Autrement dit, pour M. Ould Kablia, les partis politiques parlent de fraude pour justifier, à posteriori, leur échec à ces élections. S’adressant aux partis en lice pour ces législatives, il a ainsi réitéré la «ferme volonté» de l’Etat, et au plus haut niveau, pour garantir des élections transparentes, régulières et crédibles.

Pour autant, il tient à avertir que « l » Etat fera face à tout ce qui remettra en cause la crédibilité des élections». D’autre part, il a relevé que certaines formations politiques «exagèrent dans leurs ambitions» politiques qu’elles ont annoncées, depuis le début de la campagne électorale. Il vise en particulier certains partis qui ont prédit de remporter la majorité à la prochaine Assemblée populaire nationale (APN).

«Aucun parti politique ne peut remporter seul 232 sièges (nombre de sièges de la majorité)», a-t-il soutenu, soulignant que «seuls les résultats montreront le poids de chaque parti et seul le peuple donnera à chaque formation ce qu’elle mérite». Plusieurs chefs de partis politiques ont, la semaine dernière durant leurs meetings, promis de remporter les élections.

Un parti politique (AHD 54) a même promis à Constantine, que s’il remporte ces élections, il réalisera en «5 ans ce qui n’a pu être réalisé en 50 ans d’indépendance».

Mais, au delà de cette «guéguerre électorale» entre les partis et l’Administration, M. Ould Kablia n’a pas précisé le type de sanctions sévères qui s’abattraient contre tous ceux qui veulent ternir l’image de probité de ces élections. Plus de 500 observateurs (UE, Ligue arabe, ONU, UA) sont attendus pour suivre le déroulement de ces élections.

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Médecins spécialistes : la grève reprend aujourd’hui

Pas de trêve sociale pour les blouses blanches. Les syndicats de la santé battent le rappel des troupes. Alors que les praticiens spécialistes de santé publique entament leur grève illimitée aujourd’hui même, l’Intersyndicale du personnel de la santé hausse le ton, suivie par d’autres syndicats qui annoncent plusieurs actions de contestation dans les semaines à venir. El Watan, 22 avril 2012

Pour le Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP), c’est aujourd’hui que le ton monte. Leur grève illimitée commencera donc, malgré les nombreuses menaces et intimidations subies, notamment à travers la décision de justice qui a estimé, encore une fois, que ce débrayage est illégal. «Le secteur de la santé est le seul qui s’acharne autant sur ses syndicalistes», souligne le docteur Yousfi, président du SNPSSP, initiateur de la grève. Une décision de justice qui est loin de faire peur à ces médecins engagés dans la lutte syndicale depuis des années. Ils se disent déterminés à se battre pour obtenir gain de cause, d’autant qu’ils travaillent scrupuleusement, depuis quelques semaines, à unir leurs forces autour de l’Intersyndicale du personnel de la santé créée récemment.

«Encore une fois, la justice est instrumentalisée dans le secteur de la santé pour nous intimider, mais on ne compte pas s’arrêter là. La grève illimitée est lancée et nous irons jusqu’au bout pour une meilleure prise en charge du malade algérien», explique d’un ton plein d’assurance le docteur Yousfi. Et d’ajouter : «Un sit-in est prévu demain près du ministère de la Santé pour afficher notre détermination.» Leurs revendications ? L’amendement du statut, la révision du régime indemnitaire, la suppression des mesures discriminatoires entre les spécialistes de santé publique et ceux de l’enseignement hospitalo-universitaire et de meilleures conditions de travail.

La contestation s’amplifie et s’organise

Les mêmes revendications ont été reprises, à quelques différences près, dans la plateforme de revendications de la nouvelle Intersyndicale du personnel de la santé créée le 4 avril dernier pour réunir les quatre syndicats du secteur : Syndicat nationale des psychologues (Snapsy), Syndicat de l’enseignement paramédical, Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP) et Syndicat national des praticiens spécialistes de santé publique (SNPSSP). La plateforme de revendications de l’Intersyndicale comprend plusieurs points, dont le droit à une meilleure prise en charge du patient, l’amendement des statuts, la révision du régime indemnitaire spécifique et la promulgation du régime global, mais aussi et surtout le respect des libertés syndicales.

