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Concerto à la mémoire d’un ange: une merveille signée Schmitt

Toujours aussi prolifique, Eric-Emmanuel Schmitt revient cette année avec un nouveau recueil de nouvelles, Concerto à la mémoire d’un ange.

Après s’être déjà essayé au genre de la nouvelle avec Odette Toulemonde et autres histoires en 2006 et la Rêveuse d’Ostende en 2007, l’auteur revient dans les librairies avec quatre nouvelles sur le thème de la rédemption. Sommes-nous libres ? Subissons-nous un destin ? Pouvons-nous changer volontairement ? Voici les questions qui jalonnent ces quatre histoires, si différentes malgré leurs ressemblances. Comme une sorte de fil conducteur, Sainte Rita, patronne des causes perdues, guidera, de près ou de loin, l’existence de tous les personnages, du simple marin à l’escroc notoire en passant par la vieille femme empoisonneuse et le président de la République. Presque toujours passionnant, Eric-Emmanuel Schmitt nous livre une très belle œuvre, mêlant à merveille réflexion profonde et légèreté d’écriture.

L’empoisonneuse

Première nouvelle du recueil, l’empoisonneuse narre la rencontre de Marie Morestier,  vieille femme meurtrière mais blanchie par la justice, avec l’abbé Gabriel, jeune abbé fraîchement arrivé dans le petit village français de St-Sorlin. Captivant dès les premières lignes, la nouvelle perd  malheureusement de sa force au fil du texte, pour arriver à un dénouement surprenant, qui pourrait presque paraître artificiel.

Le Retour

La nouvelle la plus courte du recueil (25 pages) mais certainement aussi la plus profonde dans l’analyse des sentiments du héros, Grég. Le puissant marin, plus manuel qu’intellectuel, est soudain forcé à la réflexion par une annonce aussi inattendue que déconcertante. Géniales, ces 25 pages mêlent à merveille, sous la plume efficace d’Eric-Emmanuel Schmitt, rebondissements surprenants et analyse psychologique parfaite. Le tout est clos par un véritable coup de génie de l’auteur.

Concerto à la mémoire d’un ange

Sans aucun doute l’apothéose du recueil, cette nouvelle éponyme à tout d’une merveille ! Les 2 personnages, Axel et Chris, tour à tours attachants et repoussants au fil de l’histoire, ne laissent jamais indifférents. Narrant le destin croisé des deux jeunes musiciens prometteurs mais devenus ennemis par la force du destin, Eric-Emmanuel Schmitt nous livre là un petit bijou, à la fois profond, lourd de sens et en permanence surprenant. Cette nouvelle est construite autour du concerto A la mémoire d’un ange d’Alban Berg et de l’épisode biblique d’Abel et Caïn, ce qui ajoute encore une facette poétique à l’oeuvre, naviguant à la frontière entre rédemption et damnation.

Un amour à l’Elysée

Cette nouvelle, qui clos le recueil, se veut une sorte de clé, de résumé aux autres histoires. Racontant les sentiments toujours opposés de Catherine et Henri Morel, Président et Première Dame de France, la trame jongle entre attrait du pouvoir, vengeance et amour, comme une sorte de démonstration des sentiments contradictoires qui peuvent animer les Hommes. Une fois de plus, l’auteur arrive à faire détester le personnage au lecteur, avant de petit à petit le faire changer d’avis, pour finir par lui faire ressentir une certaine compassion, voire de l’affection.

Comme dans bon nombre de ses œuvres, Eric-Emmanuel Schmitt permet au lecteur de se plonger, par son sens profond de la psychologie et son écriture efficace et légère, dans un thème complexe (la rédemption, la liberté, le libre-arbitre) sans jamais le lasser, ou l’embrouiller. Concerto à la mémoire d’un ange est a coup sûr une nouvelle grande réussite de l’auteur qui mérite tout l’intérêt médiatique qui lui a été porté à sa sortie.

