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Haïti : trop de journalistes ?

Depuis le séisme qui a frappé Haïti la semaine dernière, les reportages se succèdent. Seulement, comment se fait-il que tant de journalistes aient réussi à se rendre dans le pays, alors que les secours ont tant de mal à acheminer de l’aide? Trop de journalistes ne nuisent-ils pas à l’organisation des secours? Les reporters prennent-ils la place des humanitaires?

Pour se rendre à l’endroit du sinistre les possibilités sont diverses. Ainsi, beaucoup de journalistes américains se sont tournés vers les places disponibles dans les avions de l’armée. Celle-ci en aurait, d’ailleurs, déjà transporté une cinquantaine de ou à Port-au-Prince depuis le séisme.

Les organisations humanitaires sont un autre moyen pour les envoyés spéciaux d’atterrir à Haïti. En outre, Médecins du Monde a reçu de nombreuses demandes pour embarquer dans son avion mais l’ONG a respecté ses priorités. L’avion est donc parti avec du matériel et deux logisticiens, et ne possédait pas de place supplémentaire. Autre cas de figure: des associations peuvent inviter un reporter à faire le voyage avec elles pour faire connaître leur action et leur travail. Enfin, il est possible de rejoindre l’autre partie de l’île, la République Dominicaine, par ses propres moyens et de là, traverser la frontière haïtienne avec un convoi humanitaire par exemple.

Les journalistes disent donc ne pas se substituer aux éléments essentiels se rendant à Haïti, ou aux réfugiés qui prenant le chemin inverse, alors que certains secours attendent pourtant toujours de pouvoir partir. Qu’en est-il aussi sur place? Certains suggèrent que les très nombreux journalistes qui sont à Port-au-Prince consomment des ressources qui pourraient être bien mieux utilisées. Personne ne remet en cause la nécessité des médias après une telle catastrophe. Les humanitaires sont les premiers à souligner qu’ils ont besoin de la médiatisation pour qu’il y ait une prise de conscience et une campagne de dons efficace. Seulement les journalistes ne seraient-ils tout simplement pas trop nombreux ?

Par exemple, aux États-Unis, le phénomène des « reporters stars » se mettant en scène entrain de sauver des vies sur le terrain participe à un certain flou autour du rôle des médias à Haïti, et de la nécessité des moyens mis en œuvre. De plus, les grandes chaînes de télévision américaines possèdent chacune 50 employés sur place.

La solution serait peut-être d’envoyer un nombre limité de journalistes internationaux qui seraient les seuls à avoir accès au terrain, qui alimenteraient les autres médias. Mais une telle mesure présente un danger qu’aucune démocratie ne peut se permettre: sacrifier la diversité de l’information.

Désormais, la plus grande crainte du côté des humanitaires est de voir le souffle de la médiatisation s’envoler, aussi vite qu’il ne s’est posé.

Grégoire Fleurot | http://www.slate.fr/ |  MR

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14 ans, direction Cambridge

Un prodige de 14 ans féru de mathématiques a été accepté à la prestigieuse université britannique de Cambridge pour préparer, à partir d’octobre prochain, un diplôme considéré comme l’un des plus difficiles au monde, a annoncé jeudi l’établissement.

Arran Fernandez a reçu une offre conditionnée à l’obtention complète de son diplôme de fin d’études secondaires, émanant du Fitzwilliam College de l’université de Cambridge. D’ores et déjà titulaire d’un « A-level » (diplôme de fin d’études secondaires) en mathématiques, il va devoir décrocher un diplôme en physique pour voir se concrétiser l’offre de Cambridge à la rentrée d’octobre 2010. La licence qu’il va tenter d’obtenir est considérée comme l’une des plus ardues au monde. Isaac Newton et Stephen Hawking comptent parmi les anciens élèves.

Le Fitzwilliam College « a hâte d’accueillir Arran en octobre 2010 s’il remplit cette condition, et nous l’aiderons à développer et à accomplir son potentiel académique considérable pour lui assurer une expérience productive et enrichissante tout au long de ses études à Cambridge », a déclaré le professeur David Cardwell, l’un des, peut-être, futurs enseignants de l’adolescent.

Selon son père, il sera le plus jeune étudiant de l’université depuis William Pitt le Jeune qui avait le même âge à son entrée en 1773. Ce dernier a été deux fois Premier ministre (1783-1801 et 1804-1806) du Royaume-Uni.