Pour ce dernier point, une série d’actions a été décidée, notamment la saisine d’instances internationales comme le Bureau international du travail (BIT). Des actions de rue et une grève générale sont également prévues. Le secteur de la santé, marqué par de nombreux dysfonctionnements dont l’interminable pénurie de médicaments et la mauvaise prise en charge des patients, particulièrement les cancéreux, ne semble pas près de sortir de la crise.
Bouredji Fella

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La tension sur les carburants se poursuit

Le Soir d’Algérie, 22 avril 2012 La tension sur les carburants se poursuivait encore hier dans les stations-service du centre du pays. Certes, les produits étaient disponibles mais leur distribution était cependant insuffisante, les automobilistes cédant encore à l’intox.
Chérif Bennaceur – Alger (Le Soir) – Immenses jeudi et vendredi soir, les files de véhicules ont continué à l’être hier devant les stations-service de la capitale et d’autres régions du centre du pays. Dans certains quartiers d’Alger, notamment ceux de la périphérie ouest et du centre-ville, la circulation demeurait toujours perturbée à cause des longues chaînes d’automobilistes. Dans d’autres quartiers, les files s’étiraient mais moins nombreuses. La tension sur les carburants, notamment le super, se poursuivait ainsi hier, moins forte parfois mais suscitant encore l’incompréhension. Manque de produits pétroliers ? Non, assure la société Naftal, en charge de la distribution des produits pétroliers et dont le P-dg n’a cessé, durant le weekend, de rassurer sur la disponibilité des carburants. Tous les produits sont disponibles, assure Saïd Akreteche sur les ondes radiophoniques. Des assurances qui ne semblent pas convaincre les automobilistes qui continuaient de submerger les entrées des stations. Non, répondent également les responsables des stations mais qui relèvent, cependant, que la distribution telle que assurée reste insuffisante. Ainsi, le responsable de la station- service du 1er-Mai a, hier, assuré qu’il dispose de stocks de carburants suffisants pour couvrir la demande mais sur une durée limitée. Concernant l’essence super, ce gérant confie que la quantité disponible suffisait pour la journée, en attendant la rotation nocturne des camions-citernes de Naftal. Dans le cas où cette livraison tardera, la distribution de super cessera a contrario des autres produits. D’autant qu’une commande de super faite depuis mercredi dernier n’avait pas encore été satisfaite jusqu’à hier, relève ce responsable qui déplore l’absence de répondant de la société de distribution. Voire, c’est le système de distribution, le choix du mode nocturne et l’interdiction de circulation durant la journée ainsi que la contenance limitée à 27 000 litres pour les camions-citernes et qui ne satisfait pas toujours les gérants que ce gérant conteste. Ce dernier d’en appeler les pouvoirs publics et notamment le Wali d’Alger à lever ces interdictions. Or, cette situation s’aggrave par la propension des automobilistes à céder aisément à l’intox, aux rumeurs. Lancées dans ce contexte politique et socioéconomique particulier, ces rumeurs sur une grève des agents de Naftal ou une pénurie de carburants ont été pourtant démenties par la société de distribution et même par l’union privée des propriétaires de stations-service. Et ce au-delà des facteurs liés à la vétusté des équipements des stations-service, les retards dans l’accostage des navires et la livraison des dépôts de carburants, et en somme les insuffisances et les dysfonctionnements du système et de la politique énergétique.
C. B.