Jérémy Rico

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L’art du XXIe siècle : les jeux vidéos !

Vous ne pouvez pas le nier. Tout Facebooker a déjà joué à un jeu en ligne totalement stupide ! Peu importe s’ils s’appellent Paf le chien, Farmville, ou Yeti Sport, ces jeux posent tous en vous la même question, qui survient en général après de nombreuses minutes passées devant l’écran : « Mais c’est quoi cette daube !? » Vous croyiez avoir tout vu en matière de jeu vidéo stupide ? Vous ne connaissez pas encore Rafaël Rozendaal !

Sur son site (www.newrafael.com), ce Néerlandais vous propose de découvrir sa « démarche artistique », en d’autres termes les quelques « jeux » entièrement inutiles qu’il a mis au point. En effet, si le but de tout jeu vidéo qui se respecte est de faire en sorte que l’utilisateur s’applique à progresser et atteindre le niveau supérieur, ceux de Rafaël Rozendaal ont quelque peu oublié cette règle élémentaire. Voici un petit tour de ce que cet « artiste » a produit de plus…original.

Deep Black Hole

Vous voici devant une grande page blanche avec en son centre un trou.  A côté de ce trou se trouve une petite pierre que vous pouvez manipuler du bout de votre curseur. (cf. image) Prenez la pierre et lancez-la : voilà qu’elle se met à rebondir ! Et comme il n’y a pas grand-chose à faire avec cette pierre, vous ne tarderez pas à la laisser tomber dans le trou, espérant que cela débloque quelque chose ! S’en suit un long bruit de chute, l’impact, puis plus rien. Problème : rien ne se passe. La pierre a définitivement disparu dans le trou noir. Ensuite, vous tenterez certainement de charger à nouveau la page, pensant que la pierre réapparaîtra comme par magie ! Que nenni ! Plus de pierre !

Vous pouvez reproduire l’opération autant de fois que vous voulez, la pierre ne reviendra plus ! Car « Deep Black Hole » ne fonctionne qu’une fois ! En fait, ce site a été conçu comme une œuvre d’art et une réflexion sur le concept de trou noir…

Big Long Now

Cette fois, la page Internet s’ouvre, une porte fermée apparaît devant vos yeux. Quelqu’un sonne à la porte. Vous ouvrez, à l’aide du curseur, une nouvelle porte apparaît. Vous l’ouvrez à nouveau, une autre vous attend patiemment, fermée comme les précédentes! Je m’arrête là dans ma description, mais je vous laisse imaginer ce qu’il se passera si vous ouvrez à nouveau la porte qui s’offre à vous : en voilà une autre, inlassablement fermée ! Et cela peut durer des heures !

Et cette fois-ci, quel est le concept que voulait introduire Rafaël Rozendaal ? Je n’en sais rien…Peut-être voulait-il simplement enfoncer des portes ouvertes !

Jérémy Rico

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Lostwave : Le « face to face » des deux apprentis Blues Brothers!

J’entends encore mon père et son éternel refrain : «A mon époque,  Les jeunes, ils écoutaient pas cette techno comme vous maintenant ! On écoutait de la bonne musique ! Pas un truc qui fait tout le temps « Boum boum boum ! »  Cher papa, laisse-moi te présenter deux collégiens un peu particuliers : Florian Berger et Alexis Semple. Eux, ce sont les deux chanteurs de Lostwave, un groupe de jeunes fribourgeois qui revisitent les Blues Brothers ! Tu sais, ces deux frères qui ont fait un carton avec des titres comme « Soul Man » ou « Everybody Needs Somebody To Love », dans les années 80 ? Sur scène en costume noir, chemise blanche, cravate noir et Ray-Ban reconnaissable, les deux jeunes étudiants du Collège Du Sud ne laissent rien au hasard lorsqu’il s’agit de ressembler aux cultissimes Jake et Ellwood Blues. En attendant leur concert samedi soir à Ebullition, Doublecreme a organisé un petit « face à face » entre les deux apprentis bluesmen, histoire de voir lequel des deux « balance » le plus sur l’autre. Alors papa, elle est pas belle la jeunesse ?