« Les maths sont ma matière préférée d’aussi loin que je me souvienne », a assuré Arran qui, en 2003, souhaitait être « mathématicien, chauffeur de poids lourd ou explorateur de l’espace. ». De si doux rêves. Pourquoi est-il donc tombé dans l’abîme des nombres ? L’histoire ne nous le dit pas, mais il veut désormais être chercheur en mathématiques et s’attaquer à l’hypothèse de Riemann, théorie sur la répartition des nombres premiers qui déconcerte les plus grands mathématiciens depuis 150 ans.

AFP | http://www.lepoint.fr/ | MR

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Les bonnes résolutions… à quoi bon ?

Qui n’a jamais vu un de ses amis ne pas tenir sa bonne résolution du dernier jour de l’an ? Qui ne s’est jamais vu soi-même le faire ? De la même manière qu’on ressort chaque année du placard de vieilles guirlandes pour les étendre sur le sapin, à chaque nouvelle année s’accroche son lot de résolutions non tenues.

Les Babyloniens seraient les premiers à avoir eu l’idée de profiter de la nouvelle année pour tenter de devenir une meilleure personne, soit près de deux siècles avant notre ère. La nouvelle année commençait alors à la nouvelle lune, qui suit le solstice de printemps. Si aujourd’hui les résolutions les plus populaires sont de maigrir, d’arrêter de fumer ou de faire du sport, les Babyloniens eux s’efforçaient de rendre le matériel agricole emprunté. Les origines de la coutume sont également religieuses: les juifs, par exemple, commencent leur nouvelle année, Roch Hachana, par 10 jours de pénitence où ils sont tenus de pardonner et de demander pardon pour les actes peu glorieux commis l’année précédente.

Les raisons de l’échec

Seulement 12% d’entre nous tiennent leurs bonnes résolutions, si l’on en croit l’étude menée par le professeur Wiseman de l’université de d’Hertfordshire auprès de 3 000 volontaires. Parmi tous ceux qui se sont juré le 31 décembre 2008 d’arrêter de fumer, plus de 70% ont échoué. Les esthètes soucieux de leur apparence qui voulaient maigrir et profiter de 2009 pour se sculpter un corps de rêve ont également raté leur coup à plus 70%.

Si les hommes comme les femmes échouent en grande majorité à tenir leur bonne résolution, il semblerait que les deux sexes n’échouent pas pour les mêmes raisons. Ces messieurs auraient tendance à avoir les yeux plus gros que le ventre, les femmes en revanche auraient tendance à ne pas oser viser très haut. Elles préfèreraient garder leurs bonnes résolutions secrètes, pour ne pas avoir à se justifier devant leurs proches si elles ne parvenaient pas à les tenir.

«Profiter de la vie»

Les 12% de courageux qui parviennent à tenir les engagements qu’ils ont pris envers eux-mêmes ne sont pas pour autant surhumains. La psychologue Sophie Achard, spécialiste de la psychologie de la motivation l’explique: «pour parvenir à tenir ses bonnes résolutions, le mieux est de n’en prendre qu’une». Dur, dur en effet d’arrêter de fumer tout en faisant un régime, et en allant à la piscine trois fois par semaine. Beaucoup d’entre nous prennent tous les ans la même bonne résolution: rien de pire pour le moral que de se rappeler chaque année l’échec de l’année précédente. Il vaut mieux, en effet, se fixer des objectifs chiffrés que l’on pourrait, à tout hasard, réussir à atteindre.

Parmi les sondés par le professeur Wiseman, il n’y a qu’un seul groupe qui a tenu sa bonne résolution à plus de 70% : ceux qui avaient décidé de «plus profiter de la vie».

www.slate.fr | Judith Duportail | MR

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Twitter, Texas Ranger

Les américains ont  toujours été des plus inventifs et on sait à quel point le combat « contre le crime » leur tient à cœur. Alors, lorsqu’ils allient ces deux vertus, cela atteint un très haut niveau.

Au Texas, les habitants du comté de Montgomery passent des fêtes de fin d’année sous haute surveillance. Ils ont même tout intérêt à bien se tenir, s’ils ne veulent pas être la risée de leurs voisins. En effet, la police locale a eu la bonne idée de s’essayer aux réseaux communautaires sur Internet, et possède désormais un compte sur Twitter. Pour ceux qui ne connaissent pas, il s’agit d’un service très simple, qui permet de façon instantanée et extrêmement brève (140 caractères maximum) de signaler à l’entier de la « toile » ce que vous êtes entrain de faire.