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الثورات العربية .. صراع المبادئ والأهداف

بقلم  ـ د. عمرو راغب
هناك مشاهد في الثورات العربية تستحق أن يقف عندها المرء ويمعن النظر فيها طويلاً، ذلك أنها تملك كماً هائلاً من الحقيقة التي قد لا يراها البعض، وقد يتعامى عنها البعض الآخر لسبب من الأسباب. مشاهد خزنتها الذاكرة العربية وستحفظها كتب التاريخ، (على الأقل في سجل طياتها المؤقت و قبل أن تطالها أياد التجميل والتزييف)، وستقرؤها ملايين العقول قبل أن يتوقف عندها البعض ليلقي نظرة فاحصة في العمق، فيرى صورة أخرى تتوارى خلف الأولى، وحقيقة حاضرة غائبة يكرهها الجميع، رغم حاجاتهم الماسة لمعرفتها ومواجهتها، وربما مواجهة أنفسهم كذلك.
أحد هذه المشاهد أتى من ميدان التحريرفي قلب القاهرة، وفي الساعات الأخيرة ليوم عصيب، شهد أوله هجوم الهجانة على ظهور الجمال، وشهدت ساعات ليله الأولى تطاير قنابل المولوتوف والحجارة، وأبت خاتمة ليله إلا أن تكون أقساها، فسقط من سقط بنيران قناصة لا يعرف أحد لهم إسماً حتى الآن، لكن المشهد الختامي لخص في يوم واحد صراع البشرية و أطوار الإنسانية، عندما وقف كل إنسان على الجانب الذي ارتضاه من الميدان، إما مهاجماً، أو مدافعاً. فاختار البعض أن يدافع عن المبادئ ، واختار البعض الآخر أن يدافع عن النظام، وكل من الفريقين رأى فيما فعله دفاعاً عن الوطن، كما يراه ويعرفه هو.
المشهد الآخر جاء من صنعاء، عندما وقف رئيس احترق بعض من جسده وبعض آخر من تاريخه، يناور ويراوغ للاحتفاظ بمنصبه، على رأس وطن لم يعد أحد فيه ينكر حقيقة أن أبناءه قد رفعوا السلاح في وجه بعضهم البعض، وهم قد قبلوا بذلك وارتضوه. وبين مناورات الساسة، وتعصب أهل القبائل، تتطاير القذائف وطلقات الرصاص، ويقف أبناء الوطن الواحد وجهاً لوجه وقد توارت صورته خلف خارطة المصالح المحلية تارة، وخلف المصالح الإقليمية والدولية تارة أخرى. فلم يعد أحد قادر على التمييز بسهولة بين من يدافع عن كرامة الإنسان، أو مصالح الوطن، أو أولئك الذين يدافعون عن رباط قبلي يرونه في أعينهم أكثر جدارة بالدفاع عنه من أي شاء آخر، أو حتى أولئك الذين لا يدافعون إلا عن مصالحهم الذاتية البالغة الضيق، و البالغة الأنانية إلى حد لا يصدق.
وآخر تلك المشاهد، ولن يكون الأخير بالمناسبة، أتى من ضواحي مدينة سرت الليبية، وفيه خرج زعيم سابق، متدثراً بعباءة الفجر، بغية البحث عن نقطة جديدة لمواصلة رحلته العبثية في استعادة السيطرة على أبناء شعبه، وهو الذي حرق جثثهم في بني غازي، وهاجمهم في مصراتة، واحتفظ بهم رهائن في طرابلس. فكان المشهد الأخير معبراً عن رحلة السقوط بأكملها، فطائرات الناتو – كعادتها – قصفت موكبه من الجو، ثم أتت قوات الثوار لتكمل المهمة على الأرض، ليكون مسك الختام مشهد اغتيال القذافي.
كل هذه المشاهد، وغيرها أيضاً، يربطها خيط أساسي، وهي أنها تأتي تعبيراً عن لحظة اختيار، يختار فيها الإنسان (والمواطن العربي) بين الانحياز للمباديء الأساسية التي تقوم عليها المواطنة و الوطن، وبين الانحياز الى حزمة المصالح التي تدفع باتجاه أهداف قد لا تخدم الوطن بقدر ما تخدم أفراد بعينهم. لحظة الاختيار هذه، والقرار الناتج عنها، هو ما يجب أن يكون في بؤرة اهتمام كل فرد شارك في هذه الثورات المندلعة، من الخليج إلى المحيط.
لماذا قامت تلك الثورات؟ ومن الذي يجب أن يكون في صدارة الإهتمام: الوطن أم الفرد؟ هل يثور المرء من أجل أشخاص ومصالح أم من أجل مباديء وأوطان؟ أين هي الخيارات الأخلاقية في كل جوانب المصاعب التي تواجه الأوطان و الشعوب، في هذه المرحلة الحاسمة من تاريخ المنطقة؟ كل هذه الأسئلة تحتاج إلى إجابة فورية من جانب كل مواطن عربي على أرض المشرق، المليئة بالمتاعب، والحافلة أيامها القادمة بكل النذر.
فهذه الثورات لم تقم من أجل زيادةٍ في الرواتب، أو دعمٍ للمصالح الفئوية، أو تقديم قبيلة على أخرى، أو طائفة على أخرى، وبالتأكيد لم تقم من أجل الإنتقام أو التشفي، ولم ولا ينبغي لها أن تقوم لتحقيق أهداف خارجية أو مصالح إقليمية.