Les Blues Brothers, c’est quoi pour toi?

Alexis : Un bon souvenir. Je connais le film et la musique depuis bien quelques années déjà et c’est toujours l’image qui me vient à l’esprit quand je pense à l’époque « old school », attitude et culture que j’apprécie énormément.

Florian : Fun, lunettes de soleil Ray-Ban, et nice music ! C’est aussi un peu de folie, et une chance pour moi de me présenter au public.

Quelle est la qualité que tu envies le plus chez ton partenaire?

Alexis : Son enthousiasme. Dès le début il était motivé à venir faire de la musique avec nous, et même s’il avait un certain retard sur le reste du groupe, vu que l’année passée nous avions déjà préparé tout un programme, alors que lui était en Nouvelle-Zélande, ça ne l’a pas découragé et il a fait de grands progrès sur une période très courte.

Florian : [Rires] Euh une qualité d’Alexis… Alors il sait très bien ses paroles, il est sûr de lui, et il parle l’anglais couramment ! Mieux que moi en tout cas…

Lequel des deux chante le mieux?

Alexis : Sans vouloir paraître modeste, Florian. Son timbre de voix correspond tout simplement mieux à ce style de musique. C’est bien pour cela que nous avons convenu qu’il jouerait le rôle de Joliet Jake, le chanteur principal du groupe.

Florian : Moi! [Rires] Non, sérieusement, c’est difficile à dire… Je pense que j’ai une voix un peu plus basse alors que lui peut aller assez haut. Mais il faut se rendre compte qu’on ne doit pas seulement chanter une chanson mais tout un concert ! Avoir une belle voix ne suffit pas, il faut aussi être capable de la gérer.

Selon toi, lequel de vous deux aura le plus la classe samedi soir?

Alexis : Étant donné que j’ai plus d’expérience avec le groupe, je commencerai certainement avec un avantage. Cependant, Florian ne va pas me céder le titre sans se donner à fond et le combat qui s’en suivra va sûrement être intensément féroce. [Rires]

Florian : [Rires] Le public jugera… Mes lunettes seront plus « cool » que les siennes parce que ce sont de VRAIES Ray-Ban. Quant à mon costard, il aura aussi la classe vu que c’est celui que portait mon père lors de son mariage!

Balançons un peu maintenant, qu’est-ce qui « craint » vraiment chez ton partenaire?

Alexis : Son accent néo-zélandais, en confrontation directe avec l’anglais de l’Illinois propre aux Blues Brothers!

Florian : le fait de venir sur scène avec un sac Migros et de balancer un speech bizarre comme l’année passée ! [Rires]

Franchement, lequel de vous deux à l’accent anglais le plus horrible?

Alexis : Le kiwi! Le Néo-zélandais est comme le petit cousin laid et handicapé qui a des défauts drastiques d’élocution du véritable anglais britannique. Cependant je suis certain que Florian te dira le contraire [Rires] mais il ne faut le croire sous aucun prétexte !

Florian : Moi! Et j’en suis fier ! Oui, c’est vrai je n’ai pas cet accent « so British » ; moi c’est plutôt celui de la Nouvelle-Zélande ! Le meilleur accent qui soit ! [Rires] D’ailleurs, je vais essayer de bien le faire entendre sur scène : il suffit d’ajouter pleins de « bro » et de « aye » à la fin des phrases ! [Rires] Bon j’avoue que maintenant que j’entends parler des Néo-zélandais, je me rends compte que c’est pas si beau comme accent…

Last question: en deux mots, pourquoi faudrait-il venir à Ebull samedi?

