Dimanche. 20 h. Trois millions de personnes ont besoin d’aide
Trois priorités s’imposent : sauver le plus de monde possible, apporter d’urgence l’aide humanitaire, l’eau, la nourriture et les médicaments nécessaires et coordonner l’aide extérieure.
Selon l’ONU, trois millions de personnes ont aujourd’hui besoin d’aide. Vendredi, l’ONU a lancé un appel d’urgence à la communauté internationale pour récolter 560 millions de dollars afin de venir en aide pendant au moins six mois à la population haïtienne touchée. L’argent doit servir à apporter de la nourriture, de l’eau potable, des produits d’hygiène et médicaux, des tentes, des couvertures, de l’aide logistique et scolaire.
Dimanche. 19 h. Accroissement du dispositif aérien entre la Martinique et Haïti
Le dispositif aérien mis en place entre la Martinique et Haïti s’est accru avec l’arrivée dimanche à 12h d’un avion de l’armée de l’air sur la base aérienne du Lamentin (Martinique).
Dimanche. 18h 10. Selon un général américain, 200 000 morts possibles
Le bilan des victimes du tremblement de terre en Haïti pourrait s’établir entre 150.000 et 200.000 morts, a indiqué le général commandant la force spéciale américaine sur place. « Je crois que la communauté internationale étudie ces chiffres et je crois que c’est une hypothèse de travail »
Le secrétaire général des Nations Unies Ban Ki-moon est arrivé dimanche à Port-au-Prince. M. Ban devait rencontrer le président d’Haïti René Préval, effectuer un bilan des besoins et se rendre à la Minustah, mission de l’ONU dont le siège a été complètement détruit, faisant 40 morts, tandis que 330 personnes sont portées disparues.
Trois survivants ont été extraits à l’aube d’un supermarché, a indiqué un secouriste de l’équipe américaine South Florida Urban Research and Rescue.
Les secouristes américains et turcs s’employaient à extraire une quatrième personne, un homme toujours vivant lui aussi sous les décombres du supermarché.
Les trois personnes dégagées s’ajoutent aux 70 survivants retrouvés jusque là sous les décombres de Port-au-Prince par les quelque 43 équipes internationales engagées sur place, comprenant 1.739 sauveteurs et 161 chiens.
Dimanche. 17h. La situation des sans-abri est « désespérée »
La situation de milliers de personnes dans les rues de Port-au-Prince accablées de soleil est « désespérée » et les hôpitaux de la capitale haïtienne sont totalement submergés par un flux incessant de blessés, a expliqué dimanche le Comité international de la Croix-Rouge.
« L’accès à des tentes, à des toilettes, à de l’eau, de la nourriture ou encore à des soins médicaux reste extrêmement limité », selon les experts de l’organisme humanitaire sur place.
Selon l’association, un avion-cargo MSF transportant un hôpital chirurgical gonflable « n’a pas été autorisé à atterrir samedi soir à Port-au-Prince, malgré les autorisations données par les Nations unies et le Département de la Défense des Etats-Unis, et a été dérouté vers Samana, en République Dominicaine ».
Tout ce matériel est désormais convoyé par camion, prolongeant les délais d’acheminement à Port-au-Prince de 24 heures.
« Un second avion affrété par MSF est actuellement en route et devrait atterrir vers 10H00, heure locale, à Port-au-Prince », prévient l’association qui espère que cette fois tout se passera bien.
Ce séisme qui a ravagé Haïti est « la plus grave crise humanitaire depuis des décennies », a déclaré dimanche le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, juste avant de partir pour Port-au-Prince.
Dimanche. 11h 17. Les sauveteurs espèrent toujours retrouver des survivants
Les équipes de sauveteurs de l’ONU ont toujours l’espoir de retrouver des survivants dans les décombres près de cinq jours après le séisme qui a dévasté Haïti mardi, a indiqué dimanche une porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU.
« Le moral des équipes de sauvetage reste très bon en dépit des difficultés et des conditions » dans lesquelles ils doivent travailler, a expliqué la porte-parole d’Ocha à Genève, Elisabeth Byrs.
Dimanche. 11 h 02. Entre 40 000 et 50 000 morts, selon l’OMS
L’Organisation mondiale de la santé et l’Organisation panaméricaine de la santé « estiment que le nombre de morts est compris entre 40 000 et 50 000 personnes ». Ces chiffres viennent confirmer le dernier bilan des autorités haïtiennes, qui fait état de 50 000 morts, 250 000 blessés, 1,5 million de sans-abri et plus de 25 000 corps déjà ramassés.
Les équipes de Médecins Sans Frontières présentes en Haïti ont affirmé « ne jamais avoir vu autant de blessures aussi graves », suite au violent séisme qui a frappé le pays, a rapporté MSF dimanche.
L’association, qui comptait déjà 30 volontaires sur place au moment du séisme, a pu envoyer 70 personnels internationaux supplémentaires à Port-au-Prince.
« Il est de plus en plus évident qu’un nombre important de notre personnel haïtien n’a pas survécu à la catastrophe », termine MSF.
Dimanche 5 h. Les secours accélèrent la cadence et sortent de Port-au-Prince.
Les hélicoptères américains accélèrent la cadence de distribution de l’aide à Port-au-Prince dimanche, mais cela ne suffit pas à calmer la population affamée qui continue à dévaliser les magasins, alors que les secours arrivent peu à peu dans les autres villes dévastées.
Arrivé vendredi dans la baie de la capitale haïtienne, le porte-avions Carl Vinson a pris le relais samedi de l’aéroport Toussaint Louverture, toujours saturé. La vingtaine d’hélicoptères de l’immense base flottante multiplie les rotations, allant chercher des vivres à l’aéroport pour ensuite les acheminer à travers l’agglomération de 2,8 millions d’habitants.
Les secours commencent également à mettre cap vers l’épicentre du séisme. Un premier convoi d’aide est notamment arrivé samedi à Léogâne, ville de 134.000 personnes située à 17 km de Port-au-Prince. 90% des bâtiments de cette ont été détruits, selon l’ONU.
Plus de 25.000 corps de victimes du séisme qui a ravagé la capitale haïtienne mardi ont été enlevés et ensevelis, a déclaré samedi à l’AFP le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive.
« Vingt mille corps ont officiellement été ramassés par l’Etat, sans compter les corps ramassés par la Minustah (Mission de stabilisation de l’ONU en Haïti), les ONG et les volontaires, soit environ 5 ou 6.000″, a-t-il dit.
http://www.ouest-france.fr
Angélique K.