هذه الثورات قد قامت على القاعدة الأخلاقية التي بنيت عليها (الشخصية العربية)، بأبعادها الدينية والاجتماعية والتاريخية، وأي إلغاء أو تجاهل لهذه المباديء الأخلاقية ينتقص وبشدة من مصداقية أي ثورة، أو حتى أي حراك شعبي أو جماهيري.
فلا يمكن والحالة تلك، أن يتجاهل البعض أوجاع الوطن، وأن يلح في مطالبه الخاصة دون اعتبار للظروف على الأرض، والحاجة الماسة لإعادة البناء، خاصة في تلك الدول التي أرهقت اقتصادياتها نتيجة لاندلاع الثورة على أراضيها. فالمباديء الأخلاقية تقدم – ومن باب التضحية الواجبة – مصالح المجموعة على مصالح الفرد، وبالتالي فالمُنتَظر من الأفراد أن يبذلوا التضحية المطلوبة من أجل تمكين المجتمع – و بالتالي الوطن – للنهوض من جديد. وفي هذا الخضم أيضاً، فإن التركيز على إعادة بناء الوطن والمجتمع يحتم التأكيد على حقوق المجتمع الاساسية، في العيش بكرامة وحرية، وتأكيد الاستقلالية السياسية للمواطن، وحريته في التعبير عن أرائه واختيار من يمثله.
فالذين أطلقوا الرصاص في تلك الليلة المشئومة في قلب القاهرة، قد هاجموا أخوة لهم في الوطن، جل جرمهم أنهم كانوا يطالبون بحقهم العادل في العيش بكرامة وحرية وسلام. وما كان هذا ليحدث، لو أن الانحياز للمباديء الأخلاقية والسليمة هو عقيدة أساسية للمواطن، أياً كان موقعه وسلطته.

فالصراع الحقيقي في تلك الليلة، لم يكن حول إحكام السيطرة على ذلك الجسر أو ذاك المدخل في الميدان، بقدر ما كان صراعاً أخلاقيا حول الإختيار بين المباديء الأساسية والأهداف الخاصة.
وهذه الثورات أيضاً لم تقم لخدمة مصالح قبيلة ما، أو تحالف من القبائل على حساب أخرى. فالثورة لا يمكنها أن تبني وطناً لا يتشارك فيه أبناء الوطن بسواسية، وهي لا تحفظ مجتمعاً قد أحكمت الفرقة فيه بين أفراده، تبعاً لفوارق طبقية وقبلية لا تعترف بعدالة اجتماعية أو إنسانية، قوامها أن الناس سواسية كأسنان المشط. إن كل محاولات التسوية القائمة على أساس إعادة توزيع مراكز السلطة، طبقاً لتسويات قبلية جديدة، ما هي إلا استمرار لذات النهج القديم، والذي يلغي كينونة الدولة، كبناء يقوم على المؤسسات بشكل رئيسي، لصالح الدولة « الكرتونية » ذات الإطار السياسي والقانوني الهش.
والبديل الصحيح، هو بناء الدولة على مبادئ الحق والعدل والمساواة، وهو ما يستتبع بالضرورة أن يختار المواطن في مثل تلك الدول أن يقدم مصلحة الوطن على مصلحة القبيلة، والإقرار بأن دولة المؤسسات هي الأقدر على تحقيق العدالة الاجتماعية والإنسانية، من دولة تخضع لأهواء قلة من شيوخ القبائل الذين تتغير آراؤهم، بتغير مصالحهم وتحالفاتهم.
أما ما رأيناه في سرت، لا أحد يشكك في مدى إجرام القذافي ، والظلم الذي ألحقه بأفراد شعبه. وربما كان أشد ظلمه ضراوة – وهو ما لم يدركه الكثيرون – هو إبطاؤه لحركة التاريخ في بلده، والتدمير الذي ألحقه بالشخصية الوطنية، والتي كان من المفروض أن تتطور عبر أربعين عاماً أو يزيد من حكمه، وهذا لم يحدث .