Alexis : Pour se permettre une dernière soirée relâchée avant le 26 mars, jour de l’apocalypse [ndlr. Jour de reddition des travaux de maturité]. Pour participer à cette soirée dédiée à la musique d’un temps perdu, pour revivre, dans la mesure du possible, cette merveilleuse époque. Et enfin, parce que nous assurons GRAVE!
We rock, yes we do!

Florian : Mais pour voir les Blues Brothers du CSUD ! Et surtout pour passer une soirée pas comme les autres! Vive le blues et vive les Blues Broters à Ebull’! I’ll see ya there « bro » [Rires]!

Jérémy Rico

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Deux ados s’introduisent dans un centre commercial pour voler… des images Panini !

Nous sommes dimanche 7 mars 2010, il fait froid dehors, la bise souffle… Que pourrait-on bien faire pour ne pas s’ennuyer à la maison? Deux ados de 13 et 14 ans ont trouvé une réponse assez étonnante à cette question: ils ont tenté de s’introduire dans un centre commercial de Thoune afin de s’emparer d’une collection de vignettes « Panini » des stars du football.

Attention ! Ne vole pas qui veut, et les deux ados le savent : ils ont pris leurs précautions pour ce casse mémorable! Malheureusement pour eux, leur plan était presque parfait… Equipés de gants et de cagoules, ils se sont glissés sous une grille avant de se faufiler dans une gaine de ventilation pour enfin parvenir à la salle de stockage des inestimables vignettes. Seul « hic », les deux apprentis braqueurs avaient juste oublié…l’alarme du centre commercial.

Les policiers sont donc rapidement venus interpeller les malfrats sur les lieux de leur forfait, avant de les remettre à leurs parents. L’histoire ne dit pas si les deux ados comptaient garder ces vignettes pour eux, ou les mettre sur le marché des transferts… Sachant que Cristiano Ronaldo vaut près de 160 millions de francs, les deux compères sont peut-être passés tout près de la fortune…ou pas !

Lepost.fr / RTL / Jérémy Rico

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Chatroulette : le musée des horreurs par webcam !

Attention! Âmes sensibles, s’abstenir! Doublecreme a testé pour vous le nouveau site à la mode: www.chatroulette.com . Véritable fenêtre sur ce qui se fait de pire en matière de mauvais goût sur notre bonne vieille planète bleue, le site, œuvre d’un jeune russe de 17 ans, est en train de créer un véritable scandale sur la Toile. Pourquoi ? Asseyez-vous avant de lire ce qui suit, vous risqueriez d’être surpris, voire choqués…

Le principe de ce site est d’une simplicité enfantine. Il s’agit en fait, comme son nom l’indique, de chat par webcam. En arrivant sur chatroulette, vous serez automatiquement connecté avec la webcam d’une autre personne qui se trouve sur le site en même temps que vous. Qu’on ne s’y méprenne pas, ce n’est pas un site de rencontre qui vous demandera vos hobbies afin de vous proposer une personne qui pourrait vous plaire ! Ici, le choix se fait de manière totalement aléatoire ! Pire encore, sur chatroulette, l’anonymat est total ! Aucune adresse, aucun nom, aucune obligation d’afficher votre webcam, rien ne vous est demandé ! Vous pouvez ainsi écrire, dire (et montrer) ce que bon vous semble à votre interlocuteur, et cela en toute impunité ! Seule échappatoire pour celui qui serait choqué par ce qu’il voit, cliquer sur le bouton « next » qui le redirigera automatiquement vers une autre webcam.

Il en fallait bien moins pour que ce gentil site de rencontre aléatoire se transforme rapidement en musée des horreurs !

