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Terreur à Haïti

Dimanche. 20 h. Trois millions de personnes ont besoin d’aide
Trois priorités s’imposent : sauver le plus de monde possible, apporter d’urgence l’aide humanitaire, l’eau, la nourriture et les médicaments nécessaires et coordonner l’aide extérieure.
Selon l’ONU, trois millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’aide. Vendredi, l’ONU a lancé un appel d’urgence à la communauté internationale pour récolter 560 millions de dollars afin de venir en aide pendant au moins six mois à la population haïtienne touchée. L’argent doit servir à apporter de la nourriture, de l’eau potable, des produits d’hygiène et médicaux, des tentes, des couvertures, de l’aide logistique et scolaire.

Dimanche. 19 h. Accroissement du dispositif aérien entre la Martinique et Haïti
Le dispositif aérien mis en place entre la Martinique et Haïti s’est accru avec l’arrivée dimanche à 12h d’un avion de l’armée de l’air sur la base aérienne du Lamentin (Martinique).

Dimanche. 18h 10. Selon un général américain, 200 000 morts possibles
Le bilan des victimes du tremblement de terre en Haïti pourrait s’établir entre 150.000 et 200.000 morts, a indiqué le général commandant la force spéciale américaine sur place. « Je crois que la communauté internationale étudie ces chiffres et je crois que c’est une hypothèse de travail »

Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon est arrivé dimanche à Port-au-Prince. M. Ban devait rencontrer le président d’Haïti René Préval, effectuer un bilan des besoins et se rendre à la Minustah, mission de l’ONU dont le siège a été complètement détruit, faisant 40 morts, tandis que 330 personnes sont portées disparues.

Trois survivants ont été extraits à l’aube d’un supermarché, a indiqué un secouriste de l’équipe américaine South Florida Urban Research and Rescue.

Les secouristes américains et turcs s’employaient à extraire une quatrième personne, un homme toujours vivant lui aussi sous les décombres du supermarché.

Les trois personnes dégagées s’ajoutent aux 70 survivants retrouvés jusque là sous les décombres de Port-au-Prince par les quelque 43 équipes internationales engagées sur place, comprenant 1.739 sauveteurs et 161 chiens.

Dimanche. 17h. La situation des sans-abri est « désespérée »
La situation de milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince accablées de soleil est « désespérée » et les hôpitaux de la capitale haïtienne sont totalement submergés par un flux incessant de blessés, a expliqué dimanche le Comité international de la Croix-Rouge.

« L’accès à des tentes, à des toilettes, à de l’eau, de la nourriture ou encore à des soins médicaux reste extrêmement limité », selon les experts de l’organisme humanitaire sur place.


Selon l’association, un avion-cargo MSF transportant un hôpital chirurgical gonflable « n’a pas été autorisé à atterrir samedi soir à Port-au-Prince, malgré les autorisations données par les Nations unies et le Département de la Défense des Etats-Unis, et a été dérouté vers Samana, en République Dominicaine ».

Tout ce matériel est désormais convoyé par camion, prolongeant les délais d’acheminement à Port-au-Prince de 24 heures.
« Un second avion affrété par MSF est actuellement en route et devrait atterrir vers 10H00, heure locale, à Port-au-Prince », prévient l’association qui espère que cette fois tout se passera bien.

Ce séisme qui a ravagé Haïti est « la plus grave crise humanitaire depuis des décennies », a déclaré dimanche le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, juste avant de partir pour Port-au-Prince.

Dimanche. 11h 17. Les sauveteurs espèrent toujours retrouver des survivants
Les équipes de sauveteurs de l’ONU ont toujours l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres près de cinq jours après le séisme qui a dévasté Haïti mardi, a indiqué dimanche une porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.
« Le moral des équipes de sauvetage reste très bon en dépit des difficultés et des conditions » dans lesquelles ils doivent travailler, a expliqué la porte-parole d’Ocha à Genève, Elisabeth Byrs.

Dimanche. 11 h 02. Entre 40 000 et 50 000 morts, selon l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation panaméricaine de la santé « estiment que le nombre de morts est compris entre 40 000 et 50 000 personnes ». Ces chiffres viennent confirmer le dernier bilan des autorités haïtiennes, qui fait état de 50 000 morts, 250 000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25 000 corps déjà ramassés.