لكن المشهد المؤلم لمقتله، لم يكن مؤلماً بسبب موت صاحبه، وإنما كان مؤلماً لتغليب ثورة الانتقام والتشفي على ثورة المبادئ والقيم.
هذا الصراع بين المباديء الأخلاقية والأهداف الذاتية، هو الجوهر الحقيقي لكل هذه الثورات، وهو ما عبر عنه أولئك الذين تشبثوا بقطع الصفيح في مداخل التحرير في مواجهة قناصة الليل – والذين خانوا أمانة الدفاع عن شعبهم يوم أن اختاروا إطلاق الرصاص عليهم -  وأولئك الذين وقفوا في مواجهة الظلم في طرقات تونس وبني غازي، وأولئك الذين يرفضون المساومة على مستقبل شعبهم في شعاب صنعاء لصالح الحلول القبلية.
إن أية ثورة في التاريخ لن يكتب لها النجاح إلا إذا استندت إلى قاعدة أخلاقية واضحة، و مباديء أساسية لا تقبل المساومة، عمادها الارتقاء بالإنسان والمجتمع في آن واحد. وهذه المباديء موجودة بالفعل في الإطار الديني والحضاري للأمة وشعوبها ، ولا تحتاج إلى صناعة أو حتى إعادة صياغة، لكنها تنتظر وتحتاج إلى رجال يطبقونها بكل حزم وأمانة، رجال لا تسوقهم مصالحهم الضيقة – شخصية كانت أم قبلية – ولا تقودهم رغبات الاستحواذ والسيطرة، ولا تسيطر عليهم شهوات الانتقام والثأر من ماضٍ أليم عاشوه وقاسوه.
ولكل ثورة جانبان، أحدهما يختص بهدم الماضي أو جزء منه، والآخر يختص ببناء المستقبل على أنقاض ذلك الماضي. وبما أن الثورة هي حراك من أجل التغيير، فلا معنى إذاً من قيامها إذا لم تنجح في تغيير الماضي إلى حاضر أفضل ومستقبل واعد.

والتغيير الحقيقي لا يكون في بناء المباني وشق الطرق وإقامة المصانع، بل في بناء الإنسان وقيمه ومثله وأخلاقه.

وإذا لم تنجح الثورة في تعليم أصحابها كيف ينحازون إلى المباديء و القيم الأخلاقية السليمة، وكيف يقدمون مصلحة شعوبهم وأوطانهم على مصلحتهم الذاتية، فلا خير فيها إذاً ولا في القائمين عليها. فالصراع من أجل غد أفضل هو صراع مباديء وأخلاق قبل أي شيء آخر، وما لم ندرك حقيقة ما نواجهه من تحديات، فإنه لن يكتب لنا النجاح في ارتقاء سلم التاريخ من جديد.

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Tunisie, est-ce que tout est joué ?

Hassane Zerrouky • Le Soir (Algérie)
C’est tout le paradoxe de cette révolution tunisienne qui a vu un parti Ennahda s’emparer d’une révolution faite par des jeunes au nom d’idéaux démocratiques et progressistes.