Malheureusement, même si le concept paraissait tout à fait intéressant, ma première connexion m’a vite remis les pieds sur terre… En effet, du fait de l’anonymat qu’il garantit, chatroulette héberge de nombreux spécimens assez originaux, pour ne pas dire plus. C’est vite vu, parmi la ribambelle d’hommes que vous rencontrerez (les femmes sont rares, allez savoir pourquoi !), certains seront affublés de masques ridicules, d’autres arboreront des drapeaux nazis et une partie non négligeable se masturbera carrément devant vos yeux ébahis ! Quand aux potentiels pervers ou autres pédophiles, je ne vous en parle pas : ce site est un vrai paradis pour eux car malgré le fait qu’il soit interdit au moins de 16 ans, il n’est malheureusement pas rare d’y rencontrer de jeunes ados, voire des enfants…

Bien évidemment, tout ce qui vient d’être dit mérite de rebuter quiconque désirant découvrir ce site ! Cependant, il n’a pas que de mauvais côtés. Une fois le fait de devoir écrire en anglais assimilé, il est possible de discuter avec des gens normaux ! En effet, lors de mon test, j’ai pu parler plusieurs minutes avec des Français, des Polonais, des Américains, une New-Yorkaise, et même une Australienne ! Malheureusement, ces rencontres tout à fait agréables ne suffisent en rien à compenser la quantité d’immondices présente sur chatroulette.

En bref, je dirais que ce site reste une chose à découvrir, ne serais-ce que pour le suspense accompagnant chaque nouvelle webcam : « Sur qui vais-je bien pouvoir tomber cette fois ? » Cependant, ces incessants changements d’interlocuteurs associés aux monstruosités qui s’y trouvent, suffiront certainement à vous lasser assez rapidement de cet ovni du net. A noter encore que le site tente d’éradiquer le fléau sexuel qui l’a contaminé. Comment ? S’il  n’est pas interdit de s’exhiber nu à la caméra, le site se bloquera immédiatement si vous écrivez le mot « sex » ou tout autre mot s’y rapportant! Cherchez la logique ! Elle n’existe pas sur chatroulette, tout comme la morale…

Jérémy Rico

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Qui veut un câlin?

Vous êtes loin de votre moitié, et en plus il fait froid dehors ? Vous voulez tout de même serrer votre cher et tendre dans vos bras ? Une chaîne de télé-achat à trouvé la solution : Le Hug E Gram, une sorte de ceinture munie de bras, à fixer selon votre envie autour du cou ou de la taille.

Je vous mets au défi de ne pas fondre devant les bras-Mickey de cette ceinture qui, pour votre plus grand comfort, sont  « rembourrés de fibres de polyester, afin de créer la sensation d’un câlin doux et réconfortant », comme le précise www.hugegram.com, le site internet qui vend cet objet pour le moins surprenant.

Cerise sur le gâteau, le Hug E Gram est même doté d’un magnétophone que votre moitié pourra utiliser pour vous laisser quelques mots doux pour vous réconforter lors de ses absences.

Utile aux célibataires en mal d’amour comme aux couples séparés pas la distance, ce Hug E Gram n’a vraiment aucun défaut ! Même pas son prix : 29.95$ ! Elle est pas belle la vie ?

zigonet.com / Jérémy Rico

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Trois étudiants à cheval sur les paris

La soixantaine, la barbe et la poche à bière : voici certainement comment vous imaginez le parfait parieur PMU. Il en est tout autrement avec  Paul Miller, Quentin Ambrosini et Brice Repond (de gauche à droite sur la photo), tous trois élèves au collège du Sud, et qui, depuis plusieurs mois, se passionnent pour les courses de chevaux. Rencontre à l’Union, seul café PMU de Bulle, avec ces étudiants-parieurs un peu spéciaux.