Les équipes de Médecins Sans Frontières présentes en Haïti ont affirmé « ne jamais avoir vu autant de blessures aussi graves », suite au violent séisme qui a frappé le pays, a rapporté MSF dimanche.

L’association, qui comptait déjà 30 volontaires sur place au moment du séisme, a pu envoyer 70 personnels internationaux supplémentaires à Port-au-Prince.
« Il est de plus en plus évident qu’un nombre important de notre personnel haïtien n’a pas survécu à la catastrophe », termine MSF.

Dimanche 5 h. Les secours accélèrent la cadence et sortent de Port-au-Prince.
Les hélicoptères américains accélèrent la cadence de distribution de l’aide à Port-au-Prince dimanche, mais cela ne suffit pas à calmer la population affamée qui continue à dévaliser les magasins, alors que les secours arrivent peu à peu dans les autres villes dévastées.

Arrivé vendredi dans la baie de la capitale haïtienne, le porte-avions Carl Vinson a pris le relais samedi de l’aéroport Toussaint Louverture, toujours saturé. La vingtaine d’hélicoptères de l’immense base flottante multiplie les rotations, allant chercher des vivres à l’aéroport pour ensuite les acheminer à travers l’agglomération de 2,8 millions d’habitants.

Les secours commencent également à mettre cap vers l’épicentre du séisme. Un premier convoi d’aide est notamment arrivé samedi à Léogâne, ville de 134.000 personnes située à 17 km de Port-au-Prince. 90% des bâtiments de cette ont été détruits, selon l’ONU.

Plus de 25.000 corps de victimes du séisme qui a ravagé la capitale haïtienne mardi ont été enlevés et ensevelis, a déclaré samedi à l’AFP le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.
« Vingt mille corps ont officiellement été ramassés par l’Etat, sans compter les corps ramassés par la Minustah (Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti), les ONG et les volontaires, soit environ 5 ou 6.000″, a-t-il dit.

http://www.ouest-france.fr

Angélique K.

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Avalanches en Suisse ; le bilan augmente chaque jour

Les corps de trois personnes disparues, dont un skieur allemand, ensevelies dimanche par deux avalanches consécutives dans les Alpes suisses du canton de Berne, ont été retrouvés mardi, portant le bilan de la catastrophe à sept morts, ont annoncé les services de secours.

« Je peux confirmer que les trois personnes ensevelies ont été retrouvées mortes, ce qui porte le bilan à sept morts », a indiqué à l’AFP Marie-Christine Repond, du service de presse des services de secours suisses Rega.

Les victimes sont deux Suisses (un homme et une femme âgés respectivement de 48 et 39 ans) et un Allemand de 38 ans, selon des informations fournies par des proches aux médias.

Elles ont été repérées peu avant midi (11H00 GMT) dans les Alpes bernoises (centre) grâce aux signaux d’émetteurs portés par les victimes, a précisé la police du canton dans un communiqué.

Les chances de retrouver vivants les disparus après deux nuits et une journée en altitude par des températures négatives avaient été jugées « très, très minces » par les services de secours.

D’après un responsable des opérations de secours interrogé par la télévision suisse romande (TSR), il n’a fallu qu’une heure pour retrouver les trois corps. Les recherches ont aussitôt été interrompues, les services de secours s’étant assurés qu’il n’y avait pas d’autres disparus.

La catastrophe a fait sept morts au total, dont un médecin-sauveteur suisse de la Rega qui s’était rendu sur place après la première coulée de neige pour porter secours à un groupe de huit skieurs.

Trois autres personnes, dont deux Suisses qui étaient également partis secourir les personnes prises par la première avalanche et un Allemand avaient également péri. Parmi les blessés figuraient un Canadien et trois Allemands (deux hommes et une femme).

Les recherches, qui avaient été suspendues depuis dimanche soir en raison de fortes chutes de neige et d’un risque important de nouvelles avalanches, avaient repris mardi matin.

Soixante personnes environ, membres du Secours alpin suisse et des militaires spécialistes de la montagne, ont participé mardi à ces nouvelles recherches, qui avaient déjà mobilisé une centaine de personnes dimanche.