Les résultats partiels rendus publics par la commission électorale confirment, certes, la poussée islamiste, mais Ennahda, qui récolterait 40% des voix s’adjugerait entre 65 et 70 sièges sur les 217 en lice, n’aura donc pas une majorité suffisante pour gouverner et devra nouer des alliances avec des partis non islamiques, de gauche, principalement avec le Congrès pour la République (CPR) de Moncef Marzouki et Ettakatol (Forum démocratique pour le travail et les libertés) de Mustapha Benjaafar, qui auraient obtenu entre 15 et 16% de voix chacun. En acceptant de former avec Ennahda un gouvernement d’union nationale, ces deux partis lui ont apporté cette caution démocratique qui lui manquait. Et dès hier, les discussions entre les trois partis ont commencé.

Non sans arrière-pensées politiciennes. En contre-partie de ce soutien inattendu, Mustapha Benjaafar escompte se faire élire chef de l’Etat par l’Assemblée constituante, alors que durant la campagne électorale, il avait plus d’une fois écarté toute alliance avec les islamistes. Autre paradoxe, il se pourrait que l’Assemblée constituante soit dominée par les partis de gauche et non islamiques. En effet, outre le CPR, Ettakatol, le Parti démocratique progressiste (PDP) de Maya Jbiri, qui aurait obtenu entre 8 et 10% de voix, le Pôle démocratique moderniste (PDM) qui a franchi la barre des 5%, le PCOT (Parti communiste ouvrier tunisien) de Hamma Hemami qui a récolté quelques sièges, totaliseraient ensemble plus de voix qu’Ennahda.

On aurait donc une Assemblée constituante dominée par les partis de gauche et progressistes. De ce fait, le parti islamique n’aura peut-être pas les coudées franches pour faire ce qu’il veut. La rédaction de la nouvelle Constitution ne sera pas une tâche facile pour lui. La question est donc de savoir, dans le cas où cette Assemblée venait à refuser ses propositions, si Ennahda serait tenté de passer en force en faisant appel à la rue. Plusieurs de ses dirigeants ont d’ailleurs laissé planer une telle possibilité. «Si la Constituante n’honore pas ses engagements, le peuple y répondra par le slogan “Dégage”» a menacé Noureddine Bhiri, président du bureau politique du parti.

Autrement dit, il n’exclut pas de faire appel à la rue pour imposer ses vues. Si c’est vraiment le cas, il lui faudra compter avec tous ces jeunes, les vrais acteurs de la révolution du 14 janvier, et les femmes, décidés à ne pas se laisser déposséder de leur révolution et des acquis de la modernité. Car s’il y a une chose qui semble acquise, c’est que les Tunisiens ne se sont pas débarrassés d’une dictature pour la remplacer par une autre. Ennahda, dont les statuts ne font aucune référence à l’islam, et qui s’est engagé à respecter le statut de la femme, à ne pas remettre en cause l’interdiction de la polygamie, sait qu’il est attendu au tournant. Il sait surtout que rien n’est encore joué. Il va donc agir avec prudence afin de ne pas heurter frontalement cette partie des Tunisiens qui lui est hostile. Outre la rédaction de la nouvelle Constitution et son adoption par une Assemblée nationale dont une partie importante des députés ne lui est pas acquise d’avance, la priorité d’Ennahda, qui a promis beaucoup de choses sur le plan socio-économique, dont un revenu national par habitant de 1 000 euros, et d’accepter l’alternance au pouvoir, sera de consolider son pouvoir et de ne pas décevoir ceux qui ont voté pour lui. Dans un an, ce sera les élections législatives et Ennahda espère bien les remporter afin d’asseoir durablement son pouvoir.
H. Z.

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En Syrie, une révolution pas comme les autres

Fady FADEL • L’Orient Le Jour (Liban) Comment rassurer les Syriens, appartenances politiques, civiles, militaires et religieuses confondues ? Dans son interview télévisée en date du 21 août 2011 (1), le président syrien Bachar el-Assad a annoncé que de nouvelles élections législatives auront lieu avant février 2012. C’est cette nouvelle Assemblée parlementaire qui sera compétente pour la révision, ou non, de la Constitution syrienne.