Il est 16h37 à l’horloge du Collège du Sud, la sonnerie retentit, laissant place aux vacances de carnaval. Brice, Quentin et Paul se rendent à l’Union, afin de fêter dignement la fin des cours par quelques paris. Une fois servis, Brice explique : « le PMU, c’est en fait des paris sur des courses de chevaux. A chaque course, où une quinzaine de participants s’affrontent, il est possible de parier sur un ou plusieurs chevaux. Il existe énormément de possibilités de paris. Bien évidemment, plus ceux-ci sont risqués et improbables, plus le gain sera grand. Ainsi, avant de parier, il faut regarder la cote du cheval : plus elle est basse, moins vous gagnerez en pariant sur ce cheval car il est considéré comme un favori. »

Pertes de 300 francs par personne

A l’évidence, Les trois compères font certainement partie des rares étudiants à maîtriser aussi bien les règles du PMU. En effet, il suffit de jeter un rapide coup d’œil dans le bar pour se rendre compte que la moyenne d’âge parmi les turfistes se rapproche bien plus des 50 ans que des 18 printemps de nos trois « jeunots ». Comment des collégiens en sont-ils arrivés à parier sur des courses de chevaux ? Brice nous répond : « En fait, cet un ami qui nous a initiés. La première fois c’était en novembre : on s’ennuyait un peu et notre ami nous a proposé d’essayer les paris PMU. Ça nous a plu, et depuis, on joue régulièrement. » Lorsque nous abordons le sujet des pertes financières les trois parieurs rient jaune. « Au début j’ai gagné pas mal d’argent, plusieurs fois 100 francs, avoue Paul. Mais maintenant, c’est vrai que je n’ai rien gagné depuis un moment. A l’heure actuelle, je dois avoir perdu en tout environ 200 francs. » Brice, quant à lui, invoque la malchance pour expliquer ses déboires financiers : « moi, j’ai vraiment jamais eu de chance : en fait, je parie souvent sur trois chevaux, et j’en ai que deux qui sont justes au final. En tout, je dois avoir perdu aux alentours de 300 francs. » Déclaration directement mise en doute par Paul : « Non, tu dois plutôt être au moins à 400 francs ! »

Brice : « on ne se rend pas trop compte qu’on perd de l’argent »

Lorsque l’on sait que les trois turfistes parient en général deux francs à la fois, ces chiffres peuvent paraître totalement exorbitants. Dès lors, tout le monde se pose la même question : comment un étudiant sans salaire peut-il trouver suffisamment d’argent pour parier de la sorte ? Brice tente de trouver une explication : « de toute façon, si l’on n’utilise pas cet argent pour le PMU, il partira pour autre chose. Du coup, on ne se rend pas trop compte qu’on perd de l’argent. J’ai tout de même arrêté d’aller manger au McDonalds, ce qui représentait un budget assez conséquent. Quentin ajoute, non sans humour : « Il faut aussi dire que depuis qu’il parie, Brice a commencé à donner des cours particuliers, chose non négligeable ! »

Finalement,  les trois parieurs ont avoué jouer très souvent et avoir perdu beaucoup d’argent. Cependant, une chose les attire toujours autant dans les paris, comme nous l’explique Quentin : « Ce qui plaît énormément dans les paris, c’est la possibilité de gain facile. » Brice ajoute encore : « C’est vrai que Paul et moi sommes des gens qui deviennent assez rapidement dépendants, les paris n’échappent pas à cette règle ! »

Voulant joindre l’acte à la parole, Brice décide de parier 2 francs sur la prochaine course. La course démarre, mais personne ne voit le malheureux cheval numéro 8 de Brice. 2 minutes plus tard, le numéro 12 s’impose, faisant passer les pertes de Brice de 400 à 402 francs… Et dire que quelques minutes auparavant, celui-ci s’insurgeait sur le fait que l’Union n’ouvre pas le dimanche…

Jérémy Rico

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Le Penspinning ou comment utiliser « intelligemment » son stylo!

Le pen spinning vous connaissez ? Non ? Il est alors grand temps de vous présenter Eugene Wong, un chinois qui a été désigné parmi cent autres concurrents pour représenter son pays à la future compétition internationale de pen spinning.