C’est ainsi que Warren Diepraam, procureur chargé des infractions routières, a entrepris de publier sur cette plateforme les noms des automobilistes arrêtés en état d’ébriété pendant les fêtes de fin d’année. « Ce n’est pas un remède qui fera disparaître les conducteurs en état d’ivresse », explique-t-il, « mais cela devrait leur permettre de réfléchir à deux fois avant de prendre la route ».

Au pays du « burger », il s’agirait presque d’un phénomène de mode, car toujours au Texas, une page a été spécialement créée par la police de Denton afin d’automatiser la publication du journal des dernières arrestations. Précisons tout de même qu’il ne s’agit pas de la page officielle du commissariat. Cependant, certains pointent déjà du doigt cette pratique, puisque les personnes dont la photo a été envoyée sur « Twitpic » n’ont pas pour autant été reconnues coupables d’une quelconque infraction au moment de la publication.

http://www.clubic.com/ – Marco Ruas

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Quand l’homme devient Otarie

Près de 230 personnes ont participé ce dimanche sur une plage de Fouesnant, dans le Finistère en France, à la « baignade des Otaries ». Ce bain de fin d’année est traditionnellement organisé entre Noël et le Nouvel An.

Sous un très beau soleil d’hiver, de nombreux baigneurs, âgés de 8 à 81 ans ont vaincu une mer ne dépassant pas les 10 degrés et une température ambiante de 8 degrés. La plupart portaient d’ailleurs des combinaisons contre le froid.

Beaucoup de participants avaient prévu pour l’occasion un bonnet de Père Noël et une perruque. D’autres étaient même grimés en Nicolas Sarkozy et Barack Obama. C’est clair la baignade dans la peau d’un chef d’Etat… ça passe crème !

« C’est devenu une institution. L’été on reçoit même des coups de fils de gens qui nous demandent la date du bain des Otaries. C’est très bon pour la notoriété de la station », a déclaré Jean-Yves Lefloch, président de l’Office de tourisme et participant à la baignade.

« La mode est partie du sud-ouest de la France, mais c’est désormais la Bretagne qui est en pointe », a-t-il ajouté. A la même heure, un « bain des phoques » était ainsi organisé à Landéda, dans le nord du Finistère.

AFP – Marco Ruas

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Copenhague : « Alors là, qu’est ce qu’on attend ?! »

Près d’une semaine après « Copenhague », sommet mondial servant à définir les prochaines mesures afin de combattre le réchauffement climatique global, il est intéressant de revenir sur cet échec planétaire.

Ce rendez-vous, terminé le 19 décembre dernier, c’est un peu comme David Bivas : le très très gros bide de cette fin d’année ! Pour ceux qui ne le connaissent pas encore, ce parfait inconnu passait il y a peu devant les caméras de « Canal + », alors que celles-ci voulaient « sentir » le public avant un concert de Snoop Dog à Paris. Entouré de ses copains qui enchaînent les « big-up » à tout va, notre ami David va alors sortir une énorme boulette, du genre où tout le monde vous regarde d’un air méprisant alors que vous vous sentiez très drôle trois secondes auparavant. Si ce cousin du « soixante-dix-huit » fait rire aux éclats la toile, il n’en est pas de même pour ce sommet dont on attendait tant.

Résumons les faits, car après près de deux semaines de dur labeur, les grands -vraiment ?- de ce monde nous ont sorti un énorme accord de… 3 pages. Faramineux ! En clair, le texte ne prévoit aucune décision juridiquement contraignante sur l’après Kyoto, la création d’un « fond climatique », et d’autres mesures visant à réduire la production de CO2. Même si les pays émergents s’engagent à réduire leurs émissions, et qu’une limite de 2°C a été fixée pour le réchauffement, aucune obligation chiffrée n’est donc imposée. Pire l’accord n’a pas été signé par l’ensemble des États et ne sera applicable que pour ceux qui voudront bien le prendre en compte. C’est mignon, mais ça sent un peu le devoir fait à l’arrache après 12 jours de vacances non ?

Définissons alors les rôles :

Actuellement, tous plus « sept-huit » les uns que les autres, les divers dirigeants se renvoient la faute. On critique tant le système de l’ONU et sa règle de l’unanimité, que les deux grands pouvoirs mondiaux : la Chine et les Etats-Unis. Ces deux-là, vus un peu comme les « Snoop Doggy Dogs » de cette rencontre mondiale, se sont transformés devant l’opinion publique en « twins-Bivas ». Le manque d’unité était donc total, et l’absence d’engagement traduit parfaitement la peur de froisser quelque peu de grandes puissances dont sont dépendantes l’économie globale.

