Archive | novembre, 2009

Agassi victime de sa perruque à Roland-Garros en 1990

Il aura fallu attendre près de vingt ans pour que la vérité éclate. La fameuse crinière du champion de tennis Andre Agassi au début des années 90 était une perruque.

Cette nouvelle révélation est contenue dans son livre « Open : An autobiography » qui doit sortir le 9 novembre et dont People Magazine a publié des extraits vendredi. Mercredi dernier, le Times avait dévoilé d’autres extraits dans lesquels le champion avouait avoir pris de la méthamphétamine en 1997.

Agassi raconte qu’avant la finale de Roland Garros en 1990, il avait prié « non pour la victoire, mais pour que [sa] perruque ne tombe pas ». A la veille du match, « c’est le fiasco ».

« Je prenais ma douche et j’ai soudain senti ma perruque tomber. »

Agassi appelle son frère à la rescousse :

« Nous avons utilisé vingt clips. “Tu penses que ça va tenir”, lui ai-je demandé. “Oui, si tu ne bouges pas trop”, répondit-il. »

Pas forcément pratique quand il s’agit de disputer sa première finale d’un tournoi du Grand Chelem. Agassi pense que ses soucis de perruque ne sont pas pour rien dans sa défaite contre Andrés Gómez :

« A chaque bond, je l’imaginais tombant dans la terre. Je voyais des millions de téléspectateurs se rapprocher de leurs écrans, les yeux écarquillés, se demandant, dans des dizaines de dialectes et de langues, comment les cheveux d’Andre Agassi étaient tombés de sa tête. »

On s’en doute rétrospectivement, à la lumière de son changement de coiffure : sa perruque avait pour but de masquer sa calvitie. C’est l’actrice Brooke Shields, qu’il épousera en 1997, qui l’a persuadé de couper ses cheveux restants :

« Elle m’a dit que je ferais mieux de raser mon crâne. C’était comme suggérer de m’arracher toutes mes dents. Néanmoins, j’y ai réfléchi pendant plusieurs jours, j’ai pensé aux angoisses que cela provoquait, à l’hypocrisie et aux mensonges. »

A la différence de la révélation sur l’usage de drogues, Agassi n’encourt vraisemblablement pas de sanctions pour celui d’une perruque.

Laurent Mauriac – Rue89.com

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Le droit à l’oubli numérique, un casse-tête juridique

Il n’est pas facile de se faire oublier sur le Net. Exemple : un adolescent laisse un commentaire grossier sur un blog. Quelques années plus tard, il cherche un emploi, et un employeur auquel il a envoyé son CV a l’idée de « googler » son nom et tombe dessus. Autre exemple : un homme sort de prison, parvient à retrouver une vie normale ; mais son passé reste affiché aux yeux de tous sur divers sites…

Internet, dit-on, est un média « de flux » ; c’est oublier que c’est aussi un média de stock : à la différence des archives des journaux, les informations sur Internet restent visibles de façon permanente, comme gravées dans le marbre. Et peuvent empoisonner la vie de nombreuses personnes. D’où l’idée d’instaurer un « droit à l’oubli numérique ». Une belle idée dont la mise en application est un effroyable casse-tête.

Pour tenter de le résoudre, deux sénateurs, Yves Détraigne (MoDem) et Anne-Marie Escoffier (PRG), ont déposé au Sénat une proposition de loi. De son côté, Nathalie Kosciusco-Morizet, sécrétaire d’Etat chargée de la Prospection et du Développement de l’économie numérique, lui consacre un atelier de travail, demain, dans un amphithéâtre de Sciences-Po Paris. Objectif :

« Faire émerger des propositions concrètes
pour améliorer la protection de la vie privée des citoyens sur Internet. »

1Qu’entend-on par « droit à l’oubli numérique » ?