Bien que cette promesse, qui se projette dans un avenir à court terme, porte les germes d’une certaine compréhension des revendications populaires, il n’en demeure pas moins qu’elle est, en soi, insuffisante pour répondre aux attentes de la population manifestante. Aussi, en date du 28 août 2011, le président syrien a-t-il promulgué un décret-loi concernant la liberté de presse (2). Dans ce texte, il est clairement indiqué qu’un journaliste ne peut plus être arrêté et emprisonné dans l’accomplissement de sa mission et qu’il a librement accès aux différents services publics pour la collecte d’informations.

Néanmoins, en cas d’atteinte à l’intérêt de la nation, de collaboration avec l’ennemi ou d’atteinte à l’unité nationale, le journaliste sera immédiatement arrêté, jugé et emprisonné. Encore faut-il savoir, à travers la future jurisprudence, en quoi consiste l’atteinte à l’unité nationale ou à l’intérêt de la nation.

Toutefois, force est de reconnaître que des efforts sont faits, bien qu’insuffisants au regard des attentes de la population. Il semble jusqu’à présent que ni les revendications des manifestants ni les réformes annoncées ou promises n’ont fait l’objet de dénonciation partisane par les communautés confessionnelles. Il reste que le régime a marqué quelques points sur les plans de la politique étrangère de la Syrie, son contrôle des forces armées militaires et sécuritaires et la position intransigeante à l’encontre d’Israël.

Sur le plan international, le régime a conclu une alliance solide avec l’Iran tant sur le plan économique que sur le plan géopolitique, ce qui fait de la Syrie l’acteur principal du renforcement ou de l’affaiblissement du Hezbollah libanais, ennemi juré d’Israël. En second lieu, son appui indéfectible à la cause palestinienne en fait le principal soutien au Hamas. En troisième lieu, l’entente implicite entre Américains et Syriens sur le contrôle des frontières syro-irakiennes constitue un point stratégique fort dans le maintien de la sécurité en Irak, à la veille du retrait américain de ce pays. En quatrième lieu, le refus des Assad père et fils d’engager des négociations directes avec Israël, comme l’ont fait les puissances sunnites de la région (Égypte, Jordanie, etc) constitue pour l’opinion publique syrienne une force d’opposition politique contre l’occupant israélien. Enfin, la loyauté des forces sécuritaires et militaires constitue une valeur sûre pour moins de pression politique et populaire pour les réformes, comme ce fut le cas en Tunisie et en Égypte.

Face à ces données qui constituent un point fort dans la realpolitik du régime, il n’y a pas de propos pertinents de la part des opposants et de leur conseil pour rassurer l’ensemble des Syriens quant aux échéances nationales et régionales.

Ne faudrait-il pas réitérer la position de l’opposition syrienne à une paix négociée bilatéralement au Moyen-Orient ? Ne faudrait-il pas rassurer les alliés iraniens qu’un changement politique n’affecterait pas la stratégie géopolitique irano-syrienne qui interpelle l’Occident ? Ne conviendrait-il pas de rassurer l’armée syrienne sur les mérites de son unité face à Israël ? Ne faudrait-il pas approfondir les rapports avec la Russie, qui considère toujours le régime syrien comme étant sa fenêtre méditerranéenne et sa porte sur le conflit arabo-israélien ? Ne faut-il pas dénoncer d’une façon claire et nette les actions terroristes commises à l’encontre des minorités chrétiennes en Irak et en Égypte, d’autant plus qu’il existe des penseurs et des militants chrétiens syriens dans l’opposition (Michel Kilo, Anwar el-Bounni, Jean Antar, etc) ? N’est-il pas temps de rassurer les minorités en parlant de tolérance et d’égalité de tous les Syriens devant la loi et dans l’accès à la haute fonction publique, voire d’un système politique qui garantit leur participation active à la vie politique ?

