« Je croyais que la « petite souris des dents » vivait dans mon ventre et se nourrissait de ce que je mangeais… Elle avait une cuisine aménagée à l’intérieur de mon estomac. Quand je courais et que j’avais un point, c’était la table de sa cuisine qui s’était déplacée. »
Aux Archives du bar Le Buro, la troupe composée de 8 membres, 6 femmes et 2 hommes, nous ont surpris dès leur entrée en scène. Une des actrices, aux airs mécontents, entoure d’adhésif les autres, passifs. Cette femme, répète des « Je croyais que tu m’aimais ! ».Jusqu’à la fin, le public reste dans l’incompréhension de cette phrase. Ce n’est qu’après réflexion, que l’on comprend qu’elle représente l’individu et les autres la foule. Le groupe, lié, lance un flux de croyances et de superstitions récoltés auparavant. Autant sincères qu’insensées, les répliques écrites par l’auteur et metteur en scène de « Vestiaires dames », Mélanie Richoz, s’inspirent du public. Chacun est susceptible d’être touché, car Le texte révèle bien souvent des pensées dont l’esprit de toute personne a déjà été traversé. Dans le but de parler sans retenu des sujets un peu tabou, Machine à croire, traite des sujets tel que le sexe, les pets, le racisme, l’enfance ou encore l’amour. Ces thèmes entraînent bien évidemment des croyances hilarantes avec un soupçon de naïveté.
Eclats de rire garantis avec, je dois l’avouer, une interrogation introduite dans la tête de chaque spectateur : « Ah bon ??Je croyais que c’était vrai ça… ?! »
« A 10-12 ans, je croyais que quand je chantais devant le poster de mes idoles (New-Kids on the Block), ils allaient m’inviter à faire partie de leur groupe. »
« On m’a dit que si je mettais du gel tous les jours, à 18 ans, je n’aurais plus de cheveux. »
« Je ne dis jamais aux gros qu’ils sont gros, j’ai trop peur d’attraper leurs kilos. »
A la sortie, un petit carnet attend vos croyances.
Ps : Moi quand j’étais petite, je croyais que si je mangeais des carottes, mes yeux allaient devenir oranges.
PC


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