Internet, explique sur le site Neteco Denis Ettighoffer, fondateur d’Eurotechnopolis Institut, est doté de ce qu’on appelle une mémoire éidétique, une mémoire totale. Tout y est préservé : bons et mauvais souvenirs, erreurs passées, écrits qu’on aimerait renier… Un véritable défi pour les libertés publiques :

« L’homme numérique doit pouvoir compter sur la loi pour faire effacer des données sur le Net qui pourraient être attentatoires à son intégrité morale, à sa liberté individuelle, à celle de sa famille, qui limiteraient ou tenteraient d’influencer ses activités privées, publiques ou professionnelles. »

Pour Bernard Benhamou, délégué aux usages d’Internet, et animateur de l’atelier de jeudi :

« Il est important que des informations laissées sur le réseau de manière volontaire ou involontaire par des individus puissent rester sous leur contrôle. »

Les internautes sont souvent à l’origine du problème qui va les rattraper, lorsqu’ils diffusent sur leurs blogs ou sur leur page personnelle Facebook des informations intimes. Mais le problème va au delà des simples indiscrétions volontaires : de nombreuses entreprises ont un intérêt commercial à collecter des données nominatives pour les exploiter, souvent sans l’assentiment des personnes concernées.

La question du droit à l’oubli est également liée à la lutte contre de la délinquance, dans des formes plus ou moins nouvelles : traçage d’internautes, fichage, diffamation, non-respect de la vie privée… Même si Internet n’est pas une zone de non-droit, policiers et magistrats ne sont pas forcément formés et outillés.

1Quelles sont les bases juridiques du « droit à l’oubli » ?

« Les lois européennes sont claires. On ne peut utiliser les informations personnelles d’un individu sans son consentement préalable. » Le principe est posé par Viviane Reding, commissaire européenne chargée de la Société de l’information et des Médias.

Un des éléments importants de la directive du 24 octobre 1995 sur la protection de la vie privée est que les responsables de fichiers ne doivent pas conserver des données personnelles au-delà de la période nécessaire à leur traitement. Par exemple, les fournisseurs d’accès ne doivent pas stocker pendant plus d’un an les adresses IP de leurs clients.

En France, ces dispositions ont été ajoutées à la Loi informatique et liberté du 6 janvier 1978. Un site qui conserverait des données nominatives au-delà de la période qu’il a déclarée lors de l’inscription de l’internaute encourt des sanctions pénales.

Le respect du droit à l’oubli passe aussi par la négociation : depuis avril, des discussions ont été entamées entre la Commission européenne et le géant des moteurs de recherche Google. Ce dernier a accepté de fixer à un an la durée de stockage des données personnelles alors que la Cnil et ses homologues européens préconisent une période de 6 mois au maximum.

1Que prévoit la proposition de loi des deux sénateurs ?

Les deux sénateurs prévoient un volet formation (à l’école) sur les usages d’Internet. Et de conférer à l’IP le statut de « donnée à caractère personnel ». D’obliger les sociétés à fournir une information claire sur la durée de conservation des données personnelles et à « sécuriser » les données collectées pour empêcher leur fuite.

Dans la proposition des deux élus, le droit d’opposition à la collecte de données personnelles devient un droit à la suppression de ces données, sans frais, et par voie électronique. Jusque là, les responsables des sites pouvaient exiger que les demandes de ce type passent par le courrier postal, afin de décourager les personnes concernées.

La proposition de loi prévoit également la possibilité de « tracer » les données personnelles en possession d’un site : le responsable devra être capable de justifier de l’origine des données, ce qui permettra de remonter au fichier d’origine.

Par ailleurs, les sanctions financières de la Cnil seraient doublées (jusqu’à 600 000 euros), et il serait plus aisé de saisir la justice en cas d’impossibilité pour les personnes d’exercer leur droit à la suppression des données.

1Quels sont les obstacles ?

Plusieurs problèmes semblent encore très difficiles à résoudre. On peut en mentionner deux :

  • Le copié-collé. Même si l’internaute parvient à faire supprimer des données personnelles sur un site, il se peut que ces informations aient été transmises ou recopiées ailleurs. Comment les retrouver toutes ? Cela devient très difficile à vivre, par exemple en cas de diffamation : même si le site « source » est condamné et retire l’article litigieux, il est fréquent que le texte ait été « copié-collé » par de nombreux sites ou blogs.
  • L’internationalisation. De nombreux pays ne reconnaissent pas le droit à l’oubli : ainsi, comme le remarquent les Echos, « les informations collectées par Google ou Facebook, dont le siège social est installé aux Etats-Unis, peuvent rester stockées indéfiniment ».