Une autre avalanche a causé la mort d’un homme, également dimanche, dans le canton du Valais (ouest). Le guide de haute montagne qui l’accompagnait avait pu se dégager mais le corps de son client avait été retrouvé sous 80 cm de neige.

Le danger d’avalanche est actuellement de 3 sur une échelle de 5 degrés dans une grande partie des Alpes, selon l’Institut pour l’étude de la neige et des avalanches, basé à Davos (est).

http://www.lemonde.fr  / Angélique K.

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Nouvel an à travers le monde

D’est en ouest, à travers le globe, des millions de personnes ont envahi les rues des grandes villes de la planète pour fêter 2010. Il s’agissait aussi d’oublier, l’espace de quelques heures, le climat d’insécurité ambiant et les soubresauts de la crise économique mondiale.

Angleterre

Plus de 200’000 Londoniens se sont rassemblés le long de la Tamise pour admirer l’embrasement de la London Eye, la grande roue qui domine le fleuve, les yeux rivés sur les aiguilles de l’horloge de Big Ben.

France

A Paris, quelque 200’000 personnes ont salué l’année nouvelle en envahissant l’avenue des Champs-Elysées, formant des voeux de «stabilité» en ces temps de crise, tandis qu’un concert d’avertisseurs réveillait soudain les artères froides et humides de la capitale.

Russie

Deux heures plus tôt, plus de 120’000 Russes avaient envahi la Place Rouge à Moscou, tandis que le président Dmitri Medvedev remerciait ses compatriotes d’avoir «fait face ensemble» à une année qui «n’a pas été très facile».

Italie

Plusieurs heures avant le début des festivités à Rome, la police a interpellé un homme nu perché sur l’une des fontaines de la célèbre piazza Navone après avoir fait une irruption intempestive dans la crèche installée par le Vatican sur la place Saint-Pierre.

Espagne

Un spectacle de sons et lumières a lancé la présidence espagnole de l’Union européenne sur la place de la Puerta del sol, au coeur de Madrid, où des milliers de Madrilènes, suivant la tradition, sont venus fêter le nouvel an, tandis que plusieurs grandes villes espagnoles ont paré leurs monuments de bleu européen.

Allemagne

A Berlin, un grand feu d’artifice a illuminé le quadrige de la porte de Brandebourg, symbole de l’Allemagne réunifiée, en présence de centaines de milliers de spectateurs.

Océanie

De par le monde, de Sydney à Vancouver, des dizaines de millions de personnes sont descendues dans les rues pour dire adieu à une année 2009 marquée par les conflits, les attentats et les suites de la crise financière.
La Nouvelle-Zélande, l’un des premiers pays à basculer dans la nouvelle année, a tiré un feu d’artifice depuis la Sky Tower d’Auckland.
A Sydney, 1,5 million de personnes ont assisté dans le port au traditionnel feu d’artifice, pour «le plus beau spectacle au monde», selon le premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Kristina Keneally, illuminant la ville de 1000 feux multicolores pendant douze minutes.

Brésil

A Rio de Janeiro, deux millions de personnes, cariocas et touristes, ont fêté le passage à l’an 2010 sur la célèbre plage de Copacabana, tout de blanc vêtus pour la plupart, comme l’exige la tradition.
Les touristes de passage à Montevideo ont découvert le sport local, le slalom entre les bombes à eau, lancées du haut des immeubles de la capitale uruguayenne chaque 31 décembre pour célébrer la fin de l’année en plein été austral.

Corée du Nord

Dans un message du nouvel an, a formé le voeu d’en finir avec ses relations hostiles avec les Etats-Unis et d’aboutir à une dénucléarisation de la péninsule coréenne.

tsr.ch

Angélique K.

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Amerrika

Réalisé par Cherien Dabis et sorti en salles en Juin 2009, « Amerrika » est un film joignant deux pays et deux cultures extrêmement différentes. La réalisatrice se lance dans l’écriture de son passé ; l’histoire de son périple
avec sa famille palestinienne migrant vers « l’Eden » américain et devant faire face à l’étrange conception de l’ hospitalité qu’ont les Etats-Unis entrés en guerre contre le « diable-Saddam » à leur arrivée.