Tant que l’on n’aura pas apporté des réponses à ces questions vitales et géopolitiques, les minorités en Syrie continueront d’hésiter face à un changement. Bien que des axiomes semblent aujourd’hui s’imposer au niveau de certaines libertés publiques, il n’en demeure pas moins que la vision comparative prédomine dans l’approche des minorités en Syrie. C’est à la majorité désormais de rassurer et de proposer des valeurs démocratiques fondées sur l’égalité en droit et en dignité de tous les citoyens et sur les libertés religieuses qui constituent le prolongement des autres libertés publiques.

À ce prix, la peur des minorités sera éradiquée. Ces dernières deviendront ainsi davantage des acteurs du changement que plutôt, le cas échéant, les bénéficiaires.

1) Journal L’Orient-Le Jour du 22 août 2011 en ligne, consulté le 22 août 2011.

2) Journal L’Orient-Le Jour du 29 août 2011 en ligne, consulté le 29 août 2011.

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Contes de la barbarie ordinaire

Fifi ABOU DIB • L’Orient le Jour (Liban)

En effet il y avait urgence. À peine confirmée la libération de la  Libye avec la mort de Kadhafi, le chef du CNT déclarait nulle et non  avenue toute loi qui « violerait » la charia et donnait en exemple celle  portant sur la polygamie.

Pendant le règne du tyran, la polygamie était  légale sous certaines conditions, telles que l’accord de la première  épouse ou la capacité du polygame à subvenir aux besoins de plusieurs  familles. Eh bien, les Libyens peuvent se réjouir : l’islam n’imposant  aucune condition dans ce contexte, la polygamie ne nécessitera plus  d’examen de passage. Si ce n’est pas un progrès ! Cela va bientôt  s’inscrire au nouveau chapitre des droits de l’homme. Sur les droits de  la femme, rien n’a encore filtré.

Kadhafi a été traqué, malmené, humilié. Lynché. Les jours qui ont précédé sa mort, il se terrait dans Syrte, occupant des maisons abandonnées, se nourrissant de pâtes trouvées dans les placards des anciens habitants. Presque la même fin que Saddam Hussein, sauf que le dirigeant libyen était, lui, incongrument et soigneusement rasé. Signe qu’il s’accrochait à une certaine dignité. Sans doute y avait-il une sorte de logique dans cette mort fauve aux relents de curée. La barbarie de ses bourreaux exprimait une haine archaïque, bien au-delà de l’aversion qu’on peut avoir pour un ennemi ordinaire. Plus fort que le souvenir de l’injustice qu’il a pu exercer, l’histoire gardera de lui cette image très « graphique » comme on dit sur YouTube des vidéos aux contenus violents.

Enfin, il est mort, paix à toute âme, la sienne comme les autres, et cette fin ne surprend ni ses victimes ni ses obligés. Tous l’ayant souhaitée de concert, il ne pouvait en être autrement. C’est une fin de dictateur, comme celle de Mussolini, d’Hitler ou de Ceausescu. Moi, c’est l’histoire de Yue Yue qui me tourmente. Yue Yue avait deux ans. Elle traversait en regardant du mauvais côté une ruelle étroite dans un marché en Chine. Une camionnette l’a renversée, le conducteur s’est enfui. C’est choquant, mais ça peut arriver. La suite est pire. Un passant, deux passants, dix passants contournent le petit corps encore en vie, sans s’arrêter. Une autre camionnette lui passe dessus sans états d’âme. Huit nouveaux passants, et personne ne s’arrête. C’est une ramasseuse d’ordures qui la retire enfin de la chaussée. La Chine, 1.33 milliards d’habitants…et des poussières. Yue Yue faisait partie des poussières. La Chine, inquiète, se penche sur le dysfonctionnement de son tissu social. C’est l’humanité entière qui devrait s’interroger sur sa déshumanisation.

À qui Abdeljalil cherchait-il à plaire avec ce premier discours où il se hâtait d’étendre le domaine de la sexualité masculine, avec ses insinuations sur la polygamie ? Combien de morts pour cette magnifique réalisation ? Pourquoi ne s’est-il trouvé personne pour sauver Yue Yue ? Sans compassion, sans empathie, sans la notion de l’autre, sommes-nous encore capables de réaliser un printemps ?

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