Rue89.com

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Des pirates s’infiltrent dans 300 groupes sur Facebook

Des pirates informatiques ont pris le contrôle de près de 300 groupes communautaires sur le populaire site de socialisation Facebook, dans le but de démontrer à quel point les données personnelles sont vulnérables sur internet.
Le groupe baptisé CYI, Control Your Info (Contrôlez vos informations), a revendiqué mardi avoir réussi à infiltrer 289 groupes communautaires sur Facebook, assurant qu’il était très simple de déjouer les protections du site concernant l’administration de ces groupes de discussions.
« C’est juste un exemple qui montre vraiment les vulnérabilités des sites de socialisation », indique le groupe dans un message publié sur son site internet controlyour.info, assurant que ses motivations étaient honnêtes et à but éducatives.
Les groupes de Facebook, sont des lieux de discussions thématiques que les adeptes du site de socialisation peuvent rejoindre pour discuter avec d’autres gens qui partagent leurs intérêts particuliers.
Selon CYI, ces groupes « ont un défaut majeur », car « si l’administrateur d’un groupe s’en va, n’importe qui peut s’inscrire en tant que nouvel administrateur ».
Les membres de CYI affirment qu’après avoir obtenu le statut d’administrateur, il est facile de faire n’importe quelle modification, notamment sur les photos ou les paramètres du groupe.
CYI a envoyé des messages aux groupes infiltrés pour les avertir qu’ils avaient été « détournés », et a promis de leur rendre leur apparence initiale après avoir été entendu sur le sujet.
« Notre objectif principal est d’attirer l’attention sur les questions liées à la vie privée sur internet », indiquent ces cyber militants.
« Certaines personnes ont même perdu leur emploi à cause de contenus sur Facebook. Nous voulions faire quelque chose sur ce sujet », ajoutent-t-ils.

echos.fr

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« L’Enfer » : résurrection du drame de Clouzot

Avez vous jamais vu une Romy Schneider comme celle-là ? Ces images fascinantes sont tirées de « l’Enfer », le film d’un grand réalisateur, Georges Clouzot (« L’Assassin habite au 21 » et « Le Corbeau »…) . Vous ne les avez jamais vues, et pour cause : le film a été abandonné trois semaines après le début du tournage, en 1963. Un tournage maudit, conduit par un réalisateur pourtant au faît de son art.

Clouzot n’a pas réussi à réaliser « l’Enfer », qui devait pourtant, selon son ambition, révolutionner le cinéma. Frénésie d’essais en studio, retards, harcèlement de l’équipe, départ d’une des stars (Serge Reggiani) et pour finir, infarctus du réalisateur…

Pour raconter cette extraordinaire histoire, Serge Bromberg s’est associé avec la jeune réalisatrice Ruxandrea Medrea, dont il a produit un premier documentaire « Génération stagiaires ».

Pendant un an, Bromberg et Medrea vont retrouver les témoins du tournage, exhumer des photos, débrouiller les fils délirants de l’Enfer… Et chercher à comprendre les raisons profondes de l’échec du film.

Elles ne vont pas de soi : Clouzot, alors considéré comme un maître du cinéma, pouvait compter sur un budget quasi illimité de Columbia. Il dirigeait deux immenses stars, Serge Reggiani (43 ans) et Romy Schneider (26 ans). Cela ne l’a pas empêché de se noyer.

Le scénario est celui d’un film intimiste : un mari est jaloux de sa femme, jusqu’à l’obsession. Mais Clouzot veut aller beaucoup plus loin, jusqu’à la démesure, comme l’explique Ruxandrea Medrea :

« Clouzot avait une ambition énorme. D’un côté, il voulait raconter une histoire comme il avait l’habitude de le faire, c’est la partie en noir et blanc du film ; de l’autre il voulait tout exploser ! Vraiment : réinventer le cinéma.

C’est dans cette partie là qu’il s’est perdu. Il a commencé à faire des recherches, ce qui a vite tourné à la recherche fondamentale : dans les studios de Boulogne, pendant trois mois, avec trois équipes… Ce qu’il voulait, c’était entrer dans la tête d’un fou, et trouver comment on pouvait montrer à l’écran ce qui s’y passe. Et il s’est perdu… »

rue89.com

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« Prostituée, c’est un métier, pas une identité »

Le rendez-vous a lieu dans un café parisien aux fauteuils mous. A chaque femme qui pousse le tourniquet, vous vous demandez si c’est elle. Celle qui a le foulard rose ? Non, trop coquette, ce doit plutôt être celle dont l’épaisse couche de fond de teint jure avec la méchante teinture jaune des cheveux.

Et lorsque Manon arrive, légèrement décoiffée, chargée d’un grand sac et d’un carnet, vous ne vous dites plus rien. C’est pourtant elle. Une ravissante jeune fille de 26 ans qui explique, durant plus d’une heure, que prostituée, c’est un métier, pas une identité.