Néanmoins, un point positif peut être tiré de cette conférence : le mouvement social et non gouvernemental qui aura tenté, tant bien que mal, de faire pencher la balance devant cet horrible fiasco.

Une prochaine conférence sera organisée à Bonn dans 6 mois pour « poursuivre » sur la voie bosselée de Copenhague. Enfin, fin 2010, une réunion mondiale est prévue à Mexico, où tout le monde espère une prise de conscience et de décisions unanimes avec des objectifs contraignants et clairement définis. Un maximum doit ainsi être fait pour le développement d’énergies renouvelables, et de grands fonds doivent être dégagés par les pays riches afin d’aider les pays en voie de développement à croître de façon saine pour la planète. Parallèlement,  un changement de mentalité radical est également indispensable car le problème climatique se trouve, pour l’instant, placé sur un plan secondaire par les hautes autorités mais aussi par une grande partie de la population.

Je vais m’arrêter là car mon article dépasse bientôt la taille de l’accord et je ne voudrais pas être en mauvais termes avec ces « tout puissants », mais très sincèrement : « qu’est ce qu’on attend ?! ».

Marco Ruas

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Une décharge pour un Christmas pudding

Alors que nous sommes dans la dernière ligne droite de Noël, un restaurant de la City de Londres a eu une idée originale. Il a demandé à plus de 350 clients ayant commandé du Christmas pudding en dessert, de signer une décharge par laquelle ils acceptent de ne pas poursuivre l’établissement en cas d’incident.

Neleen Strauss, propriétaire du restaurant High Timber, a expliqué que cette renonciation à d’éventuelles poursuites portait sur le risque d’asphyxie ou de dégâts dentaires. Quel est donc l’objet du crime dans ces gâteaux ? Et bien tout simplement les fèves en argent d’une valeur entre 15 et 95 livres (24.8 et 157.11 francs) glissées dans certaines de ces sucreries.

Le document, qui doit être signé par toute personne commandant ce mets traditionnel de Noël en Grande-Bretagne, stipule: « Je décharge High Timber de toute responsabilité si je devais subir des dommages y compris, mais sans que la liste soit exhaustive, une dent ébréchée, ou toute autre blessure pouvant résulter d’une ingurgitation ».

La patronne du restaurant a précisé que l’idée lui avait été glissée par des avocats fréquentant régulièrement son établissement: « Nous sommes installés dans la City et beaucoup de mes clients sont des avocats et ils me l’ont suggéré. C’est un peu fou mais j’ai décidé de suivre leur conseil ».

« Cela a causé un peu de remue-ménage dans le restaurant et les gens avaient du mal à y croire au début », a expliqué Mme Strauss. « Je pensais que ça allait être casse-pieds mais j’ai décidé de couvrir mes arrières ».

Heureusement pour la santé des clients, aucun dégât n’était encore à déplorer ce matin du jeudi 24 décembre au High Timber, après l’ingestion d’un Christmas pudding, vendu 7 livres (11.58 francs).

Tout le monde a fini par trouver cela amusant, mais attention car parfois à trop vouloir trouver la fève… c’est elle qui finit par vous avoir.

http://www.20min.ch – Marco Ruas

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Google : « Je t’aime, moi non plus »

Le site http://www.cafepress.co.uk/ propose, pour toutes les tailles et à un prix de 15 francs, un T-shirt inspiré des récents problèmes causés par le service Google Street View.

Rappel des faits :

En septembre dernier Hanspeter Thür, Préposé fédéral à la protection des données et à la transparence, avait déposé une plainte à l’encontre de Google. Le géant était accusé de violer la vie privée des citoyens suisses avec son outil Google Street View.  Dernièrement, un accord a été trouvé entre Google et les autorités helvétiques. En attendant la décision du Tribunal administratif fédéral certaines contraintes ont été imposées. La firme pourra toujours envoyer ses véhicules munis de caméras sur les routes suisses, mais les clichés pris ne seront plus mis en ligne, et elle devra aussi annoncer à l’avance les endroits ou elle compte faire ses prises de vue.

Cela étant dit si des craintes demeurent, ou si vous n’avez toujours pas réalisé vos emplettes  pour Noël, ce cadeau est peut-être pour vous. Ce T-shirt vous permettra de vous « défendre », si non efficacement, au moins de manière humoristique contre ces « espions roulants ».