Très bien, me direz-vous, mais vous ne savez toujours pas ce qu’est le pen spinning ! Ce nouveau sport, que l’on pourrait traduire par « tournoiement de stylo », consiste à effectuer des figures avec un stylo en le faisant tournoyer entre ses doigts. Il existe plusieurs figures aux noms bien particuliers qu’une communauté de pen spinners s’entraîne à réaliser quotidiennement.

Durant les compétitions, les adeptes de cette discipline pour le moins surprenante peuvent comparer leur dextérité devant un jury. C’était le cas Hong Kong, où a été organisé un tournoi afin de décider qui représentera la Chine lors de la prochaine compétition internationale.

Certes, ce nouveau sport peut paraître assez inutile au premier abord, mais réfléchissez bien : N’est-ce pas vous qui vous ennuyez toujours durant les cours de math, de philosophie ou de je ne sais quelle autre branche ? Voilà LA solution pour occuper vos journées !

Zigonet.com / Jérémy Rico

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Cambridge: des étudiantes sommées par mail de faire moins de bruit durant leurs ébats

Cambridge, Grande-Bretagne – les 400 étudiants du collège de Newnham, à l’université de Cambridge on reçu un mail un spécial de la part de leur présidente leur demandant de se montrer moins bruyants pendant « leurs activités nocturnes »

Lizzy Colle, présidente des undergraduate du collège de Newnham, s’est en effet trouvée dans l’obligation d’adresser un mail aux 400 étudiants de son établissement, après avoir reçu plus de trente plaintes concernant « des nuisances sonores »

Mlle Colle l’avoue, son établissement a toujours eu la réputation d’être une résidence plutôt « féministe » et « coquine ». La présidente explique alors l’envoi d’un tel mail : « je voulais que les étudiantes soient discrètes pendant la nuit, car c’est un vieux bâtiment et les murs sont peu épais.»

En ouvrant leur courriel, certaines élèves se sont senties particulièrement gênées. L’une d’entre elle explique : « c’est vraiment très embarrassant de savoir que des gens nous écoutent. J’ai rougi en lisant le mail »

Pour la petite histoire, les petits amis des étudiantes sont, d’après le règlement de l’établissement, autorisés à passer deux nuits par semaine avec leur belle, dans leur chambre. Par contre, s’ils souhaitent rester d’avantage, ils doivent s’inscrire, afin d’obtenir leur propre chambre.

zigonet.com / Jérémy Rico

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Jean-Marc Seydoux: l’interview du « Monsieur Propre » au Collège

Il est l’ange gardien du collège, le défenseur de la propreté dans un monde submergé de cartons de pizza et de sac McDonalds. Demandez aux élèves ! Tous le connaissent et le reconnaissent : d’une démarche inégalée, le rouleau de sac poubelles glissé dans la poche arrière du jeans, il déambule dans les couloirs du Collège du Sud à la recherche du moindre grain de poussière. De qui parlons-nous ? Mais de Jean-Marc Seydoux bien sûr, notre estimé concierge qui a bien voulu répondre aux quelques questions de doublecreme.

  • Vous êtes un peu comme un mythe ici au Collège du Sud, tout le monde sait que vous travaillez ici, mais personne ne sait depuis quand ! Alors, ça fait vraiment longtemps que vous travaillez ici ?

C’est vrai que je travaille ici depuis un sacré moment. En fait, j’ai commencé en 1994, à l’ouverture du Collège du Sud. Avant, j’avais travaillé pendant 2 ans pour le C.O., je m’occupais de la piscine et des halles de gym. En fait, à la base, j’étais menuisier. J’ai été engagé pour la première fois en tant que concierge par le Cycle d’Orientation.

  • Vous avez vu passer de nombreuses volées d’élèves au Collège. Estimez-vous que les élèves qui hantaient ces couloirs il y a dix ans manifestaient plus de respect pour votre travail qu’à l’heure actuelle ?