Elle n’aime pas trop le mot « prostituée », toutefois utilisé dans cet article parce qu’assez commode pour désigner cette activité qui « va de la pipe à 10 euros à la totale en une heure pour 400 euros ».

« Il n’y a pas mille façons de baiser », dit Manon. Embarrassée par l’expression, elle l’explique :

« Ce qui fait la différence du prix, c’est le cadre, la façon de faire. Pas franchement la technique… Ce que je veux dire, c’est que la gamme est large. Il faut sortir du stéréotype de la misère sur le trottoir contre le grand luxe façon call-girl. Si une fille fait le trottoir, elle aura plus de “services” et au final, elle peut se faire autant d’argent que la fille qui prend 200 euros de l’heure. »

Adhérente du Strass, le syndicat du travail sexuel, elle milite pour l’abrogation de l’article sur l’interdiction du racolage passif, inscrit dans la loi sur la sécurité intérieure de 2003 :

« On a besoin d’un vrai statut. Pas forcément une réglementation mais reconnaître ces métiers comme tels. C’est une loi totalement hypocrite qui fait beaucoup de dégâts. Aujourd’hui, on est dans un flou juridique total. On n’a aucun autre droit que celui de payer des impôts. »

Occasionnelle depuis la fin de ses années lycées, Manon, tire la totalité de ses revenus de cette activité depuis sept ans :

« J’y suis arrivée accidentellement. Au début, c’était un moyen d’arrondir mes fins de mois. Le temps passant, c’est devenu mon boulot. On ne choisit pas d’entrer dans la prostitution mais on choisit d’y rester. »

www.Rue89.com

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Monica Bellucci se vend pour 190’000 euros

Nos amis de Bakchich ont levé un fameux lièvre dans le numéro qui paraît en kiosques ce mercredi. On savait que les stars aimaient à se vendre pour des causes plus ou moins commerciales, mais 190 000 euros pour une soirée de quatre heures organisée par la fille du dictateur ouzbek Islam Karimov… Monica Bellucci l’a fait.

La petite sauterie a eu lieu le 8 avril au musée d’art moderne de la ville de Paris, raconte Bakchich Hebdo. Lola Karimova-Tillyaeva « joue auprès de son père, le président-dictateur ouzbek Islam Karimov, le rôle de rabatteuse de stars », expliquent nos confrères, en citant d’autres fréquentations célèbres de cette « poupée Barbie » : Massimo Gargia, Emmanuelle Béart, Bernadette Chirac et Alain Delon.

En avril donc, Monica Bellucci a accepté de dépenser quatre heures de son temps, petit laïus compris, en échange de l’équivalent de douze années de smic. « Sans aucun contact, précisait le contrat signé au printemps, avec la presse », ajoute Bakchich Hebdo. La soirée était organisée au profit de la fondation Ouzbékistan 2020, créée par la fille d’Islam Karimov.

Le reste de l’enquête raconte comment une autre star, Isabelle Adjani, a été approchée, mais en vain, et comment Alain Delon ou Françoise Sagan se sont laissé séduire par les sirènes de la république d’Asie centrale…

En octobre, la marque Dior avait transformé Catherine Deneuve en présentoir à bijoux, le temps d’un JT sur TF1. Montant total des breloques : 11 000 euros. Mais l’histoire ne dit pas si Catherine a touché un petit chèque en plus.

rue89.com

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Les Allemands fuient leur fac pour étudier en Autriche

Ils sont jusqu’à 12 % dans certaines villes universitaires frontalières : les étudiants allemands tentent d’échapper au numerus clausus et s’inscrivent en médecine ou en psycho chez leurs voisins autrichiens. Une même langue, et des frais de scolarité récemment supprimés. Zoom sur ce phénomène migratoire.

18 000, c’est le nombre approximatif d’étudiants allemands actuellement inscrits dans une université autrichienne selon l’agence de presse autrichienne APA. Un chiffre qui a enregistré une progression constante au fil des ans, faisant de l’Autriche la seconde destination favorite des étudiants allemands, pour tout ou partie de leur cursus universitaire. Les Allemands représentent 5 % de la population étudiante au niveau national, et jusqu’à 12 % des inscrits dans certaines villes autrichiennes proches de la frontière allemande, comme à Salzbourg.