Marco Ruas

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Le fondateur de Facebook en pyjama sur son propre site

Dernièrement les paramètres de confidentialité des utilisateurs ont été changés par Facebook. Chaque inscrit a pu apercevoir un message l’informant de ces modifications mais la plupart n’y a pas prêté attention et les paramètres par défaut ont été réactivés. Ces paramètres par défaut laissent notamment les photos disponibles au grand public.

Le plus amusant dans ces modifications, Mark Zuckerberg lui-même, le fondateur du site s’est fait avoir. En effet, 290 photos de son profil, qui jusqu’à présent étaient privées sont passées en public. Plus exactement n’étaient plus visibles seulement par ses amis mais également par les amis de ses amis. Du coup, des photos plutôt personnelles le montrant par exemple en pyjama avec son nounours dans les bras, se sont retrouvées sur la toile. Pourtant on ne cesse de nous prévenir qu’il faut faire attention à ces données personnelles sur des sites comme Facebook. Que le créateur se fasse piéger par son propre site devient donc particulièrement savoureux.

Ceci étant, Facebook nie absolument qu’une erreur se soit produite. Mark Zuckerberg aurait délibérément passé ses photos en public pour «montrer l’exemple», puis aurait changé d’avis et les aurait reclassées en privé. Il ne s’agit donc pas de la preuve que ces paramètres ne sont pas très clairs ni évidents à manier pour les utilisateurs.

Le nouveau système avait été vivement critiqué par les associations de défense de la vie privée. Ces dernières craignent que les nouveaux paramètres utilisés par défaut et recommandés par Facebook, qui ouvrent largement l’accès à des tiers au contenu des pages du site, soient mal compris des utilisateurs.

Le Monde.fr – Marco Ruas

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« Je suis toujours resté Marcel »

« L’œuvre est indissociable de la vie de l’auteur dont il faut suivre les folies pour comprendre ce qui nourrissait son « monde » ». Ces paroles de Félicien Marceau lorsqu’il évoque Honoré de Balzac correspondent parfaitement à Marcel Imsand. Sur chacune des photographies qu’il a réalisées, il a réussi à faire passer une émotion et une modestie qui lui sont propres. Jamais il n’a utilisé de flash, comme pour promulguer la totale authenticité qui le caractérise.

Marcel Imsand, photographe et humaniste suisse de huitante ans, est né le 15 septembre 1929 dans le village de Pringy. A 15 ans, il quitte Broc ou il a suivi l’école élémentaire et rejoint Lausanne. En 1947, il part pour Neuchâtel, endroit où la photographie entre dans sa vie. Finalement, en 1958, après avoir alterné divers métiers dont des travaux à l’usine, il rejoint Lausanne. Là il prend la décision, durant les années soixante, de vivre essentiellement de la photographie. Actuellement, le Musée gruérien le met à l’honneur avec l’exposition « Paul et Clémence », jusqu’au 14 février 2010. Parallèlement un nouveau livre «Histoire d’une image» est présenté aux Editions La Sarine. C’est en homme simple qu’il nous fait part de la sensibilité de l’homme et de son art.

Vous avez consacré la majeure partie de votre vie à la photo, depuis quand cette passion est-elle présente ?


La passion m’est venue très tôt. A 16 ans, j’ai rencontré Jean-Claude Tschau, un reporter photographe à Neuchâtel. Chez lui, j ai vu comment les photos étaient développées et cela m’a impressionné, je me suis alors inscrit dans un club de photographies. C’est parti comme ça et à 35 ans je suis devenu indépendant. Je n’aurais jamais imaginé travailler un jour pour mon compte.

Avez-vous une idée du nombre de photos réalisées jusqu’ici ?

Non, mais je fais très peu de photo. Il faut que les gens se sentent à l’aise afin de créer un climat de confiance. Pour cela je me fais plutôt petit que grand pour me faire oublier et donc je réalise très peu de tirages. Néanmoins, je ne recherche pas forcément la bonne photo, j’ai une émotion et comme je possède une grande expérience, j’ai le sens du cadrage.

Est-ce qu’un lien d’intimité se crée avec les personnes que vous prenez en photo ?

Oui, un lien de tendresse apparaît, un lien de confiance et d’amour qui se partage entre deux personnes. Vous ne pouvez pas arriver chez les gens et commencer à photographier sans les respecter, vous faites seulement 2 ou trois photos car ils vous ont permis de rentrer, ils vous ont adopté. Pour que les gens vous aiment, il ne faut pas se mettre en avant. Le numérique se met en avant, il prend de la place et c’est difficile de rester discret tandis qu’avec un petit « Leica » qui possède un rideau qui ne fait pas de bruit vous pouvez garder la tendresse qui se partage. J’ai fait beaucoup de livres et j’ai toujours gardé cette pudeur, c’est la base de tout.