Pour être franc, je ne crois pas qu’il y ait la moindre différence entre les élèves actuels et ceux des volées précédentes. Nos rapports n’ont jamais été catastrophiques, c’est vrai, mais ça n’a jamais été génial non plus. Je veux dire que les élèves ne désirent pas volontairement m’ajouter du travail en laissant leurs déchets par terre ! Il s’agit plus, selon moi, d’une accumulation d’inattentions, ou alors juste de flemme : on préfère jeter le papier n’importe où plutôt que de marcher 3 mètres et le mettre à la poubelle. Il y a aussi un problème dans le tri des déchets. Par exemple, il m’arrive assez souvent de retrouver des bouteilles encore à moitié pleines dans les poubelles de PET! Et du coup, je me retrouve à devoir descendre vider la bouteille pour ensuite l’écraser et la jeter. Par contre, pour les portes gobelets, je dois avouer que ça fonctionne assez bien, pour le moment.

  • En parlant des élèves, y’en a-t-il souvent qui vous aident à nettoyer ?

Oui, il y en a assez souvent, environ 2 par semaine. En général, ils m’aident beaucoup : ils passent l’aspirateur ou ramassent les déchets au coin convivial. Dans l’ensemble les élèves sont sympas, ils m’aident volontiers et ne rechignent jamais à travailler. Pourtant cela pourrait être vu comme une punition !

  • Tout le monde parle de la saleté au coin convivial, que devrait-on faire pour améliorer la situation ?

Malheureusement, je n’ai pas de solution miracle. J’ai déjà soulevé plusieurs fois le problème auprès de la direction, j’ai d’ailleurs envoyé récemment un courriel au recteur. D’abord, nous avions mis en place un tournus avec les proviseurs. Tous les jours, l’un d’entre eux passait au coin convivial et demandait aux élèves de nettoyer les gros déchets. Mais ça n’a pas tardé à tomber à l’eau ! Ensuite, des élèves ont été payés 25 francs de l’heure pour faire exactement le même travail. Là, même résultat, ça a été abandonné après un ou deux mois. En fait, depuis février de l’année passée, plus rien n’est fait. Moi, je ne suis pas là pour faire de la discipline, je suis là pour enlever la poussière ou récurer, pas pour mettre à la poubelle les cartons de pizza ou les sacs McDonalds ! Ca, c’est à chacun de le faire…

  • Selon vous, faudrait-il remettre en place ce principe de tournus chez les proviseurs ?

Oui je pense. Maintenant, c’est gentiment en train de se remettre en place depuis début janvier. Mais c’est indéniable : quand un proviseur passe au coin convivial, il y a moins de déchets le soir. Mais quand personne ne passe, c’est la catastrophe ! Par exemple, des fois, je m’amuse à faire des expériences. Je choisis un endroit dans le collège et je ne le touche pas pendant 1 ou 2 jours. Résultat : cette semaine, deux plateaux de la cafétéria, avec leurs assiettes et la sauce qui les accompagne, ont traîné au coin fumeur ! Au coin convivial, une assiette de la cafet’ est également restée deux jours sur une table, sans que personne n’y touche !

  • Le problème au coin convivial reste donc insoluble ?

C’est un problème compliqué. Je pense qu’il faudrait peut-être mettre en place plus de prévention, de sensibilisation. De toute façon, punir, c’est presque impossible. Tous les étudiants ont toujours la même réponse dans la bouche : « C’était déjà là avant ! C’est pas nous ! C’est pas de notre faute ! » Le coin convivial est toujours sale, mais il semblerait que personne ne le salisse jamais !

  • Terminons par une question plus personnelle. Vous êtes souvent parodié, moqué, notamment lors des traditionnelles soirées humoristiques. Que pensez-vous de ces imitations ?

Je sais que l’année passée, j’avais un rôle assez important dans la soirée humoristique, mais je n’ai pas vu à quoi je ressemblais… De toute façon, ça ne me dérange pas trop, je trouve même ça assez drôle d’être parodié par les élèves, tant que ça reste dans la limite du raisonnable.

Jérémy Rico

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Buzz


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