Sous pression depuis plusieurs jours, Claude Béglé a remis sa démission du poste de président du conseil d’administration de La Poste au Conseil fédéral, moins d’une année après sa nomination.
Claude Béglé, âgé de 61 ans, a annoncé mardi avoir pris cette décision suite aux « attaques inqualifiables » contre sa personne et à la « diffamation publique » dont il a été l’objet.
Le Vaudois a expliqué qu’il plaçait les intérêts de l’entreprise de service, de la Confédération, et de tous ses collaborateurs au-dessus des siens. Son plus grand désir a été de servir La Poste au mieux de ses capacités et en toute bonne foi.
Invité par la Télévision Suisse Romande, Claude Béglé, qui ne se dit pas blessé, a estimé que le retour au calme pour le géant jaune exigeait son sacrifice. Il impute la campagne de diffamation à son égard à deux principales raisons. La première est que, pour lui, l’ancienne garde de La Poste ne désirait pas de changement en profondeur et ce, dès la nomination de Claude Béglé. La seconde est « sans doute une raison culturelle ».
Au cours de l’entretien, il a assuré son plus grand respect pour Moritz Leuenberger qui l’a toujours soutenu.
Une manœuvre défendue
Après avoir annoncé sa démission, Claude Bélgé annonce sur les ondes de la Radio suisse romande que « La Poste doit absolument trouver de nouveaux relais de croissance », dans le but de faire face à l’important recul des volumes dans le domaine des lettres. Aussi, il continue de penser que sa stratégie au sein de l’administration était la bonne.
« J’ai voulu rétablir l’équilibre avec le conseil d’administration et ça a dérangé », a-t-il estimé rappelant que contre l’avis de la direction, il s’était opposé à la fermeture de petits bureaux de poste et avait désiré limiter le nombre de licenciements.
Un avenir déjà examiné mercredi
Dans une prise de position rendue publique mardi soir, le Département de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) indique que le Conseil fédéral « évoquera mercredi la situation de La Poste après le retrait de Claude Béglé ».
Le DETEC précise que Moritz Leuenberger a été informé vendredi des discussions que le groupe de travail chargé de se pencher sur les troubles au sein du géant jaune a eues avec les membres du conseil d’administration, la direction et les cadres de La Poste.
TSR.CH / Angélique K.