Pourquoi avez-vous une préférence pour le noir et blanc ?

Je suis un défenseur du noir et blanc. Je tire mes propres photos, les travaille moi-même au laboratoire et j’y attache d’ailleurs une grande importance.  C’est tout un mystère quand la photo sort du révélateur, cependant, j’ai gagné ma vie en faisant des livres et des campagnes publicitaires en couleur. Le noir et blanc je l’ai en fait pratiqué pour moi, cela ne m’intéressait pas de faire de la photo couleur pour m’exprimer personnellement, même si lors de mes campagnes publicitaires en couleur je m’exprimais aussi. Mon travail n’était pas différent si je faisais de la publicité ou des travaux plus intimes comme « Paul et Clémence ».

Comment avez-vous vécu le développement de la photo grâce au numérique ?

Le numérique ne m’intéresse pas. Si aujourd’hui j’étais indépendant, je ne pourrais pas l’être en faisant du numérique. Avec celui-ci vous pouvez regarder [les photos], et si vous n’êtes pas content, vous refaites encore et encore, cela n’a plus aucun rapport avec les photos qu’on tire dans un laboratoire avec un très beau papier. Par exemple « L’illustré » a réalisé un reportage sur moi pour mes 80 ans et la fille qui a travaillé au numérique a fait près de 100 photos et n’en a publié que 2. Les choses ont changé mais on ne reviendra pas en arrière, on continuera à aller de l’avant. Personnellement, je n’ai rien contre le numérique car des gens qui font de l’actualité ou de la photographie peuvent tiré cent fois la même photographie avec leur imprimante. Moi je n’ai tiré qu’une seule fois chaque photo. Pour qu’elle soit belle c’est tout un travail d’artisan incomparable au numérique, et il est vrai que des photos comme celles que l’on peut voir au musée [actuellement pour l'exposition « Paul et Clémence], cela n’existe plus.

Actuellement, avec tous les changements qu’il a existé, pourrait-on encore faire de tels reportages ?

Je pense qu’à la campagne si. Par exemple, on retrouve des gens qui vivent comme « Les Frères », même si avec eux c’était particulier car ils étaient jumeaux. Mais aujourd’hui je suis sûr qu’il existe encore des gens qui vivent modestement. S’il y en aura encore dans 30 je n’en sais rien, mais je pense que l’on trouvera toujours ce type de personnes. La société a changé avec la télévision et tous les moyens de diffusions, mais il y a plus important que l’argent, les humains sont les humains, les pauvres gens resteront toujours les pauvres gens et il en existera toujours. Au fond les gens n’ont pas changé, ce sont les modes et les habits qui changent mais leur âme et leur cour demeure semblable.

Quel bilan tirez-vous de vos années de photographes?

J’ai eu la chance de rencontrer des gens et d’avoir du travail. Quand j’ai commencé je ne connaissais personne et je n’avais pas d’argent, j’ai du parfois travailler jour et nuit pour gagner ma vie. L’essentiel d’un métier de reporter c’est de ne pas se croire supérieur à quelqu’un parce que vous êtes le reporter. Vous vous faites plutôt inférieur pour que les individus prennent confiance en vous et sentent qu’on les aime. C’est la base de toute ma vie. Je suis toujours resté Marcel et il faut démontrer une forme de respect envers l’être humain, que ce soit un artiste ou un paysan. On n’a donc pas le droit de « mitrailler » chez quelqu’un ; on prend un nombre limité de photos car il faut maîtriser son métier et moi je le maîtrisais très bien donc je n’avais pas besoin d’un très grand nombre de clichés.

Quelques mots sur les dernières pages de votre livre : « Les Frères » ?

« L’est et l’ouest » et Milet, ce sont des frères jumeaux qui ont vécu toute leur vie ensemble. Ils sont restés toujours très humbles. C’est l’un des livres les plus intimes que j’ai accompli [« Les Frères »] avec « Paul et Clémence ». À la fin Milet meurt et j’ai quand même pris une photo deux ou trois jours avant alors que l’on voit qu’il va s’en aller. C’était quelque chose de très profond.

Pour conclure : aimez-vous la crème double ?

Oui j’aime cela mais je n’en mange pas trop. Simplement, chaque fois que je viens en Gruyère je mange de la crème double avec des meringues.

France Repond & Marco Ruas

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