Ainsi, Mouna (Nisreen Faour), divorcée et mère de Fadi (Melkar Muallem), est une femme palestinienne qui a un jour la possibilité, malgré l’occupation sur les territoires de son pays, de quitter cette vie éprouvante pour rejoindre sa sœur installée depuis quinze ans dans l’Illinois (Middle West).

Entre la réalité insupportable des territoires occupés palestiniens et celle tout aussi hostile du Midwest américain, Mouna se sentira «ni assez américaine pour les Américains, ni assez arabe pour les Arabes » ; « Amerrika » offre ainsi un parfum composé d’expériences personnelles sans pour autant se laisser déborder par la force émotionnelle du récit.

En choisissant de rester dans ce ton doux et fragile, Cherien Dabis emmène sa comédie dramatique au-delà de la stricte dénonciation éthique et politique, elle nous offre une œuvre touchante et optimiste.

Tourné à la fois au cœur de la Cisjordanie et au Canada, « Amerrika » est un « pont entre deux mondes » exaltant et stimulant à regarder.

(bande-annonce : http://www.youtube.com/watch?v=f8uT8R3fwio )

Angélique Kuenzle

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Nouvelles mesures de sécurité dans les aéroports internationaux

Trois jours après l’attentat raté contre un avion de la Northwest Airlines reliant Amsterdam à Detroit, aux Etats-Unis, les mesures de sécurité dans les aéroports sont renforcées. La Transportation Security Administration a ainsi publié hier une liste de mesures supplémentaires pour le transport aérien américain. « Des mesures de contrôle incluant des chiens qui détectent les explosifs, de nouveaux agents de sécurité et des portails de contrôle » ont été prises, souligne l’agence, sans toutefois livrer plus de détails sur les instructions envoyées aux compagnies aériennes.

Plusieurs dispositifs ont été mis en place dans les aéroports américains. A Detroit, des officiers de police sont apparus dans les salles d’embarquement. Les voyageurs d’Amsterdam en direction de Washington ne pouvaient rien porter sur leurs genoux, une heure avant l’atterrissage, et n’avaient pas le droit d’ouvrir les porte-bagages au-dessus des sièges des passagers, souligne l’un d’eux, cité par le New York Times.

Une autre voyageuse rapporte des fouilles particulièrement appuyées sur la ligne Amsterdam-Detroit. Les agents « contrôlent tous les sacs, fouillent les poches des pantalons et des manteaux », témoigne une passagère.

POURSUITE DU PLAN VIGIPIRATE

En France, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle, les mesures prévues par le plan Vigipirate demeurent appliquées. Tous les bagages à main, à l’exception des sacs à main pour les femmes, doivent être placés en soute. Tout objet emporté à bord doit aussi être placé dans un sac transparent, et les liquides, aérosols, gels et pâtes dans des contenants de plus de 100 millilitres restent interdits.

Selon le ministère de l’intérieur français, à la demande des Etats-Unis, après le passage du portique, les passagers subissent de nouvelles mesures de contrôle, dont de nouvelles palpations. Ce dispositif de fouille accru a entraîné jusqu’à deux heures et demie de retard sur les vols en provenance et à destination des Etats-Unis.

Les autres capitales suivent un mouvement similaire. A l’aéroport de Heathrow  à Londres, les voyageurs pour les Etats-Unis doivent aussi s’attendre à des contrôles supplémentaires. Les autorités britanniques invitent aussi les usagers à limiter leur nombre de bagages. Les transporteurs aériens canadiens Air Canada et WestJet ont aussi fait savoir que tous leurs passagers sur les vols à destination des Etats-Unis seraient soumis à une fouille supplémentaire.

Le Monde.fr/ Angélique K.

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Le «swiss made» boycotté dans les pays arabes

Boycott des produits à la croix blanche et des banques, vidéos attaquant l’image de la Suisse sur internet et même appels à la guerre sainte: depuis l’interdiction des minarets votée fin novembre, la Suisse est dans le collimateur des sites arabes.

La Suisse a mal à son image dans les pays musulmans depuis l’interdiction de construire des minarets votée par le peuple le 29 novembre dernier. Selon La Liberté, un slogan mis gratuitement en ligne sur les sites internet arabes appelle au boycott des produits suisses. En lettres blanches sur fond noir, il précise clairement: «Les Suisses ne veulent pas de nos minarets, nous ne voulons pas de leurs produits».