« Les contribuables autrichiens doivent-ils mettre leur infrastructure universitaire à la disposition de l’Europe centrale ? »

Ce phénomène migratoire n’est pas nouveau : depuis plusieurs années déjà, l’Autriche accueille des vagues d’étudiants allemands qui fuient surtout le « numerus clausus » appliqué dans leur pays. La médecine et la psychologie, des disciplines pour lesquelles l’Autriche n’organise pas de concours d’admission à l’université, sont les plus prisées. « Je suis l’un de ces fugitifs du numerus clausus, avoue Beltram, 23 ans, étudiant allemand inscrit à l’université de médecine de Vienne. J’ai choisi d’étudier la médecine après un stage à la Croix rouge, et une expérience d’ambulancier ; mais en Allemagne, il est très difficile d’obtenir une place à l’université. » « En Autriche, tout le monde peut étudier ce qu’il veut, alors qu’en Allemagne, seuls les meilleurs bacheliers peuvent choisir leur matière principale », résume Stella, étudiante originaire de Sarrebrück en Allemagne, elle aussi installée à Vienne.

Dans d’autres matières aussi, comme la communication, les sciences politiques, le droit et les sciences de l’éducation, le système universitaire autrichien fait recette. « En Allemagne, on doit passer deux examens d’Etat pour devenir avocat, l’un portant sur les quatre premières années d’université, l’autre sur les deux suivantes. Le système autrichien permet de valider chaque matière après chaque cours, et une bonne fois pour toutes », explique Shahanaz qui s’est inscrite en droit à l’université de Vienne, après quatre semestres validés à Mainz en Allemagne. « Grâce à l’Europe, j’ai pu transférer mes crédits », explique-t- elle. « C’est grâce à l’UE que j’ai le droit d’étudier ici, ajoute Beltram, seule l’Europe a rendu cela possible. »
Des frais de scolarité gratuits

A l’université de Vienne : Erwin Schrödinger, Sigmund Freud et Victor Francis Hess: les grands intellectuels autrichiens.A l’université de Vienne : Erwin Schrödinger, Sigmund Freud et Victor Francis Hess: les grands intellectuels autrichiens. | (Vincent Garcia/flickr)Si la proximité géographique entre les deux pays, et surtout leur langue commune, a facilité l’émigration des étudiants allemands vers la petite république alpine, la suppression des frais de scolarité à l’université, actée en mars dernier par la nouvelle coalition autrichienne au pouvoir – elle s’applique depuis la rentrée 2009 – ne peut qu’amplifier le phénomène.

Réintroduits en 2000-2001 après 29 ans de gratuité, les frais de scolarité s’élevaient jusqu’alors à 363 euros par semestre pour les citoyens autrichiens et de l’Union européenne. Depuis septembre 2009, les étudiants inscrits en Autriche paient la modique somme de 16 euros par an. Du coup, à l’université de Salzbourg, une augmentation de près de 20 % des demandes d’inscription en psychologie a déjà été constatée depuis cet été.

Loin de se réjouir d’attirer de plus en plus d’étudiants, les universités autrichiennes craignent de ne pas avoir la capacité d’accueillir tout ce monde. Des critiques s’élèvent également pour dénoncer la facture, salée pour les contribuables autrichiens, du financement de la formation des étudiants étrangers. Le recteur de l’université d’Innsbruck posait, fin octobre, le problème en ces termes, sur la chaîne de télévision ORF : « Peut-on attendre des contribuables autrichiens qu’ils mettent leur infrastructure universitaire à la disposition d’une grande partie de l’Europe centrale ? » Néanmoins, l’impact de la suppression de frais d’inscription sur la progression du nombre de candidats allemands en Autriche reste difficile à évaluer.
Pour ou contre les quotas

Pendant les manifestations sur le processus de Bologne – fin octobre à l’université de Vienne Pendant les manifestations sur le processus de Bologne – fin octobre à l’université de Vienne | (http://www.flickr.com/photos/tom1305/)Car en proportion, les étudiants autrichiens sont bien plus nombreux que les Allemands à s’inscrire chez leur voisin germanophone ! En 2007, 2 % de la population estudiantine autrichienne a intégré une université allemande, contre seulement 0,6 % d’étudiants allemands en Autriche, selon l’Unesco et les statistiques nationales autrichiennes et allemandes. Inquiètes de ce phénomène migratoire, les autorités autrichiennes ont pourtant toujours tenté de favoriser l’admission de leurs étudiants nationaux, au détriment du principe européen de non-discrimination des citoyens de l’Union européenne.

