Londres s’apprête à lancer une croisade. Depuis qu’un renard s’est introduit dans une maison cossue de la capitale et a sérieusement blessé deux petites jumelles, le «fox» a porté un coup au flegme britannique.
Malgré le caractère exceptionnel de l’attaque, le tabloïd The Sun s’est emparé de l’affaire et multiplie les «scoops». Dernier en date: une image floue de«l’agresseur», prise par un policier juste après son méfait.
L’émotion de l’opinion est telle que le maire de Londres, Boris Johnson, a dû appeler à une éradication «des renards, qui aussi mignons et romantiques soient-ils, restent des nuisibles». La capitale compterait jusqu’à 10000 de ces animaux roux. Mais dans un pays où l’interdiction de la chasse à courre a viré à l’affrontement au Parlement, le renard, même sanguinaire, garde des partisans.
Débat
Dubitatif, le guitariste de Queen, Brian May, s’est fendu d’un commentaire sur son blog: «Un renard qui attaque des bébés? C’est ça! Et pourquoi pas des singes qui s’échappent de mes fesses…» Le débat est ouvert. (DC)