Comme pour le Danemark, cette opération ressemble comme deux gouttes d’eau à celle qui a fait perdre plus de 700 millions de francs aux entreprises danoises après l’affaire des caricatures de Mahomet. Elle prendrait sa source en Egypte, en Arabie saoudite, en Jordanie, aux Emirats ainsi qu’au Maghreb. Le boycott concerne tout autant l’agro-alimentaire que les montres de luxe ou les banques.

Mais selon La Liberté, la résistance dépasse le web. Des logos «anti swiss made» fleurissent aussi sur les murs des mosquées en Egypte et dans le Maghreb. En outre, plusieurs prédicateurs ont ordonné aux musulmans de retirer leur argent des banques helvétiques.

Certains sites internet ont également lancé des appels à la guerre sainte contre la Suisse. Des cyber-terroristes musulmans auraient ainsi posté sur YouTube des centaines de vidéos attaquant l’image de la Suisse et détournant des clichés helvétiques. Des politiciens seraient également pris à partie. Enfin, près de 300 sites suisses ont aussi été piratés par un hacker marocain.

www.rsr.ch

Angélique K.

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Des étudiants écolos ?

Chaque jour, en traversant les couloirs, le coin convivial ou l’allée des casiers, nous nous retrouvons face à ces poubelles de recyclage qui font aujourd’hui partie du mobilier du Collège du Sud. Leurs couleurs criardes attirent le regard ; oui, ce jaune et ce vert nous interpellent, et pourtant, les cornets sont quasiment vides.

En parcourant le bâtiment, on trouve des poubelles pour le PET, pour l’aluminium, des poubelles destinées aux ordures normales ainsi que des tubes pour les gobelets usagés. Cependant, seules ces poubelles destinées aux ordures normales sont en permanence débordantes ; on y découvre parmi les cartons de pizza et les serviettes, des bouteilles en plastique ainsi qu’une multitude de gobelets.

Selon Julie Erard, élève de deuxième année, « les poubelles sont bien disposées partout dans le bâtiment mais, depuis mon arrivée au CS je ne pense pas les avoir utilisées plus qu’une fois parce que je jette mes bouteilles en PET chez moi ».
Diflona Buqaj affirme « je participe au recyclage mais pas forcément au collège parce que les boissons sont trop chères (2.50.- la bouteille de thé froid vendue à la cafétéria) pour acheter, consommer puis jeter directement. J’essaye de conserver ma bouteille le plus longtemps possible avant de m’en débarrasser ».
Un groupe d’élèves de troisième année propose « d’ajouter des bacs à papier dans le coin convivial parce que des tas de feuilles vont dans les poubelles ordinaires lorsque nous n’avons pas l’occasion de les jeter en classe ».
Donc, de nombreux élèves participent au recyclage mais encore faut-il que chacun y mette du sien pour sensibiliser ceux qui n’y prêtent pas attention. En fin de journée, il suffirait de faire un tour à travers le collège pour réunir touts les gobelets ou bouteilles laissés sur les tables, dans les classes ou dans les couloirs pour remarquer que les oublis sont nombreux.

Pourtant, la propagande écologique est claire ; avec des slogans tels que « consommons mieux, pour réduire nos déchets », « tout ce qui est considéré désuet peut être réutilisé. Tout ce qui ne peut-être réutilisé doit être recyclé » ou encore « trier, c’est simple », les sociétés de recyclages tentent tant bien que mal de sensibiliser chaque génération au tri des déchets.
Par exemple, L’association « PET-Recycling Schweiz », s’occupant, depuis l’entrée en vigueur de l’Ordonnance sur les emballages pour boissons (OEB) de la collecte de bouteilles en PET, a mené une étude visant à sensibiliser les établissements scolaires. Elle affirme que la consommation de bouteilles PET augmente dans les collèges ; seulement, un grand nombre des bouteilles vides manquent à l’appel du circuit de revalorisation parce que la plupart terminent leur course dans les poubelles. L’élimination de ces déchets coûtant très cher aux écoles, leur tri permettrait de réduire considérablement la quantité et, par conséquent, d’économiser de l’argent.
Quant à notre cher collège, les grands conteneurs ne sont vidés qu’une fois par semaine; nous éliminons plus de 9tonnes de déchets par année pour un montant de 3’769.- et un forfait de 10’035.- pour le papier et le carton.
Chaque élève, en soi, jette de temps à autres sa bouteille dans la poubelle prévue à cet effet mais, par égarement, l’erreur est vite réalisée et les conséquences à grande échelle sont plus importantes.