Déjà épinglée en 2005 par la Cour de justice des communautés européennes pour discrimination envers les citoyens européens non nationaux, l’Autriche applique depuis 2006 un nouvelle mesure visant à favoriser l’admission des étudiants autrichiens : la politique des quotas. Ces quotas sont appliqués dans plusieurs filières particulièrement prisées des étudiants allemands. C’est le cas des études de médecine, où 75 % des places sont réservées aux Autrichiens, 20 % aux citoyens de l’Union européenne et enfin 5 % pour les étudiants originaires de pays tiers de l’UE.

« L’examen d’entrée est encore plus difficile pour nous », se plaint Beltram, étudiant allemand qui, à cause du faible nombre de places disponibles pour les étudiants européens non-nationaux, a dû obtenir un bien meilleur résultat que les candidats autrichiens, pour avoir une chance d’intégrer sa première année de médecine. Et en quel honneur ? L’Autriche se justifie en pointant le risque de pénurie de professionnels de santé pour le pays. Un argument qui a convaincu la Commission européenne, du moins pour un temps. La politique des quotas est tolérée jusqu’en 2012.

par Mélanie Sueur

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Moi aussi je veux être convoyeur (et partir avec 11 millions)

Alors que Toni Musulin, le convoyeur de fonds disparu à Lyon, reste introuvable, certains peuvent être tentés par cette profession qui permet de rouler en camion blindé et de transporter des millions (même si 9 des 11 millions volés par Musulin ont été retrouvés dans un box loué avec un nom d’emprunt). Alors comment devient-on convoyeur de fond ?

En quoi ça consiste ?

Les 7000 convoyeurs français peuvent occuper trois types de poste :

  • Le messager (celui qui sort du fourgon, livre et récupère l’argent),
  • Le garde (qui descend du camion, assure la sécurité du messager et surveille l’opération à l’extérieur)
  • Le conducteur (pas besoin d’explication).

Les convoyeurs peuvent faire jusqu’à une quarantaine de dessertes par jour. On vous conseille de varier les itinéraires pour éviter les attaques.

Si les journées peuvent commencer très tôt (à 5h00) et finir très tard (à 21h00), le convoyage de fond est interdit la nuit depuis 2000.

Vous portez un gilet pare-balle et une arme (de plus en plus souvent un pistolet automatique).

Combien c’est payé ?

Les convoyeurs de fond sont payés entre 1200 et 1500 euros par mois. Tout dépend des sociétés, de votre ancienneté et de votre poste.
L’annexe des transporteurs de fond à la convention collective des transports routiers prévoit trois coefficients :

  • Le garde est le moins payé aux alentours de 1343 euros brut mensuels.
  • Le conducteur a un salaire un peu plus élevé : 1442 euros bruts mensuels.
  • Le messager gagne 1550 euros bruts par mois.

S’ajoute une prime de risque de 230 euros. En comptant les primes d’ancienneté, on peut arriver à un salaire de 2000 euros bruts mensuels.

On est en général embauché comme garde, avant d’évoluer conducteur puis messager.

Chez qui je postule ?

Parce que c’est un métier qui demande beaucoup d’investissements (des
locaux pour trier les billets, des investissements coûteux) et le
respect de lourdes contraintes réglementaires, c’est un secteur très
concentré : Loomis et Brink’s contrôlent 90 % du marché.

  • Brink’s est leader en France.
  • Entreprise suédoise et employeur du célèbre Toni Musulin, Loomis (ex Securitas) a racheté Valiance, une filiale du Crédit agricole et de la Poste en redressement judiciaire en 2006 et des petits indépendants.

On trouve des annonces sur leurs sites.

Quelles sont les conditions pour postuler ?

Il faut avoir 21 ans, un casier judiciaire vierge et le permis de conduire.

Il faut avoir une carte professionnelle valable cinq ans qui s’obtient grâce à un certificat de qualification professionnelle (ou en justifiant de 1607 heures de travail). Le certificat de qualification professionnelle peut s’obtenir dans les centres de formation de Loomis, Brink’s ou d’autres entreprises. Selon le CIDJ :

« Le convoyeur de fonds doit être capable de citer l’essentiel du contenu des dispositions législatives et réglementaires concernant les armes, leur détention, leur utilisation. Il doit pouvoir également citer et commenter, en donnant des exemples, les articles du code pénal relatifs à la légitime défense, au flagrant délit et à l’assistance aux personnes en danger. »

Passée cette étape, une autre formation avec plus de pratique (avec des tirs, des situations d’attaques de fourgons blindés…) aura lieu en entreprise avant un stage pratique au sein de la société avec moniteur.