Il est donc important, après ces nombreuses conférences sur l’environnement, films-documentaires ou encore publicités qui ont pour but de nous sensibiliser, que chaque étudiant soit attentif au recyclage puisque « trier, c’est simple » ; alors n’hésitons pas !

Angélique Kuenzle

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« Prostituée, c’est un métier, pas une identité »

Le rendez-vous a lieu dans un café parisien aux fauteuils mous. A chaque femme qui pousse le tourniquet, vous vous demandez si c’est elle. Celle qui a le foulard rose ? Non, trop coquette, ce doit plutôt être celle dont l’épaisse couche de fond de teint jure avec la méchante teinture jaune des cheveux.

Et lorsque Manon arrive, légèrement décoiffée, chargée d’un grand sac et d’un carnet, vous ne vous dites plus rien. C’est pourtant elle. Une ravissante jeune fille de 26 ans qui explique, durant plus d’une heure, que prostituée, c’est un métier, pas une identité.

Elle n’aime pas trop le mot « prostituée », toutefois utilisé dans cet article parce qu’assez commode pour désigner cette activité qui « va de la pipe à 10 euros à la totale en une heure pour 400 euros ».

« Il n’y a pas mille façons de baiser », dit Manon. Embarrassée par l’expression, elle l’explique :

« Ce qui fait la différence du prix, c’est le cadre, la façon de faire. Pas franchement la technique… Ce que je veux dire, c’est que la gamme est large. Il faut sortir du stéréotype de la misère sur le trottoir contre le grand luxe façon call-girl. Si une fille fait le trottoir, elle aura plus de “services” et au final, elle peut se faire autant d’argent que la fille qui prend 200 euros de l’heure. »

Adhérente du Strass, le syndicat du travail sexuel, elle milite pour l’abrogation de l’article sur l’interdiction du racolage passif, inscrit dans la loi sur la sécurité intérieure de 2003 :

« On a besoin d’un vrai statut. Pas forcément une réglementation mais reconnaître ces métiers comme tels. C’est une loi totalement hypocrite qui fait beaucoup de dégâts. Aujourd’hui, on est dans un flou juridique total. On n’a aucun autre droit que celui de payer des impôts. »

Occasionnelle depuis la fin de ses années lycées, Manon, tire la totalité de ses revenus de cette activité depuis sept ans :

« J’y suis arrivée accidentellement. Au début, c’était un moyen d’arrondir mes fins de mois. Le temps passant, c’est devenu mon boulot. On ne choisit pas d’entrer dans la prostitution mais on choisit d’y rester. »

www.Rue89.com

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Le travail de nuit est-il nuisible pour la santé?


La décision du tribunal administratif fédéral rendue publique met une fois de plus les choses au point en matière de travail de nuit: il est impossible de déroger à l’interdiction de travailler la nuit ancrée dans la loi sur le travail.

Le travail de nuit est une lourde charge pour les travailleuses et travailleurs, il met leur santé en danger et ne doit donc être autorisé qu’exceptionnellement. Faire ses achats dans des supermarchés de stations-service n’est pas un besoin avéré de la population ; le plaisir du shopping de quelques-uns ne justifie en aucun cas un assouplissement de l’interdiction de travailler la nuit. Si les supermarchés des stations-service pouvaient ouvrir la nuit, d’autres magasins, dans les gares ou au centre des villes ne tarderaient pas à faire de même. Cela provoquerait un véritable effet domino. Bientôt, des milliers d’employés du commerce de détail seraient donc forcés de travailler la nuit. Il est alors tout à fait justifié de fermer les supermarchés des stations-service pendant la nuit.

La protection des travailleurs doit être prise au sérieux, en particulier en temps de crise. L’Union Syndicale Suisse se battra contre tout assouplissement de la protection des travailleurs et veillera à une application rigoureuse de la loi sur le travail.

Angélique Kuenzle

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