Comment obtient-on la carte professionnelle ?

La carte professionnelle qui atteste de conditions de moralité et d’aptitutes professionnelles est obligatoire. Son numéro figure sur le badge du convoyeur de fonds.

Le candidat à un poste demande une carte professionnelle à la préfecture. Elle lui délivre un agrément provisoire. A l’obtention de son certificat de qualification professionnelle, la préfecture lui délivre son numéro professionnel.

La préfecture a demandé une enquête aux Services départements d’information générale (Sdig), les ex RG :

« C’est une recherche de fichier, c’est très succinct, ce n’est pas une enquête de moralité. Et ils sont couverts de boulot avec peu d’effectifs » explique-t-on dans un syndicat de la police.

Les enquêtes de la police ou de la gendarmerie se référent au casier numéro trois. Malgré un casier vierge, un préfet peut refuser cette carte professionnelle pour d’autres raisons (par exemple avoir été arrêté en état d’ivresse sur la voie publique).

Une enquête est théoriquement diligentée à nouveau cinq ans plus tard pour le nouvellement du port d’arme. Suivant les sociétés, il peut s’agir d’arme de première catégorie (pistolet automatique ou semi automatique) ou de quatrième catégorie (revolver). Le permis de port d’arme n’est valable que pour une seule catégorie. Par Guillemette Faure | Eco89 |

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L’illumination extérieure la plus brillante de Suisse pour Noël

Pour la période de Noël, JUMBO a préparé un concours spécial pour ses clients. Nous recherchons la plus belle illumination extérieure de Suisse. Peu importe que ce soit la maison, le jardin ou le balcon. Ce qui compte, c’est qui a installé la plus belle illumination électrique à l’extérieur.

Les projets d’illumination peuvent être chargés sur le site internet www.jumbo.ch . Ils seront ensuite soumis au vote des internautes. Délai de remise: 27.11.2009, 12h00. Les internautes suisses choisissent les cinq plus brillantes illuminations. Un jury, composé entre autres de notre ange de Noël Sonya Kraus animatrice de télévision chez ProSieben, désignera ensuite les trois gagnants. Les critères pris en compte sont par ex. la luminosité, l’habileté manuelle, la créativité et l’intensité lumineuse. Le trio de tête reçoit des bons d’achat JUMBO d’une valeur totale de 10’000.- francs.

1er prix = 5’000.- francs

2e  prix = 3’000.- francs

3e  prix = 2’000.- francs

Mais pas seulement les candidats pourront gagner. JUMBO distribuera des bons d’achat d’une valeur totale de 2’000.- francs parmi les votants. La votation pour les projets présentés aura lieu online et durera du 30.11 au 11.12.2009.

A partir du 14.12.2009, les projets gagnants seront présentés sous www.jumbo.ch

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Federer et la Chocolaterie

Le fabricant de chocolat Lindt & Sprüngli entame un partenariat avec le champion suisse de tennis Roger Federer. Lindt & Sprüngli s’associe désormais avec le meilleur joueur de tennis de tous les temps. Les détails de l’accord seront tenus secrets.

C’est la première fois au cours de plus de 160 ans d’histoire que le groupe Lindt & Sprüngli s’associe à une personnalité aussi connue. Pour le grand groupe chocolatier suisse, Roger Federer est une opportunité d’augmenter la popularité de la marque. La personnalité sympathique et l’attitude naturelle de Federer en font un ambassadeur. Il incarne à la perfection des valeurs fondamentales pour Lindt & Sprüngli telles que la «swissness», le haut de gamme, la qualité et la passion. L’association des noms de LINDT et Federer symbolise un «match» parfait entre le numéro 1 du chocolat haut de gamme et le numéro 1 de l’univers du tennis.

Le tennisman affirme : «En bon Suisse de naissance, j’ai toujours été un fan des chocolats LINDT. C’est avec un enthousiasme sans réserve que je m’engage dans ce partenariat avec le leader mondial du chocolat premium. J’adore leurs produits et je suis très impressionné par leurs projets de croissance future. »

Cécile Genoud

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